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Résolution politique du CPI(Maoist) - 2004

Avant-propos

Le présent avant-projet a été finalisé par le comité central commun des CPI(ML)[PW] et MCCI d’autrefois en septembre 2004 après des discussions approfondies. Cinq avant-projets de documents ont été préparés après d’intenses discussions dans une série de réunions bilatérales tenues entre les délégations de haut niveau des deux partis d’autrefois entre février 2003 et septembre 2004. La réunion du comité central commun a étudié profondément ces cinq avant-projets de documents, a échangé librement les riches expériences acquises par la pratique révolutionnaire au cours des trois dernières décennies et plus, et a atteint une conception commune sur plusieurs questions épineuses défiant la révolution indienne dans le contexte des développements internationaux.

Le document présent - Résolution Politique - est la synthèse de tous les points positifs des documents des partis d’autrefois, en plus de leurs expériences au cours de la conduite de la guerre populaire, du combat contre le révisionnisme et les tendances opportunistes de droite et de gauche dans le mouvement communiste indien et international et la construction d’un mouvement révolutionnaire stable et cohérent dans diverses régions de notre pays.

Nous mettons le présent document devant la base toute entière de notre nouveau parti uni pour une mise en oeuvre et une conduite immédiates. En même temps, il ne faut pas oublier que ceci est un avant-projet pour le prochain congrès du parti uni. Par conséquent, il doit être davantage enrichi par la participation de tous les membres du parti et la suggestion d’amendements là où c’est nécessaire. Ainsi, il faut que cela devienne une arme efficace dans les mains du parti pour résoudre les problèmes fondamentaux de la révolution indienne et pour la faire progresser vers la victoire.

Central Committee (Provisional) du Communist Party of India (Maoist) - 21-09-2004

SITUATION INTERNATIONALE - Un ordre mondial instable

1. La scène mondiale actuelle, particulièrement après les incidents du 11 septembre 2001, est marquée par un grand désordre, des turbulences et une instabilité comme on en avait rarement vus depuis l’époque de la Deuxième Guerre Mondiale. Aucun pays dans le monde ne reste indifférent à la crise croissante du système capitaliste mondial - la pire depuis la fin de la Guerre Mondiale. Les impérialistes américains, en particulier, ont transformé le monde entier en un baril de poudre en déclenchant une série de guerre d’agression. La violente offensive accélérée des impérialistes américains à travers le monde contre les nations, les peuples et les pays opprimés au nom de la lutte contre le terrorisme dans le sillage des attaques du 11 septembre, a généré une puissante réaction sous diverses formes. Par conséquent, une nouvelle situation où l’instabilité et l’agitation se sont davantage aggravées dans différentes parties du monde est apparue. L’effondrement de la superpuissance soviétique et la totale intégration des états d’antan capitalistes bureaucratisés d’Europe de l’Est et de l’Union Soviétique dans le système capitaliste mondial au cours des années 90 n’ont pas atténué la crise du capitalisme mondial mais, au contraire, n’ont fait que l’aggraver davantage.
La crise en Russie, en Europe de l’Est et dans d’autres républiques de l’ancienne Union Soviétique s’est poursuivie sans relâche depuis la dernière décennie et plus. L’économie des Etats-Unis, en dépit d’un petit rétablissement durant la seconde moitié des années 90, est dans le marasme. L’Union Européenne, qui s’est économiquement révélée être un véritable défi pour les Etats-Unis en conséquence de l’intégration plus étroite des états membres et de la formation d’un marché unique et d’une monnaie commune, est incapable de sortir de la récession chronique. La phase descendante de l’économie japonaise se poursuit de manière non maîtrisée depuis le milieu des années 90.
Les soi-disant nouvelles économies industrialisées, ou les quatre tigres asiatiques, et la crise en Argentine, au Mexique, au Venezuela, et dans d’autres pays d’Amérique Latine entrainent le monde entier dans le chaos et l’instabilité.

2. Cette crise qui s’aggrave dans le système capitaliste mondial est la base sous-jacente pour le chaos, l’agitation et l’instabilité qui sont devenus les traits caractéristiques de la situation mondiale contemporaine. La crise a davantage avivé toutes les contradictions fondamentales dans le monde d’aujourd’hui, lesquelles, à leur tour, conduisent à un plus grand désordre et à une plus grande instabilité.
Tandis que d’une part, la contradiction entre l’impérialisme et les nations et populations opprimées agit comme la contradiction principale dans le monde contemporain, d’autre part, la contradiction entre la bourgeoisie et le prolétariat dans les pays capitalistes et les contradictions entre les différents pays impérialistes de l’autre se sont intensifiées et davantage avivées.
La rivalité, la collusion et la dispute des superpuissances pour la redivision du marché mondial et pour l’hégémonie mondiale - la marque de la politique mondiale durant les années 70 et 80 ont été remplacées par la rivalité, la collusion et la dispute entre les différentes puissances impérialistes depuis le début des années 90. Etant donné qu’aucune des puissances impérialistes n’est encore dans une position pour combler le vide créé avec la sortie de la superpuissance soviétique, l’impérialisme américain reste l’unique superpuissance et la plus grande menace pour les peuples du monde.
La crise a entrainé une folle ruée entre les puissances impérialistes pour la capture des marchés, des sources de matière première et des régions stratégiques, c-à-d dans les sphères économiques, politiques et militaires. Par conséquent, à la suite de celle-ci, plusieurs régions dans le monde ont été transformées en pomme de discorde entre les diverses puissances impérialistes. Dans la conjoncture actuelle, le Moyen-Orient riche en pétrole est devenu le foyer des contradictions entre impérialistes aussi bien que la contradiction entre l’impérialisme et les nations et les peuples opprimés, puisque la capture des réserves de pétrole est une condition préalable importante pour instaurer une hégémonie mondiale.
A commencer par la première guerre d’agression contre l’Irak menée par les Etats-Unis en 1991, en Afghanistan en 2003 jusqu’à l’occupation de l’Irak en avril 2003, l’énorme accumulation militaire depuis dix ans par les Etats-Unis dans les pays du Golfe, les menaces de l’invasion de la Syrie et de l’Iran ; la carte blanche des impérialistes américains aux expansionnistes sionistes israéliens dans leurs actes de génocide de la population palestinienne, en dehors de la violente agression et occupation de l’Afghanistan, ont transformé le Moyen-Orient en un baril de poudre et en pomme de discorde entre les puissances impérialistes. L’Afghanistan est morcelé en territoires contrôlés par des factions rivales qui sont soutenues par des puissances impérialistes telles que les Etats-Unis et la Russie, et utilisées par d’autres pays tels que l’Iran, le Pakistan, l’Arabie Saoudite, etc. L’Asie du Sud toute entière est devenue, pour toute les puissances impérialistes majeures, une vaste arène de lutte farouche pour les marchés.
On remarque également clairement ceci en Afrique du Nord, où la lutte entre la France et l’impérialisme américain, qui a peu d’intérêts dans le continent africain, les a enfermés dans une bataille acharnée pour obtenir le contrôle. Ceci a conduit à des guerres dans la région des Grands Lacs en Afrique - dans l’ancien Zaïre, au Congo-Brazzaville, au Soudan, etc. Se servant de l’Ouganda comme d’un pion, les Etats-Unis ont obtenu d’importantes positions au Rwanda, au Burundi et au Zaïre, mettant la France sur la touche. Au Soudan, une campagne commune est déchaînée par l’Ouganda, le Rwanda et l’Ethiopie, pays soutenus par les Etats-Unis pour évincer le gouvernement islamique dans le nord en soutenant les guérilleros dans le sud. La guerre entre les compagnies pétrolières françaises et américaines avec le soutien de leurs gouvernements respectifs et de leurs alliés locaux a entrainé des milliers de morts au Congo-Brazzaville en 1997, révélant l’avidité insatiable des requins impérialistes et leur ruée folle pour les ressources naturelles.
Les guerres commerciales en cours, les blocs commerciaux émergeant et l’intense compétition pour les ressources économiques et le contrôle politique sur les pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique Latine indiquent l’intensification des contradictions entre impérialistes et la voie inévitable de la rivalité à l’égard du développement de leurs forces militaires respectives, de la formation de blocs militaires et vers une guerre impérialiste pour s’arracher la redivision des marchés et l’hégémonie mondiale. Ceci ressort clairement dans les préparatifs de guerre massifs des différentes puissances impérialistes, tout particulièrement des Etats-Unis. En outre, la création de nouvelles base militaires par les impérialistes américains en Afghanistan et au Pakistan est une menace potentielle et est par conséquent, une cause de sérieuse inquiétude pour les populations de tous les pays d’Asie du Sud, particulièrement les peuples d’Inde et du Népal, y compris les forces marxiste-léniniste-maoïste. Ceci prouve irréfutablement aujourd’hui qu’à condition que l’impérialisme existe, la source et l’éventualité de la guerre existe. Comme indiqué par le camarade Mao dans sa célèbre déclaration du 20 mai 1970 : "Le danger d’une nouvelle guerre mondiale existe et les peuples de tous les pays doivent s’y préparer. Mais la révolution est la tendance principale dans le monde aujourd’hui".

3. Bien que l’impérialisme américain commence à s’affaiblir en conséquence de la crise s’aggravant sans cesse dans son économie, de la concurrence intensifiée des puissances impérialistes rivales, et de la résistance mondiale des peuples, nations et pays opprimés, il tente désespérément d’établir son hégémonie sur le monde en utilisant sa considérable supériorité militaire et sa mainmise dans différents domaines. Depuis le début des années 90, l’impérialisme américain est devenu le plus grand exploiteur et oppresseur des peuples du monde, le plus grand partisan de la contre-révolution et de la réaction à travers le monde, et l’ennemi numéro 1 des peuples du monde. Il s’est servi des Nations unies comme d’un instrument pour la domination du monde et fait face à une opposition en provenance d’un nombre croissant de pays, y compris même les alliés d’autrefois en Europe. A cause de ses actes ignobles et avides, l’impérialisme américain est isolé des peuples du monde comme jamais. C’est l’ennemi juré des révolutions populaires dans tous les pays.
Confrontés à une intense crise socio-économique chez elles et à de vives contradictions inter-impérialistes avec les autres puissances impérialistes, les classes dirigeantes américaines avaient établi la stratégie d’établir une hégémonie incontestée après l’effondrement de la superpuissance soviétique, tout en activant davantage sa réalisation, tout particulièrement après le 11 septembre. Son nouveau rôle en tant qu’unique superpuissance fut joué pour la première fois en 1991 dans la première guerre d’agression contre l’Irak. La communauté d’intérêts entre les différentes puissances impérialistes pour le pillage du pétrole irakien en réprimant le régime provoquant en Irak, et l’incapacité des autres puissances de conduire n’importe quel autre programme d’action dans les circonstances données en raison de leur faiblesses militaire et économique, ont vu l’unité de toutes les puissances impérialistes dans la premières agression contre l’Irak menée par les Etats-Unis. Les différentes puissances impérialistes sont également unies dans leur offensive de mondialisation, étant donné que l’ouverture des marchés des pays du tiers-monde demeure l’objectif commun de toutes. Cependant, aujourd’hui, les impérialistes américains ne sont pas en mesure d’accommoder les intérêts des autres puissances impérialistes comme ils le faisaient dans la période de rivalité entre les superpuissances. Avec la création, la consolidation et le développement de l’UE en tant que redoutable concurrente économique pour les Etats-Unis, la contradiction entre eux est devenue plus vive durant les années 90. La stratégie des Etats-Unis est de progressivement mettre fin à la concurrence issue des autres puissances impérialistes et d’instaurer leur hégémonie sur le marché mondial. En conséquence, les impérialistes américains ont décidé de s’engager unilatéralement dans leurs guerres pour la domination et la maîtrise exclusive des régions stratégiques et pour la saisie des marchés de ces puissances. Avant la première guerre d’agression contre l’Irak et avant le 11 septembre, les Etats-Unis avaient construit un réseau d’équipements dans six pays du Golfe. Et après le 11 septembre, ils sont parvenus à conclure de nouveaux accords pour poster des forces armées au Pakistan et dans d’autres pays d’Asie centrale.
Au nom de la lutte contre le terrorisme, une frénésie collective est attisée contre les pays islamiques du monde entier, et contre les immigrés aux Etats-Unis et en Europe. Un sentiment d’insécurité de masse est créé par les médias grâce à un flot de mensonges et de mythes fabriqués sur d’imminentes attaques par des terroristes contre d’innocents citoyens et, sous cette couverture, des lois fascistes sont promulguées dans pratiquement tous les pays. Les droits fondamentaux et les libertés individuelles sont arrachées au nom de la sécurité et un régime écrasant de terreur d’état est lâché sur les mouvements populaires, les luttes de libération nationale et les mouvements révolutionnaires. Cette campagne mondiale contre la terreur est en fait un complot international tramé par les puissances impérialistes et leurs laquais réactionnaires dans le tiers-monde pour noyer les luttes de libération nationale, les mouvements populaires militants croissants contre les desseins guerriers et la mondialisation impérialistes, et les mouvements populaires révolutionnaires et démocratiques dans des fleuves de sang, tout particulièrement la vague en marche de guerre populaire prolongée en Inde, au Népal, aux Philippines, au Pérou et en Turquie. Par ce moyen, les impérialistes veulent procéder à leur pillage des peuples du monde par l’intermédiaire de leurs politiques néo-libérales rapaces et asseoir leur propre domination en utilisant leurs forces militaires.

4. La prétendue guerre contre le terrorisme de l’impérialisme américain a, à vrai dire, enflammé les étincelles des luttes impérialistes et a avivé les flammes des luttes partout dans le monde, particulièrement au Moyen-Orient, en Asie du Sud, en Amérique Latine, en Afrique du Nord, y compris dans les pays capitalistes et impérialistes.
Pour surmonter les crises économique, politique et sociale qui s’aggravent, les impérialistes et les impérialistes américains en particulier, ont déclenché la plus brutale offensive contre les pays, les nations et les peuples opprimés du monde. Se servant des attaques contre le WTC et le Pentagone, les impérialistes américains ont commencé à mettre à exécution leurs rêves longtemps caressés d’hégémonie mondiale. Le plan pour instaurer une hégémonie mondiale incontestée par l’aggression et la guerre sur les régions stratégiques dans le monde avait été établi bien avant les attaques du 11 septembre. Ces dernières n’ont été utilisées que comme un écran de fumée pour intensifier la campagne sanglante à un rythme plus rapide en désinformant et en fourvoyant la population américaine.
Les impérialistes américains tentent désespérément de contrôler les réserves stratégiques de pétrole dans la région du Golfe et leur invasion de l’Irak est un plan bien conçu pour contrôler les deuxièmes plus grandes réserves de pétrole. Avec plus de la moitié de leurs besoins pétroliers dépendant des importations dont on évalue qu’elles augmenteront de 2/3 dans les quelques prochaines années, les impérialistes américains ont décidé d’envahir unilatéralement l’Irak. Une provision de pétrole bon marché et abondante est essentielle pour tout pays impérialiste pour rivaliser sur le marché mondial et est une condition préalable pour l’hégémonie mondiale. L’Irak, sous Saddam, s’était dirigé vers l’UE, la Russie et la Chine à qui d’énormes contrats pétroliers avaient été donnés. En outre, les paiements des ventes de pétrole furent transférés en euros. Si non maitrisé, ceci aurait conduit à une érosion massive de la valeur du dollar en raison de la ruée mondiale vers l’euro pouvant créer une grave crise pour l’économie américaine qui survit sur les stocks de dollars détenus par les pays à travers le monde. Ce serait un terrible désastre pour les classes dirigeantes américaines et sonnerait le glas de la dominance américaine.
L’impérialisme américain considère sa puissance militaire comme un atout qui peut être utilisé pour l’emporter sur d’autres rivaux dans la lutte pour les ressources. Il s’est engagé dans des aventures militaires dans le style colonial classique lorsque c’était nécessaire comme en Afghanistan et en Irak, partout unilatéralement sans même la couverture de l’ONU. Ainsi, la campagne désespérée et féroce de l’impérialisme américain pour rétablir et étendre sa position pour la dominance du monde mène à une situation explosive dans le monde contemporain.
De vastes régions d’Asie, d’Afrique et d’Amérique Latine restent des centres d’agitation de la révolution mondiale. Les guerres populaires au Népal, en Inde, aux Philippines, au Pérou et en Turquie progressent malgré l’intervention active des impérialistes et une violente offensive des classes dirigeantes réactionnaires de ces pays.
Les luttes de libération nationale font rage avec acharnement, portant de sévères coups à l’impérialisme et à ses laquais. Les luttes des Palestiniens est entrée dans une nouvelle phase avec le début de leur deuxième intifada en dépit de la position compromettante de Yasser Arafat et sa soumission sans vergogne devant les impérialiste américains par des accords notoires tels quels que la "Feuille de route pour la paix" qui renonce aux aspirations de longue date des larges masses de Palestiniens. Des milliers et des milliers de jeunes Palestiniens ont pris les armes pour résister aux attaques fascistes de l’état israélien sioniste qui a fait office de substitut des impérialistes américains en Asie occidentale.
Le mouvement de libération nationale des Cachemiriens continue sans se laisser décourager, affrontant bravement les forces armées mercenaires nettement supérieures de l’Inde. Bien que 60.000 jeunes Cachemiriens aient été massacrés par les forces armées indiennes ces 14 dernières années et que l’état tout entier soit transformé en un vaste camp de concentration, cela reste un baril de poudre.
La lutte des Tchétchènes en Russie, malgré la guerre de répression très brutale déchaînée par le grand état chauvin russe, dont nous avons vu la décimation de milliers de personnes et la destruction terrible du territoire, poursuit sa marche en avant vers la libération de l’oppression impérialiste russe. Les masses arabes et les masses de tout le monde islamique comme d’autres peuples du monde bouillent particulièrement de colère contre la très violente aggression et occupation de l’Irak.
En Irak, nous voyons une guerre anti-coloniale classique de libération nationale par la nation et le peuple irakien. Les courageuses masses d’Irak, brûlant d’un farouche nationalisme et anti-impérialisme, assènent des coups mortels aux colonisateurs racistes blancs britanniques et américains, transformant la situation en un cauchemar pour les colonisateurs. Coincés dans le bourbier de l’Irak, les impérialistes américains ont du mal à entreprendre l’objectif qu’ils nourrissent depuis longtemps d’envahir l’Iran, la Syrie et la Corée du Nord. L’invasion brutale de l’Irak et la résistance héroïque du peuple irakien qui bloque l’armée la plus puissante et l’arsenal militaire de pointe le plus sophistiqué dont on ait jamais entendu parlé dans l’histoire humaine, deviennent un catalyseur pour le déclenchement sans précédent de luttes populaires, non seulement au Moyen-Orient, mais également partout dans le monde.
De massives mobilisations anti-guerre ont secoué le monde entier avec des millions de personnes qui ont afflué dans les villes de tous les pays et qui ont de beaucoup surpassé les mobilisations de masse qui ont marqué la scène mondiale du temps de l’invasion américaine du Vietnam. Donc, les mobilisations de masse s’intensifient contre l’offensive de mondialisation des maraudeurs impérialistes.
Ces événements historiques du monde donnent raison à l’observation de Mao en ce qui concerne la tendance historique irrésistible du monde contemporain selon laquelle ‘les pays veulent l’indépendance, les nations veulent la libération et les peuples veulent la révolution’.

L’INTENSIFICATION DE LA CRISE GENERALE DU CAPITALISME

5. Avec l’avènement du capitalisme, la crise du capitalisme a pris la forme d’une crise générale et a fait mûrir la condition objective pour la révolution sociale. La particularité caractéristique de la crise générale du capitalisme à l’époque de l’impérialisme est que la capitalisme, dans son ensemble, est embourbé dans un état de sous-exploitation des capacités, de chômage massif permanent et d’inflation. La destruction massive continue des forces productives à cause de guerres mondiales et de guerres par procuration, à cause de la sous-utilisation des capacités productives de millions et de millions de personnes et la destruction des matières premières excédentaires même si des millions de personnes se morfondent dans une misère noire, sont toutes des caractéristiques de l’impérialisme.
La crise générale du capitalisme a engendré toutes les contradictions dans la société jusqu’au point de rupture - celle entre le capital et le travail, entre l’impérialisme et les nations opprimées, et entre les différentes puissances impérialistes et les groupes capitalistes de monopole. Le conflit des forces productives avec les rapports de productions existants ont ainsi sans cesse pris une forme explosive depuis l’avènement de l’impérialisme menant au fascisme, aux guerres mondiales et aux révolutions sociales. Cela continuera jusqu’à la victoire finale de la révolution socialiste mondiale. La crise générale du capitalisme est passé par deux phases.
La première étape de la crise générale du capitalisme a commencé avec la Première Guerre Mondiale et a duré jusqu’en 1923. L’affaiblissement des diverses puissances impérialistes en conséquence de la guerre avait créé une intense crise révolutionnaire dans le monde entier. Ceci ne fut utilisé efficacement qu’en Russie. Mais l’incapacité de la classe ouvrière à s’emparer du pouvoir dans d’autres pays en raison de la trahison des socio-démocrates a conduit à une stabilisation temporaire dans le système capitaliste mondial de 1923 à 1929. Mais même l’accroissement économique de cette période de six ans fut accompagnée de la sous-utilisation en dépit d’une augmentation absolue de la production industrielle. La stabilisation et le boom ne furent que passagers et ils se sont vite embourbés dans une crise plus importante en 1929 qui ne pouvait être résolue que par le fascisme et la guerre.
La deuxième étape de la crise générale du capitalisme a commencé avec la Deuxième Guerre Mondiale et a continué pendant quelques années après, en raison de la dévastation massive des économies des puissances impérialistes majeures (excepté les USA) durant la guerre. L’Europe de l’Est, la Chine, le nord du Vietnam et la Corée du Nord se sont libérés du joug du capital et un puissant camp socialiste est né et est devenu un levier efficace pour la progression de la révolution socialiste mondiale. Comme indiqué par le camarade Staline, la désintégration du marché mondial unique d’ensemble fut la plus importante conséquence économique de la Deuxième Guerre Mondiale.
Au milieu des années 50, toutes les puissances impérialistes majeures avaient surmonté le problème des pénuries et s’étaient stabilisées avec l’aide de l’impérialisme américain, lequel est apparu comme le leader incontesté du camp impérialiste. Après avoir dépassé les niveaux de production de l’avant-guerre au milieu des années 50, leurs économies ont commencé à se développer rapidement pendant presque deux décennies avant de sombrer dans la crise économique de 1973. La deuxième phase de la crise générale s’est ainsi terminée au milieu des années 50.
Les événements politiques suivants ont conduit a la stabilisation partielle du capitalisme mondial au milieu des années 50
- Rétablissement du capitalisme dans tous les pays socialistes à l’exclusion de la Chine et de l’Albanie, tout particulièrement le rétablissement du capitalisme en Russie, et le déraillement et la trahison du mouvement communiste par les dirigeants révisionnistes des partis communistes.
- Trahison ouverte des mouvements anti-impérialistes et des luttes de libération nationale par la bourgeoisie compradore et les classes féodales soumises à l’impérialisme dans plusieurs pays coloniaux et semi-coloniaux.
- Défaite des luttes révolutionnaires dans les pays capitalistes à la suite de la trahison des dirigeants révisionnistes des différents partis communistes.
- Emergence des impérialistes américains en tant que pays impérialiste le plus puissant au détriment de ses adversaires comme des pays impérialistes alliés.
Cette longue expansion d’après-guerre de l’économie mondiale était basée sur la quantité de facteurs particuliers tels que :
- La reconstruction des économies d’Europe occidentale et du Japon ravagées par la guerre, par l’impérialisme dirigé par les Etats-Unis pour ériger un rempart contre le socialisme.
- Les guerres régionales majeures en Corée et en Indochine et les dizaines de guerres locales qui généraient une demande continue d’armes et d’autres marchandises et équipements industriels de la part des impérialistes.
- L’émergence d’économies d’armes permanentes en temps de paix.
- L’expansion de nouveaux marchés dans le tiers-monde grâce à l’exportation du capital financier impérialiste et également pour réorienter, dans une certaine mesure, les rapports semi-féodaux dans divers pays.
- Le rapide développement de la technologie aussi bien dans de vieilles industries que dans la création de nouvelles industries, ce qui a entrainé une augmentation rapide dans la productivité.
- Et, le plus important de tout, l’intervention de l’état dans les économies, non seulement comme acheteur, mais aussi comme consommateur, et l’énorme expansion du crédit dans tous les secteurs.
Mais tout ceci a atteint un point de saturation au début des années 70, et le mythe d’un développement ininterrompu de l’économie mondiale fut anéanti au moment où elle est entrée dans une longue période de stagnation à partir de 1973. Cette crise a fait surface avec en toile de fond la défaite désastreuse subie par les impérialistes américains dans la guerre de libération nationale héroïque des Vietnamiens et d’autres peuples indochinois et l’émergence de l’impérialisme social soviétique d’autrefois comme une superpuissance rivale pour la redivision du monde.
Ainsi, le taux de croissance annuel des Etats-Unis est tombé à 2,6%, celui de l’Europe occidentale à 2,2% et celui du Japon à 3,9% entre 1973 et 1989, respectivement de 4%, 4,7% et 9,6% durant la précédente période d’expansion. Le déclin à long terme du taux de profit moyen dans tous les pays impérialistes, le chômage massif et l’inflation (ou plutôt la stagflation comme fut appelé le nouveau, sur le plan historique, phénomène d’après-Deuxième Guerre Mondiale), et le rendement excédentaire des industries ont marqué les économies capitalistes dans la période après 1973.
Par conséquent, dans l’ensemble, la crise dans le système capitaliste mondial est permanente et absolue, alors que le rétablissement est temporaire et relatif. Telle est la nature de la crise générale du capitalisme qui englobe le monde entier.

6. La grave crise dans le système capitaliste mondial depuis le milieu des années 70 a résulté des taux de profit en baisse, de la surproduction et du rendement excédentaire dû à la récession mondiale et à l’intense concurrence entre les différentes sociétés transnationales et multinationales dans un marché mondial presque stagnant. Elle a poussé le capital international a restructurer l’économie mondiale et à rechercher des sphères stériles et spéculatives d’investissement en capital. La solution keynésienne aux crises capitalistes et la soi-disant économie politique de l’Etat-providence ont lamentablement échoué à résoudre la crise inhérente et les contradictions du système capitaliste. La science économique néo-libérale et la théorie monétariste sont devenues le mot d’ordre du capital international depuis le milieu des années 70. Plus tard, une nouvelle offensive contre les peuples du monde par la mondialisation, la privatisation et la libéralisation fut produite après le milieu des années 80 comme solution à la crise. Les progrès spectaculaires faits dans la technologie de l’information grâce au développement des communications satellite ont rendu possible le flux de capital à travers les frontières nationales en quelques secondes comme la subdivision des processus de production en plusieurs petites opérations éparpillées à travers plusieurs pays mais contrôlés depuis un seul centre.
Par conséquent, les trois facteurs, à savoir :
- La nécessité de délocaliser la production vers des régions où les salaires sont moins élevés par les géantes transnationales et multinationales amenant aussi de cette façon la diminution des salaires dans les pays capitalistes ;
- Le besoin de déplacer librement le capital spéculatif impérialiste à court terme d’un coin du globe à un autre à la recherche d’un maximum de profit en le temps le plus court possible ; et
- Le besoin de garantir le remboursement des dettes contractées par les pays opprimés vis à vis des banques transnationales et des gouvernements impérialistes exigeait qu’un monde sans frontières soit créé pour la libre circulation du capital, des marchandises, des services et du travail à travers tous les pays sans aucune restriction qui soit de la part des pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique Latine. Ceci est la signification de la mondialisation, de la libéralisation et de la privatisation. Et c’est afin d’atteindre cet objectif que les programmes d’ajustement structurel furent produits et ont commencé à être imposés à un grand nombre de pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique Latine après le milieu des années 80 et à encore plus de pays durant les années 90. En même temps, les pays impérialistes ont recours au protectionnisme par l’entremise des droits de douane sur les matières première en provenance des pays du tiers-monde et des subventions massives de leurs propres produits, exposant ainsi leur partialité.
On peut voir l’étendue de la mondialisation de la production et de l’accumulation du capital à la croissance rapide du commerce intra-entreprises, aux ventes des filiales étrangères des sociétés transnationales, etc.
Les sociétés transnationales et multinationales japonaises, européennes et américaines exigent la suppression totale des restrictions commerciales et d’investissement entre les pays et les régions. Pour accroitre la rentabilité de ces entreprises mondiales et pour faciliter leur entrée dans les régions d’Asie, d’Afrique et d’Amérique Latine où les salaires sont moins chers, la Banque Mondiale et ses agences soeurs ont lancé de massifs programmes pour développer l’infrastructure comme les routes, les chemins de fer, les télécommunications, la production d’énergie, etc. Les politiques des gouvernements de ces ays ont été changées pour convenir aux nouvelles exigences du capital international.
Imposés par les besoins de l’accumulation mondiale, des mécanismes de régulation sous la forme de l’OMC sont mis en place pour garantir la libre mobilité spatiale de toutes les formes de capital-argent, de capital productif et de capital marchandise. Alors que le focus avant l’Uruguay Round du GATT (1986-95) était sur la réduction des restrictions sur la mobilité du capital-marchandise, il s’est déplacé vers la création d’un réseau sans entrave et non règlementé pour l’investissement et la réalisation du capital suite à l’Uruguay Round et à la création de l’OMC. Par conséquent, les mesures concernant les investissements et liées au commerce (MIC), les droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC), l’accord général sur le commerce des services (AGCS), etc, sont imposés aux pays opprimés pour garantir la libre circulation du capital-marchandises, du capital-argent et du capital productif et spéculatif dans tous les secteurs.
La mondialisation de la production, en réduisant les industries dans les pays opprimés et arriérés au statut de simples parts des usines mondiales, a conduit à une crise sans précédent dans ces économies qui s’empirera étant donné que la crise dans l’économie mondiale s’intensifie davantage.
En outre, la mondialisation a occasionné des flus massifs de capital spéculatif à court-terme (investissements de portefeuille) dans les pays opprimés. En conséquence, ces économies sont devenues très vulnérables à toutes les crises dans l’économie mondiale. Elles sont à la merci des caprices et des besoins du capital spéculatif. Toute suppression subite de fonds étrangers peut même conduire à l’effondrement des économies, comme illustré récemment par l’Indonésie, la Malaisie, la Thaïlande, Singapour, la Corée du Sud et autrefois par le Mexique, l’Argentine et d’autres pays d’Amérique Latine. La crise a affecté la plus grande partie du globe en raison de l’étroite intégration des différentes économies individuelles. La crise dans les économies des soi-disant quatre dragons asiatiques et des nouveaux pays industrialisés (NPI) a mis à nu le mythe de la croissance miracle propagé par l’association Banque Mondiale-FMI-OMC. Elle a révélé que même l’économie à la croissance la plus rapide peut s’effondrer à n’importe quel moment si sa croissance est basée sur les prescriptions des FMI-Banque Mondiale.
Actuellement, la prétendue croissance dans l’économie mondiale est en fait conduite par la spéculation et ne correspond pas du tout à l’économie réelle. Des quatre facteurs qui semblaient maintenir l’économie capitaliste mondiale à flot, trois - la technologie de pointe et la dotcom, le marché financier et l’accumulation des dollars - se sont déjà effondrés au cours des trois années écoulées depuis 2000 et la bulle immobilière est sur le point d’éclater à n’importe quel moment. En fait, les faillites qui étaient arrivées au sommet du boom d’internet des hautes technologies des années 90 sont ahurissantes - ITV Digital, World Crossing, Enron et maintenant WorldCom, et ainsi de suite - les deux dernières sociétés perdant respectivement 70 milliards de dollars et 90 milliards de dollars. La rentabilité est toujours de 40% au-dessous de son pic de 1997. Les derniers chiffres montrent que les bénéfices, en pourcentage du revenu, baisent chaque année depuis 1997. Il y a peu de signe de rétablissement dans l’investissement des entreprises. Et la vague dans les dépenses du gouvernement américain n’est due qu’à la ‘sécurité de sa patrie’ et à sa prétendue "guerre contre le terrorisme".
La surcapacité tourmente pratiquement tous les pays capitalistes et même certains des pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique Latine tels que la Chine, l’Inde, la Corée du Sud, le Brésil, le Mexique et ainsi de suite. Par conséquent, l’intense concurrence fait même baisser les prix de certaines des matières premières, aboutissant à des conditions déflationnistes. Le rendement excédentaire est particulièrement fort dans les puces informatiques, l’acier, les voiture, le textile est les produits chimiques. L’écart de production dans le monde entre le rendement industriel et l’utilisation est maintenant proche de son niveau le plus élevé depuis les années 30.
La croissance dépendant de la dette caractérise aujourd’hui toutes les économies dans le monde, étendant ainsi davantage la crise dans l’espace et dans le temps.
Alors que la dette nationale américaine égalait son PNB en 1985, la moyenne du rapport dette/PNB des pays du G7 (USA, Japon, Allemagne, Grande-Bretagne, France, Italie et Canada) a atteint 60% au début des années 90. Toute la dette des 24 pays de l’OCDE en 1994 était de 13 billions de dollars, avec les USA en tête à 5 billions de dollars et l’UE à 4 billions de dollars. L’économie du Japon est maintenant à son niveau le plus bas depius six ans. Les prix sont maintenant revenus aux niveaux de 1990. De telles tendances n’ont pas été aperçues depuis les années 30. La dette nationale japonaise est à 130% de son PNB. Les pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique Latine font face à leur crise de la dette la plus grave, un grand nombre de pays déclarant leur incapacité à payer les dettes contractées.
L’intervention massive du gouvernement afin de sortir de la crise grâce à d’énormes emprunts et au financement du déficit devient futile. Aujourd’hui, les perspectives d’une crise du système bancaire et financier mondial conduit par la spéculation ont considérablement augmenté. Ceci accentuera davantage la crise de l’économie capitaliste aussi bien que des pays arriérés accablés de dettes. Tous ces facteurs indiquent le déploiement d’une crise révolutionnaire à l’échelle mondiale à l’avenir.

7. L’ouverture totale des économies d’Europe de l’Est, de l’Union Soviétique et de la Chine en raison de leur intégration complète dans le marché mondial a à peine été en mesure d’atténuer la sévérité de la crise économique mondiale. Leurs économies souffrent toujours du chaos et les niveaux de vie déclinent peu à peu. En conséquence, elles ne sont non seulement pas en position d’absorber les matières première et, par conséquent, d’accroitre le marché impérialiste, mais elles n’ont pas encore été capables d’attirer beaucoup d’investissements des impérialistes.
La Chine est devenue le marché ayant la croissance la plus rapide pour le capital impérialiste et les biens de consommation et a attiré de massifs investissements étrangers. Il est également probable qu’elle intensifie son assertion économique et politique, augmentant de ce fait ses contradictions avec les pays impérialistes.

8. Toutes les contradictions fondamentales dans le monde deviennent plus marquées, c-à-d :
- La contradiction entre l’impérialisme et les nations et peuples opprimés
- La contradiction entre la bourgeoisie et le prolétariat dans les pays capitalistes et impérialistes
) La contradiction entre les pays impérialistes et entre les groupes capitalistes de monopole
La quatrième contradiction fondamentale - la contradiction entre le camp socialiste et le camp impérialiste - a disparu avec la dégénérescence de la dernière base socialiste en Chine. Après le décès du camarade Mao en 1976, en raison de la trahison de la clique du renégat Deng, le prolétariat n’est pas parvenu à empêcher le rétablissement capitaliste. La lutte entre le socialisme et le capitalisme continuera d’exister durant tout le temps du capitalisme et de la révolution prolétarienne. Aujourd’hui, elle se manifeste principalement dans les sphères culturelle, politique et idéologique, et comme une lutte entre les deux classes ennemies - le prolétariat représentant les forces du socialisme et la bourgeoisie, représentant le capitalisme. La victoire des révolutions dans un ou dans quelques pays et la ré-émergence d’un camp socialiste ramènera de nouveau à la vie la quatrième contradiction.
Parmi ces contradictions, la contradiction entre l’impérialisme et les nations et peuples opprimés est la principale. Pour l’instant, cette contradiction influence et détermine les autres contradictions.
C’est dans ce contexte d’intensification de la crise générale du capitalisme que l’on doit faire l’analyse des grands changements qui ont lieu dans la politique mondiale, particulièrement l’effondrement de l’Union Soviétique en tant que superpuissance et sa désintégration politique, l’affaiblissement de l’impérialisme américain et la collusion et le conflit inter-impérialiste, l’offensive fasciste croissante à travers le monde, les guerres d’agression de l’impérialisme conduit par les USA pour le contrôle exclusif du marché et des ressources mondiaux, le danger d’une guerre mondiale et la situation de plus en plus favorable pour le développement de luttes révolutionnaires dans le monde entier.

AIGUISAGE DES CONTRADICTIONS FONDAMENTALES

Asie, Afrique, Amérique Latine : Centres de l’agitation des révolutions mondiales

9. Etant donné que l’impérialisme a dû battre en retraite en raison de la vague populaire sans précédent dans les colonies et les semi-colonies dans le sillage de la crise révolutionnaire longue d’une décennie suite à la Deuxième Guerre Mondiale, il a commencé à adopter des politiques et des méthodes d’administration indirecte, de pillage, d’exploitation et de contrôle de ces nations opprimées au lieu de l’administration coloniale directe et du pillage. Par l’intermédiaire de ses laquais - les classes dirigeantes compradores dans ces pays opprimés - l’impérialisme a augmenté son exploitation de nations entières en rejetant le fardeau de sa propre crise sur le dos de la grande majorité des opprimés.
Alors que l’impérialisme s’embourbait dans la crise la plus grave de son histoire post-Deuxième Guerre Mondiale, particulièrement à partir de 1973, il a davantage intensifié ses attaques contre les nations opprimées, tentant même d’ébranler leur prétendue souveraineté. Grâce à la privatisation et à la libéralisation, aux fortes réductions dans les dépenses gouvernementales, aux raclements des subventions, aux restrictions de crédit, à la dévaluation, aux échanges dette/fonds propres, au flot libre et sans encombre de marchandises, de biens et capitaux impérialistes, à une stratégie axée sur l’exportation et d’autres politiques anti-populaires pareilles, l’industrie indigène est systématiquement éliminée, créant une crise politique, sociale et économique sans précédent dans ces pays. Le chômage et l’inflation sont devenus des caractéristiques constantes de ces économies, la pauvreté et la malnutrition sont devenus les véritables secteurs de croissance des pays opprimés. Des pays qui étaient autarciques en céréales vivrières ont été réduits à la famine chronique - les régions rongées dépendant totalement des importations pour leur survie même. Une situation si désespérée a été provoquée en raison de la traitrise et de la capitulation totale des classes dirigeantes des nations opprimées devant les impérialistes après que ces derniers aient été poussés à adopter la politique néo-coloniale de l’administration indirecte, du contrôle et de l’exploitation quand ils ont été dans l’impossibilité de poursuivre leur administration coloniale directe face à la vague grandissante de luttes populaires.
La crise dans les pays opprimés est devenue particulièrement grave depuis le début des années 80 au moment où ils furent contraints de rembourser les dettes massives qu’ils avaient contracté au cours des décennies précédentes, en particulier durant les années 70, à la suite des prêts excessifs des banques commerciales privées de l’Occident, et plus particulièrement en raison des dépenses élevées pour les armements encouragées par les superpuissances dans le cadre de leur rivalité pour l’hégémonie mondiale. Alors que la récession dans les pays capitalistes avancés faisait baisser la demande de crédits bancaires depuis 1973, les banques commerciales ont commencé à prêter aux pays opprimés afin de trouver des débouchés rentables pour leurs vastes réserves monétaires accumulées. Les dettes globales des pays opprimés en 1973 étaient de 130 milliards de dollars. Elles se sont portées à 1,90 billions en 1995 et à … actuellement. La majeure partie de ces dettes ont été utilisées par les classes dirigeantes, soit pour les importations d’armes et le développement de leur défense, soit pour importer des produits de luxe pour la minuscule élite supérieure, ou placées dans des banques suisses et transformées en biens personnels comme illustré par Marcos, Suharto, Mobutu et autres. A leur tour, ces élites dirigeantes compradores, se soumettant aux ordres des impérialistes, ont vendu les intérêts de leurs pays aux sociétés transnationales omnipotentes. A commencer par le Chili, plusieurs pays opprimés accablés de dettes ont été contraints de vendre leurs avoirs pour résorber leurs dettes extérieures et pour encourager l’investissement étranger direct dans tous les secteurs de leur économie.
Auparavant, jusqu’au début de la crise au début des années 70, le capital impérialiste dans les pays opprimés était principalement concentré dans l’exploitation minière, l’industrie légère et dans la transformation de matières premières essentielles pour leurs industries à l’étranger. Mais ces deux dernières décennies, et particulièrement dans la phase de mondialisation depuis les années 80, la plus grande partie des unités de production ont commencé à être déplacées vers des pays à bas salaires.
Au Mexique, deux-tiers des entreprises étatisées ont été privatisées à des prix ridicules. Sept Africains sur dix souffrent de malnutrition aujourd’hui. La malnutrition s’est propagée à plus d’un-tiers de la population du Brésil, de l’Indonésie et du Mexique. Dans un Venezuela riche en pétrole, 80% de la population vit maintenant sous le seuil de pauvreté. Au Pérou, seuls 25% de la force travail sont employés et 83% de la population est sous-alimentée.
Dans des pays tels que le Myanmar (Birmanie), le Népal et le Bangladesh, le sous-emploi va jusqu’à 40 à 50%. L’exploitation des femmes et des enfants prend des dimensions bizarres à cause des zones franches d’exportations et des entreprises sous-traitantes dans les pays opprimés tels que les Philippines, la Corée du Sud, Taiwan, Singapour et la Thaïlande.
En 1996, sur une population mondiale totale de plus de 6 milliards, 3,5 milliards de personnes (70%) partageaient entre elles seulement 5,6% des revenus globaux. Les revenus annuels des 350 top milliardaires du monde durant cette année-là égalaient la richesses des 2,5 milliards les plus pauvres du monde, représentant 45% de la population mondiale. 2,4 milliards des 6 milliards de personnes sur terre vivaient sous le seuil de pauvreté.
Une richesse inestimable est transférée depuis ces pays vers les pays impérialistes grâce aux bénéfices issus des investissements impérialistes dans l’industrie, le service, le commerce, grâce au transfert de technologie, aux royalties, aux prix de monopole, à la fuite des cerveaux et de nombreuses autres méthodes.
Par l’intermédiaire de leur monopole complet sur la technologie de l’information, les impérialistes ont déclenché une invasion culturelle agressive des pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique Latine a une échelle jamais vue dans l’histoire du monde. Juste une poignée d’entreprises impérialistes contrôlent pratiquement tous les médias électroniques et de la presse écrite, Internet et toutes les sources d’informations qui propagent les programmes, la propagande et la culture financées par les impérialistes dans le monde entier. Les cultures locales sont submergées et détruites en même temps que les économies nationales avec l’attaque de la mondialisation.
En rejetant le fardeau de sa crise économique sur les nations opprimées, l’impérialisme a non seulement créé des crises sociale, politique et culturelle, mais également une crise écologique dans ces pays. Les étroites motivations de profit à court terme de ces transnationales ont causé une pollution atmosphérique, de l’eau et de la terre dans la plupart des régions du tiers-monde, des pluies acides comme en Corée du Sud, des génocides à cause des fuites de gaz toxique comme à Bhopal, détruisant la flore, la faune et la vie marine par le déversement de déchets industriels dangereux dans les mers, les rivières et les forêts des pays opprimés.
Avec le soutien actif et l’aide financière des agences impérialistes, les OGN (organisations non-gouvernementales) étendent leur filet dans les pays opprimés. Les gouvernements réduisent délibérément leurs dépenses dans les systèmes sociaux, offrant ainsi une plus grande portée à de telles organisations. Les ONG essayent de créer des illusions parmi les masses et de les distraire, aidant de ce fait l’impérialisme.
L’exploitation et le pillage systématique des pays du tiers-monde par les impérialistes ont engendré des mouvements populaires massifs, des luttes de libération nationale et des mouvements révolutionnaires menés par le prolétariat. Cela a accentué la contradiction entre l’impérialisme et les nations et peuples opprimés du monde.
De vastes régions d’Asie, d’Afrique et d’Amérique Latine restent les centres de l’agitation de la révolution mondiale. (Nous ajouterons les détails des guerres populaires, des luttes de libération nationale et des autres mouvements populaires démocratiques en cours plus tard.)

Résurgence des mouvements prolétariens

10. Les capitalistes ont recouru à différentes méthodes pour parer à la baisse du taux de profit et pour rejeter le fardeau de leur crise sur le dos de la classe ouvrière. Ceci inclus : les fusions pour réduire les coûts grâce à l’élimination d’une partie de la force de travail ; l’intensification de la productivité du travail par l’intermédiaire d’amélioration de rendement ; la fermeture des industries moins rentables ; et enfin, l’affectation d’unités de production entières dans des régions où les salaires sont moins élevés, exploitant de cette façon la main-d’oeuvre bon marché des pays arriérés tout en intensifiant le taux d’exploitation des travailleurs chez eux. Par l’entremise de la restructuration, la bourgeoisie monopoliste aspire à créer un degré élevé d’insécurité de l’emploi parmi les travailleurs en créant une immense réserve de main-d’oeuvre et par ce moyen, réduisant les salaires réels à un niveau misérable.
Les travailleurs dans les pays impérialistes sont obligés de mener des combats violents contre les diminutions salariales, les améliorations de rendement, les réductions de dépenses, la mise au rebut des mesures sociales et pour d’autres droits perdus. La majorité des états aux USA encours d’énormes déficits et ont abandonné la plus grande partie des mesures sociales. En conséquence, les noirs et les personnes de couleur aux USA sont les plus durement touchés. Les ghettos dans les quartiers défavorisés à l’intérieur des villes (bidonvilles) deviennent plus nombreux. Même les conditions de vie des gens de classe moyenne déclinent drastiquement. Le contrat de travail et les emplois à temps partiel sont devenus la caractéristique de tous les pays industrialisés aujourd’hui.
Les inégalités entre les riches et les pauvres dans les pays capitalistes n’ont jamais été aussi profondes qu’aujourd’hui. Le 1% supérieur des familles américaines n’a jamais détenu autant des richesses de la nation au cours de ce siècle que maintenant. Alors qu’elles en possédaient un tiers en 1945, tiers qui a baissé à 22% en 1976, il a augmenté à environ 43% aujourd’hui. L’homme le plus riche du monde, Bill Gates, propriétaire de Microsoft, possède personnellement plus de richesse que les 40% inférieurs de la population américaine. Tandis qu’en 1980, les salaires et les primes des hauts dirigeants d’entreprises étaient 42 fois plus importants que le salaire de l’ouvrier d’usine américain moyen, maintenant, ils sont 419 fois plus importants. Et, en revanche, entre 1983 et aujourd’hui, les 40% les plus pauvres des Américains ont vu leurs richesses diminuer de 4400 dollars à seulement 900 dollars.
Dans toute l’Europe occidentale, le Japon et l’Amérique, les travailleurs s’organisent dans des syndicats plus militants pour reconquérir leurs droits perdus alors que le danger de perdre son emploi menace tous les travailleurs.
En Europe de l’Est et dans les anciennes républiques soviétiques (particulièrement en Russie et en Ukraine), les luttes de la classe ouvrière ont pris de la vitesse contre la privatisation, la hausse des prix, le chômage et les politiques d’économie de marché.
La social-démocratie et le révisionnisme moderne sont toujours une force dans les mouvements de la classe ouvrière dans les pays impérialistes et dans les pays opprimés. Dans certains des pays comme la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, etc, les sociaux-démocrates sont les représentants directs des classes dirigeantes. Mais la base objective pour l’épanouissement de la social-démocratie s’affaibli progressivement en raison de l’intensité de la crise générale du capitalisme et de la mondialisation de la main-d’oeuvre bon marché. Cela a créé des conditions plus favorables à l’unité du courant révolutionnaire socialiste dans les pays capitalistes avancés et des nouvelles révolutions démocratiques dans les pays opprimés.
La classe ouvrière dans les pays capitalistes mène des luttes militantes sur leurs exigences de classe mais également contre la mondialisation impérialiste et la guerre. Les mobilisations massives à Seattle, Prague, Washington, Nice, Gênes et ailleurs contre l’OMC, la Banque Mondiale, le FMI et les sommets du G8 montrent la désillusion de plus en plus répandue parmi les travailleurs envers le système capitaliste en dépit de la propagande sans fin des réactionnaires sur le triomphe final du capitalisme. Les manifestations à travers le monde de millions de personnes contre la guerre menée par les Etats-Unis contre l’Irak et l’Afghanistan, tout particulièrement au coeur même du capitalisme comme aux Etats-Unis et en Europe occidentale, exposent la conscience croissante des travailleurs quant à leur rôle dans l’histoire du monde.
Le déploiement de luttes révolutionnaires par le prolétariat dans les pays capitalistes avancés aura une grande importance dans la lutte populaire militante contre l’impérialisme partout dans le monde. De véritables partis prolétariens basés sur le marxisme-léninisme-maoïsme sont déjà apparus, et apparaissent, dans plusieurs pays capitalistes et il est certain que ces partis et les partis de la classe ouvrière dans les pays opprimés qui sont le fer de lance des luttes révolutionnaires contre l’impérialisme et la réaction locale s’uniront et établiront un front uni mondial contre l’impérialisme et ses laquais.

Collusion et dispute parmi les puissances impérialistes et le danger de la guerre

11. Avec l’intensification de la crise générale dans le système impérialiste mondial à partir du début des années 70, les contradictions entre la superpuissance américaine et les impérialistes japonais et d’Europe occidentale ont commencé à faire surface ouvertement dans leur rivalité économique pour une plus grande part du marché mondial. Elles se sont davantage avivées durant les années 80, particulièrement après l’effondrement de l’Union Soviétique comme superpuissance rivale dans l’arène mondiale. Les contradictions entre impérialistes deviennent profondes en raison de la baisse du taux de profit moyen et du marché mondial proche de la stagnation résultant d’un déclin global dans les revenus réels dans le monde entier.
Tandis que la part américaine dans le marché financier mondial était de 70% en 1966, elle est tombée à 32% en 1990 ; alors que la part du Japon a augmenté de 3% à 31% au cours de la même période et celle de l’Europe de 20% ) 30%. En 1997, le PIB total des USA était de 8,1 billions de dollars, tandis que celui de l’UE était de 8,2 billions de dollars. Dans la part commerce mondial - exportations - les USA avaient 16% contre 20% pour l’UE. Des titres de créances totaux du monde, les USA en émettaient 37% et l’UE 35%. Et du total des transactions de change, les USA représentaient 42% et l’UE 35%.
Le premier déficit commercial américain officiel au cours de ce siècle s’est produit en 1971. La balance commerciale américaine dans les produits manufacturés a chuté d’un excédent de 11,8 milliards de dollars en 1981 à un déficit de 133,4 milliards de dollars en 1986. Proportionnellement, le pouvoir global du dollar a décliné de manière spectaculaire depuis le début des années 70. En 1984, les USA se sont transformés en un importateur net de capital pour la première fois depuis la Première Guerre Mondiale. Et en 1985, après avoir servi pendant 65 ans de créancier du monde, les USA sont devenus son plus grand débiteur avec 110 milliards de dollars de dette extérieure. En 1991, les dettes extérieures des USA ont atteint un stupéfiant 400 milliards de dollars. Les dépenses militaires et le service de la dette sont devenus les deux composants les plus importants pour le déficit fédéral en hausse représentant ensemble 50% à 60% du budget fédéral. La dette publique américaine a quadruplé durant l’ère Regan-Bush.
L’Union Européenne composée de 15 pays membres, avec l’Allemagne et la France jouant un rôle important, a émergé comme une force puissante dans la politique mondiale et est en train d’essayer de développer le plus gros marché au monde s’étirant jusqu’aux frontières russes. Actuellement, la population européenne de 370 millions est égale à la population commune des USA et du Japon. 11 pays de plus d’Europe de l’Est et des pays baltes ont fait leur demande d’adhésion à l’UE, dont certains ont le statut de membre associé.
Une unification plus solide de l’Europe représentera un sérieux défi aux USA dans toutes les sphères de l’économie. L’Euro pourra se révéler être un solide défi pour le dollar ; la Banque Centrale Européenne pourra bientôt égaler l’influence financière internationale de la Federal Reserve Bank des USA ; l’UE est en train de se révéler être le plus grand bloc de commerce du monde représentant un cinquième des revenus du monde et un commerce mondial escompté de 40%, etc.
Le Japon a été le banquier principal dans le monde et un proche second des USA en étant le foyer des 500 plus grandes entreprises mondiales, parmi lesquelles aussi bien des entreprises de service que industrielles. En 1994, 149 étaient japonaises tandis que 151 étaient américaines. Cependant, la sévère récession ces dernières années a provisoirement rongé une bonne partie de l’avance du Japon. En 1997, des 500 plus grandes transnationales, le Japon justifiait de 112 et les USA de 175, et du top 20, le Japon en avait 9 et les USA 6.
Les guerres commerciales sont devenues particulièrement féroces entre les USA et le Japon durant les années 80 bien que les sanctions commerciales et les pressions américaines pour importer davantage de marchandises américaines avaient commencé dès 1973. Le Japon avait par conséquent commencé à déplacer ses investissements commerciaux comme ses investissements directs des USA vers d’autres régions du monde. Il y a eu une augmentation phénoménale dans le surplus commercial du Japon avec les USA et d’autres pays du monde depuis la fin des années 70. Ceci en a fait le plus grand investisseur, prêteur et donneur d’aide du monde à la fin des années 80.
Après avoir servi de rempart de la réaction pendant presque trois décennies non seulement en tant qu’oppresseur de diverses nations chez elle, mais aussi de lutte de libération nationale dans le tiers-monde, l’Union Soviétique s’est effondrée en tant que superpuissance en 1990 et s’est désagrégée après le coup d’août 1991 en plusieurs républiques souveraines. Bien qu’une vague coalition, appelée la CEI et dirigée par les impérialistes russes, ait vu le jour composée de 11 anciennes républiques, chacune des républiques est pratiquement indépendante. Les atours trompeurs de socialisme de l’Union Soviétique sont tombés en morceaux et le capitalisme monopoliste d’état, le fascisme et le chauvinisme russe qui se cachaient derrière le masque du socialisme depuis des années se sont révélés sous leur vrai jour. Enfin, la justesse des remarques du camarade Mao que le révisionnisme avait usurpé le pouvoir en Union Soviétique et en Europe de l’Est après la mort du camarade Staline en 1953 et que, en conséquence, le capitalisme avait été rétabli et qu’ils avaient été transformés en des pays capitalistes a été irréfutablement prouvée par les évolutions mentionnées ci-dessus. En dépit de la propagande malveillante ininterrompue de la bourgeoisie réactionnaire selon laquelle le communisme était mort avec la fin de l’Union Soviétique, le prolétariat mondial et les peuples en lutte prennent de plus en plus conscience que la crise en Union Soviétique et en Europe de l’Est était un crise de capitalisme bureaucratique d’état et que ce qui était mort, c’était le communisme bidon.
La Russie, qui a repris le rôle de l’ancienne Union Soviétique, a la moitié de la population totale de cette dernière, conserve 92% des armes nucléaires, trois quart de ses ressources naturelles et les plus importantes réserves pétrolières du monde. Elle continue d’être une puissance impérialiste ennemie malgré la perte de son statut de superpuissance. Toutefois, elle est prise dans une crise politique et économique des plus grave et n’est pas en position, en ce moment, de reconquérir son contrôle et sa domination sur les pays d’Europe de l’Est et sur les pays opprimés qui étaient autrefois sous l’emprise de la superpuissance soviétique.
Malgré la gravité de la crise interne, la Russie reste encore une redoutable puissance militaire et une adversaire, si faible soit-elle, dans la lutte pour la redivision du monde. Dernièrement, elle a conclu des marchés et des accords avec des pays tels que l’Inde et tente progressivement de se faire respecter avec plus de force dans la politique mondiale. Son alliance avec n’importe quelle autre des puissances impérialistes pourrait provoquer une inclinaison significative dans l’équilibre des pouvoirs dans le monde.
Aujourd’hui, malgré que l’impérialisme américain agisse toujours comme une superpuissance, il n’est pas en position pour parvenir à l’hégémonie mondiale. Et en même temps, aucune autre puissance n’est en position pour parvenir à l’hégémonie mondiale. Assaillie par une crise intense, chaque puissance impérialiste majeure est occupée à constituer ou à consolider des blocs commerciaux régionaux afin d’atteindre l’hégémonie mondiale basée sur la puissance de leurs blocs respectifs.
La vive concurrence pour le marché mondial a intensifié les contradictions économiques et politiques entre les puissances majeures - les EU, l’UE, la Russie et le Japon. Pour répliquer à l’UE, l’Amérique a constitué l’Accord de libre échange nord-américain (ALENA) avec comme partenaires le Mexique et le Canada. Le Japon, pour sa part, met à exécution ses plans pour créer son propre bloc commercial régional.
Le protectionnisme est maintenant devenu la caractéristique générale de pratiquement tous les pays capitalistes. Les subventions agricoles et les subventions sidérurgiques sont devenues des questions particulièrement litigieuses. La classe dirigeante américaine a imposé le ‘libre échange’ au reste du monde, tout en annonçant des politiques protectionnistes pour elle-même. Un tarif douanier de 30 pourcent sur l’acier importé est maintenant imposé à ses concurrents étrangers pour essayer de relancer les entreprises sidérurgiques américaines. Au sommet de l’OMC à Cancun, Mexique, en octobre dernier, la question des subventions agricoles par les EU et l’UE a poussé le sommet dans une impasse.
Le problème de la surcapacité tourmente maintenant le monde avec des produits en provenance d’Asie de l’Est et d’Amérique Latine rivalisant avec ceux des pays impérialistes. Par conséquent, une nouvelle vague de protectionnisme balaie le monde.
En plus des puissances impérialistes majeures, la Chine est aussi apparue comme un autre important protagoniste dans la politique mondiale après le rétablissement du capitalisme. C’est une puissance militaire majeure dans le monde contemporain, possédant la plus grande force armée, environ 3.000.000 d’hommes, et une force paramilitaire de 1.200.000 hommes. Elle a le troisième plus gros budget militaire après les EU et la Russie, et a pris en main la modernisation de ses forces armées à très grande échelle. Elle a poursuivi ses essais nucléaires malgré les protestations des autres pays. Ses revendications sur toutes les 250 îles des Iles des Spratleys, les récifs coralliens et les atolls riches en pétrole et en gaz sont devenues une source de conflit avec les pays du Sud-Est asiatique tels que les Philippines, le Vietnam, la Malaisie, Taiwan et le Brunei. L’alliance de la Chine avec n’importe lequel des blocs impérialistes aura un impact significatif sur l’équilibre des pouvoirs dans le monde.
Ainsi, tout en se disputant et en s’associant pour une redivision du monde, les puissances impérialistes sont, en même temps, unies sur la question de la répression des luttes des nations et peuples opprimés. Par conséquent, la collusion entre les différentes puissances impérialistes comme dans la violente agression contre l’Irak dirigée par les EU ; dans l’imposition de l’ADPIC, des MIC, de l’AGCS, etc. aux pays opprimés ; ou dans le FMI, la Banque mondiale, la BASD, l’IFC, le NIGA, l’IDA, etc. (qui ne sont pas les instrument de l’impérialisme américain seul, mais du capital international - de l’impérialisme - en bloc) doit être comprise comme étant une partie intégrante de leur dispute pour la redivision du monde qui devient plus féroce de jour en jour. Les transnationales des différentes puissances impérialistes sont unies dans leur objectif de détruire l’industrie indigène des pays opprimés, d’ouvrir les marchés de ces derniers au capital international, d’exploiter leur terre, leur main-d’oeuvre, leur matière première et leurs autres ressources bon marché et d’imposer des sanctions commerciales, des droits de propriété intellectuelle, etc., mais en même temps, tous ces faucons de transnationales sont engagés dans une dispute acharnée pour arracher une plus grande part de ces marchés.

La collusion est temporaire et relative tandis que la dispute est permanente et absolue

La crise du capitalisme mondial a non seulement augmenté le danger de guerre mondiale, mais également de guerres locales. Depuis 1945, et jusqu’en 1990, au moins 125 guerres civiles et locales et conflits armés ont eu lieu dans les pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique Latine, occasionnant 40 millions de morts et beaucoup plus de mutilés et de grièvement blessés. Si nous tenons compte, en même temps que du nombre total de morts et de blessés, du nombre total d’hommes impliqués dans ces 125 guerres, la quantité d’armes utilisées, la destruction de biens immobiliers, la ruine des économies, et les dépenses totales engagées, cela dépasse de beaucoup les chiffres de la Deuxième Guerre Mondiale. Les superpuissances étaient impliquées, soit directement soit indirectement, dans la plupart de ces guerres dans les pays arriérés, aussi bien pour ébranler l’influence de leurs adversaires que pour augmenter leurs ventes d’armes. Certains de ces pays qui aspirent à être des puissances régionales constituent également des stocks d’armes biologiques et chimiques avec un énorme arsenal d’armes conventionnelles et se préparent à des guerres locales.
Certains de ces pays comme l’Inde, le Pakistan, l’Afrique du Sud, le Brésil, etc. envoient leurs troupes dans les prétendues missions de maintien de la paix de l’ONU qui sont en fait organisées par les impérialistes américains. Ainsi, même aujourd’hui, exactement comme durant la période coloniale, les armées des pays opprimés sont utilisées comme chair à canon dans les guerres qui, à vrai dire, protègent les intérêts stratégiques des impérialistes. Dans le même contexte, l’armement jusqu’aux dents de certains autres pays tels que l’Inde, le Pakistan, Israël, l’Argentine, le Mexique, Taïwan, etc. ajoute également à la déstabilisation du monde actuel.

L’IMPERIALISME AMERICAIN - L’ENNEMI NUMERO UN DES PEUPLES DU MONDE

12. Mais alors même que l’hégémonie économique de l’Amérique déclinait et que son hégémonie politique est confrontée à un climat agité, elle s’est efforcée avec d’autant plus de désespoir de constituer, par des moyens militaires, un "nouvel ordre mondial" sous son hégémonie générale. Alors que l’impérialisme mondial est davantage affaibli avec l’effondrement de l’Union Soviétique comme superpuissance et l’intensification des contradictions inter-impérialistes, la superpuissance américaine complote et trace des plans épouvantables pour noyer les justes luttes militantes des peuples dans des rivières de sang.
Afin de sauvegarder ses positions dans le marché mondial et son hégémonie déclinante sur les pays opprimés, l’impérialisme américain a déclenché des guerres d’agression comme dans le cas de l’Irak et de l’Afghanistan. Il cède à l’ingérence, à la subversion, aux brutalités et au chantage comme dans le cas de la Libye, de l’Iran, de la Syrie, de la Corée du Nord, de Cuba, du Soudan, du Yemen, de la Somalie, du Venezuela, de l’Equateur, de la Bolivie, de l’Argentine, du Paraguay et de plusieurs autres pays. Il réprime directement les luttes révolutionnaires des peuples et nations opprimés comme en Colombie. Il utilise des états de substitution tels qu’Israël pour réprimer les luttes légitimes de la nation palestinienne. Pour dissimuler leurs horribles actes de subversion, d’intervention, de brimades et d’agression directe contre les pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique Latine, les impérialistes américains propagent le mythe de la défense de la démocratie, de la sauvegarde de la paix et de la stabilité du monde, de la suppression du terrorisme, de la protection des nations faibles et sans défense, et ainsi de suite. Ils se servent aussi des Nations Unies comme d’un instrument pour accomplir leurs vils desseins comme constaté dans la guerre d’agression contre l’Irak en 1991, et les sanctions pendant plus d’une décennie comme en Bosnie, au Kosovo et dans d’autres endroits.
Une caractéristique importante dans la stratégie de guerre des impérialistes américains durant la décennie des années 90 est le bouleversement de l’orientation vers la guerre de haute technologie, c-à-d d’abord le bombardement du pays cible du ciel, détruisant de cette façon l’économie de ce dernier, son infrastructure de base, l’environnement tout entier et terrorisant la population civile et seulement après ces lâches bombardements du ciel, l’avance des forces terrestres "bravement" dans le territoire du pays ravagé par les bombardements incessants. Les impérialistes américains et britanniques ont à plusieurs reprises eu recours à de tels bombardements intensifs en Irak depuis 1991 se terminant par le bombardement le plus inhumain de l’histoire humaine en mars-avril 2003 ; dans la guerre d’agression des forces de l’OTAN dirigées par les EU contre la Yougoslavie en 1999 ; et dans les bombardements incessants de l’Afghanistan depuis octobre 2001. Le cauchemar de la guerre du Vietnam hante toujours la psyché américaine et par conséquent, les classes dirigeantes américaines ne veulent pas prendre le risque d’impliquer leurs troupes dans une guerre terrestre directement sans bombardements intensifs venus d’en haut.
En tuant des milliers et même des centaines de milliers d’innocents parmi lesquels des enfants, par les bombardements les plus brutaux et grossiers, ironiquement rendus possible par la technologie la plus sophistiquée, les impérialistes américains sont devenus les terroristes internationaux numéro 1 et la plus grande menace pour la paix mondiale. A cause de tous ces actes atroces et ignobles, les impérialistes américains sont devenus plus isolés que jamais dans la politique mondiale et ont acquis la colère de la grande majorité des peuples à travers le monde entier. La décennie des années 90 et du début du nouveau millénaire ont vu une résurgence de massives manifestations anti-américaines par les peuples et nations opprimés condamnant les crimes américains.
En commençant par l’aggression américaine en Irak en 1991 jusqu’à la dernière invasion de ce pays en mars 2003, les impérialistes américains ont gagné la colère de millions de personnes autour du monde qui sont venus dans les rues mettant le feu à des drapeaux américains, attaquant leurs ambassades et exprimant leur colère par l’intermédiaire de diverses formes de protestation. Le développement d’un sentiment et d’une rage anti-américaine parmi la population du monde islamique a contraint les gouvernements de ces pays à adopter une position ouvertement anti-américaine. Dans la dernière invasion de l’Irak en mars 2003, contrairement à auparavant, les EU étaient totalement isolés, seule la Grande-Bretagne prêtant son appui complet. Le monde arabe tout entier, à l’exclusion du Koweit, s’est opposé à une autre attaque contre l’Irak. Effrayés par les manifestations anti-américaines croissantes de leurs populations, même les gouvernements les plus serviles d’Arabie Saoudite, d’Egypte et de Turquie se sont opposés à la politique américaine et ont refusé leurs territoires pour les attaques américaines contre l’Irak. Leurs tentatives pour isoler Cuba, l’Iran et la Libye ont complètement échoué, l’Europe, mais même aussi les chefs d’états d’Afrique, passant ouvertement outre les restrictions américaines.
En outre, les impérialistes américains s’efforçant désespérément de garder l’OTAN totalement sous leur hégémonie, et imposant aux pays membres d’appuyer leurs politiques et d’impliquer leurs forces armées dans les guerres menées par les EU, les contradictions entre les EU et les autres membres de l’OTAN, particulièrement la France et l’Allemagne, augmentent. De surcroit, étant donné que l’OTAN a essayé d’étendre son contrôle aux frontières de la Russie en utilisant le vide créé après l’échec du Pacte de Varsovie (la Hongrie, la Pologne et la République Tchèque sont les derniers nouveaux venus dans l’OTAN), les contradictions entre la Russie et l’OTAN dirigé par les EU deviennent aussi plus vives. L’impérialisme américain prend le meilleur parti du nouveau déclin de l’impérialisme russe. Il a commencé à empiéter dans les pays du sud de la CEI tels que la Géorgie et l’Azerbaïdjan.
Ces contradictions entre impérialistes aideront également le prolétariat mondial et les peuples opprimés à isoler et à frapper les bellicistes américains.
L’impérialisme américain, comme l’a sans cesse fait remarquer Mao, n’est qu’un "tigre de papier", c’est un "colosse aux pieds d’argiles".
Il faut que les peuples et les nations opprimées du monde s’unissent et mènent une lutte impitoyable contre l’impérialisme américain qui cause des souffrances et une douleur indescriptibles à des millions et des millions de gens. En ripostant au monstre américain de tous côtés, nous ne devons pas perdre de vue la grave menace posée par les impérialistes européens, russes et japonais pour les peuples du monde.

Fascisation et offensive réactionnaire mondiale contre les mouvements populaires

13. Le fascisme est devenu une réponse typique des classes dirigeantes à l’intensification de la crise du capitalisme qui a touché toutes les sphère de la vie. La restructuration des économies devait inévitablement être accompagnée, dans tout les pays qui la mettent en oeuvre, d’une répression fasciste. Etant donné que les contradictions entre les peuples et les classes dirigeantes s’intensifient, comme le chômage, l’inflation, la faim, le problème des sans-abris, l’insécurité et le crime augmentent ; les classes dirigeantes tirent parti de la frustration parmi les gens pour amener des formes fascistes d’autorité afin de réprimer toutes les formes de luttes populaires, tout particulièrement les mouvements révolutionnaires grandissants.
Au plus élevée est la concentration et la centralisation du capital et de la production, au plus grande est la réaction politique de ces super monopoles. Les transnationales ont instauré des régimes fascistes militaires dans plusieurs pays arriérés à chaque fois que leurs intérêts l’exigeaient. Les 200 et quelques transnationales qui contrôlent le destin du monde aujourd’hui et qui imposent leurs conditions aux pays arriérés peuvent renverser des régimes élus et même supprimer les droits démocratiques symboliques grâce à une dictature fasciste dans pratiquement tous les pays du monde.
Il est devenu impératif pour les transnationales et les classes dirigeantes de différents pays d’installer des régimes fascistes afin de faire des super profits ; de tirer le maximum possible de plus-value de la classe ouvrière ; de restructurer les économies ; de rejeter le fardeau de la crise impérialiste sur le dos des populations et, le plus important de tout, d’étouffer les révoltes populaires.
Les attaques du 11 septembre ont été bien utiles aux impérialistes pour promulguer des Black Acts et des lois fascistes dans pratiquement tous les pays du monde. Le Patriot Act, le Homeland Security Act et d’autres lois de cette sorte sont introduites aux EU ; les lois et les restrictions anti-immigration sont devenues banales dans l’Europe entière. Le POTA est promulgué en Inde et les Black Acts réduisant les droits fondamentaux sont devenus une caractéristique commune dans tous les émirats du Golfe, en Turquie, en Jordanie, au Pakistan, en Indonésie, aux Philippines, en Malaisie, en Chine, dans les pays d’Europe de l’Est, dans les républiques baltes, et dans tous les pays d’Amérique Latine, particulièrement ces deux dernières années.
L’impérialisme américain est au premier plan dans le renversement des régimes rebelles et l’installation de régimes fascistes fantoches partout. Au Venezuela, il tente de renverser le régime de Chavez et d’installer un régime fasciste fantoche. En Colombie, les EU entraînent, financent et organisent des groupes paramilitaires de droite qui ont tué des milliers de paysans et autres suspects d’avoir des sympathies à "gauche". En Israël, le gouvernement fasciste d’Ariel Sharon a pris le pouvoir, supervise le massacre des Palestiniens et organise un régime de terreur dans tous les territoires palestiniens. Au Népal, le roi Birendra a été assassiné avec tous les membres de sa famille dans un complot tramé par les impérialistes américains et leurs laquais, le roi Gyanendra a été installé sur le trône.
Une psychose de la peur est créée dans les esprits des gens au sujet de bombardements terroristes et la peur est utilisée pour déclencher une violence réactionnaire et pour imposer une autorité fasciste partout.
Par conséquent, le fascisme apparait comme un phénomène mondial afin d’écraser les luttes populaires et pour les détourner dans des voies réactionnaires. Sa victoire ou sa défaite dépend de la force ou de la faiblesse des forces révolutionnaires.
Il faut que le prolétariat combatte tous les types de fascismes, y compris le social-fascisme, par l’intermédiaire des luttes militantes et intransigeantes en isolant et en combattant les forces réactionnaires d’extrême droite d’une part et les social-fascistes qui servent de jaunes à l’intérieur du mouvement de la classe ouvrière d’autre part. La défaite définitive du fascisme, cependant, n’est possible qu’en renversant l’autorité féodale bourgeoise grâce à des révolutions prolétariennes, en instaurant de véritables états de la classe ouvrière et en supprimant le système capitaliste-impérialiste dans son ensemble. Si la classe ouvrière ne saisi pas l’initiative, si elle devient une victime du social-chauvinisme, et du social-pacifisme, elle ne peut pas contenir l’attaque fasciste contre les mouvements populaires et les droits de l’homme fondamentaux. Par conséquent, il faut que la classe ouvrière et les masses opprimées mènent une lutte incessante contre le danger fasciste croissant.

Utilisons l’excellente situation révolutionnaire ! Construisons des forces subjectives et faisons progresser la révolution prolétarienne mondiale vers la victoire !

14. Aujourd’hui, il existe une excellente situation révolutionnaire partout dans le monde, et des suites de l’intensification supplémentaire de la crise générale du capitalisme, toutes les contradictions fondamentales dans le monde contemporain s’aggravent quotidiennement et l’impérialisme s’affaibli de plus en plus. Le monstre de l’impérialisme, même en unissant toutes ses forces, n’arrive pas à maîtriser la vague croissante de luttes populaires à travers le monde. Les masses exposent leur colère contre les guerres d’agression et les brutalités de l’impérialisme, tout particulièrement l’impérialisme américain ; contre l’oppression impérialiste des nations et des peuples ; contre la mondialisation et les politiques néo-libérales ; et contre les mesures et la répression fasciste.
Même si l’impérialisme est pris dans une sérieuse crise générale et que la situation objective dans le monde d’aujourd’hui est extrêmement favorable pour faire avancer la révolution socialiste mondiale, les forces révolutionnaires maoïstes ne sont pas encore assez robustes pour s’acquitter de cette tâche avec succès.
L’absence de solides forces révolutionnaires pour diriger les luttes révolutionnaires armées, parmi lesquelles les différents types de luttes populaires sur diverses questions, s’set soldée par le développement de leaderships petit-bourgeois et bourgeois, le renforcement des forces intégristes religieuses et des forces fascistes et de social-fascistes. La majeure partie de ces forces ont profité de la vague de masse et de la colère des gens pour accéder au pouvoir et détourner les gens de la voie révolutionnaire.
Le rétablissement du capitalisme en Union Soviétique et en Europe de l’Est après la mort du camarade Staline en 1953 et l’usurpation du pouvoir par la clique khrushchovite révisionniste au milieu des années 50, la dégénérescence du parti communiste chinois après la mort du camarade Mao en 1976 et le rétablissement du capitalisme qui en a résulté en Chine sous la clique révisionniste moderne de Deng sont de considérables échecs pour la révolution mondiale et le prolétariat. Ces importants revers, en plus de la violente répression des mouvements révolutionnaires dans certains pays, ont créé des indécisions, des tendances pessimistes et défaitistes, au moins pendant un moment, parmi certaines sections des peuples opprimés à travers le monde, particulièrement parmi les classes moyennes, au sujet de l’avenir du socialisme.
Les impérialistes et les réactionnaires dans le monde entier ont déclenché la propagande la plus virulente contre le socialisme, le communisme et le marxisme-léninisme-maoïsme, en particulier depuis 1989, suite à la vague de masse en Europe de l’Est et dans l’ancienne Union Soviétique et l’effondrement des régimes capitalistes dirigés par les partis révisionnistes ici. Des tentatives désespérées sont faites pour projeter ces régimes discrédités comme étant communistes. Le post-modernisme, le post-marxisme, etc. montent au créneau en niant l’importance des classes sociales, en surnommant l’analyse de classe réductionnisme économique et en déclarant que les identités telles que la race, le genre, la caste, la nationalité sont la réalité moderne. Ils soutiennent que nous avons atteint une période marquée par "la fin des idéologies", "la fin de l’histoire", et ainsi de suite, que le capitalisme a finalement triomphé comme l’unique système viable et qu’il "n’y a pas d’alternative". Ils affirment que la lutte pour le pouvoir d’état corrompt et qu’elle conduira invariablement à des régimes autoritaires, que la planification centrale amène la bureaucratie. Ils projettent la "société civile" comme une alternative à l’état et que dans la sphère économique, le marché doit être l’organisme de contrôle. Par conséquent, toutes ces tendances, dont certains revêtent encore un costume de ‘gauche’, sont apologistes des politiques néo-libérales du capital international, des formes néo-coloniales de contrôle et d’exploitation et se sont révélées être un grand obstacle à la révolution. Dans le contexte d’une telle attaque systématique de l’impérialisme et des diverses tendances post-modernistes et post-marxistes contre l’idéologie marxiste, le communisme et le système socialiste, nous devons intensifier notre effort pour dénoncer la faillite de ces théories et prendre en main des campagnes pour propager le marxisme-léninisme-maoïsme sur une grande échelle.
En fait, l’écrasante propagande anti-communiste et anti-marxiste des médias réactionnaires et le discours post-moderniste de ‘triomphe du capitalisme’ suite à la débâcle en Europe de l’Est et en Union Soviétique, se sont essoufflés après un court laps de temps. Dans presque tous ces anciens états capitalistes bureaucratisés, les partis bourgeois nouvellement formés se sont discrédités est les partis révisionnistes évincés sont revenus au pouvoir. En outre, dans presque tous les pays du monde, de massifs mouvements capitalistes s’élèvent, révélant les profonds dégoût et frustration des masses laborieuses à l’égard du rapace système capitaliste qui a élargi le clivage entre les riches et les pauvres comme jamais auparavant.
Le revers passager dans les bases socialistes n’a pas atténué la crise du capitalisme même d’un iota mais, au contraire, il a seulement exposé la nature cruelle, exploiteuse, oppressive, inhumaine et injuste d’un système qui ne peut pas procurer d’emploi à des millions et des millions de pauvres qui sont disposés à vendre leur force de travail juste pour un repas par jour, un système qui détruit les forces productives et garde son énorme appareil productif à l’arrêt alors même que la vaste majorité des gens continue à mourir, manquant des nécessités minimales pour vivre.
En fait, aujourd’hui, l’évolution des forces productives a atteint un tel stade que les conditions pour le socialisme sont devenues mûres. Le degré élevé de concentration de la production, qui a augmenté encore plus rapidement ces derniers temps à cause des fusions et acquisitions, a amené un degré élevé de concentration de travailleurs dans chaque industrie. Le capitalisme de monopole dans les pays impérialistes et le capitalisme bureaucratique compradore dans les pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique Latine ont davantage fait mûrir les conditions pour la transformation rapide en socialisme après la victoire des révolutions prolétariennes dans ces pays. La situation objective engendre ainsi de nouveaux partis marxistes-léninistes-maoïstes partout dans le monde et une polarisation claire entre les forces révolutionnaires. Au cours des années 80 et 90, quelques initiatives internationales furent prises par certains partis marxistes-léninistes pour rassembler idéologiquement les forces dans une plateforme commune. Il est certain que la progression plus ample des guerres populaires dans les pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique Latine d’une part et les mouvements révolutionnaires socialistes dans les pays capitalistes-impérialistes d’autre part devait aboutir à une polarisation des forces révolutionnaires maoïstes à travers le monde. En attendant, une autre tâche urgente des forces révolutionnaires communistes partout dans le monde est de forger un front de combat avec toutes les forces anti-impérialistes, c-à-d les forces révolutionnaires communistes, les mouvements de libération nationale et les véritables mouvements anti-guerre et anti-mondialisation, les forces maoïstes servant de noyau en vue de l’apport d’un leadership, pour combattre et vaincre solidairement la nouvelle offensive impérialiste dirigée par l’impérialisme américain contre les peuples du monde dans le sillage des attaques du 11 septembre.
Il faut que les forces révolutionnaires partout dans le monde se soutiennent mutuellement, construisent des mouvements de solidarité, et aident et apprennent des expériences des unes et des autres. L’unité de toutes les forces marxistes-léninistes-maoïstes et anti-impérialistes affaiblira indubitablement davantage l’impérialisme.
La formation du Coordination Committee of Maoist Parties and Organisations of South Asia (CCOMPOSA) est une progression révolutionnaire en direction de la coordination des mouvements maoïstes de la région d’Asie du Sud contre l’expansionnisme indien, l’impérialisme et les classes dirigeantes réactionnaires des pays de la région et aidera à parvenir à l’unité de toutes les forces combattantes de la région et à accélérer les guerres populaires en cours.
L’actuelle crise du système impérialiste mondial, particulièrement des impérialistes américains, et l’attitude belliciste des impérialistes américains qui en résulte, accompagnée des résultats compensatoires de la mondialisation impérialiste ont avivé les contradictions fondamentales ; la contradiction entre l’impérialisme et les nations et peuples opprimés est un facteur important déterminant l’actuelle situation agitée. C’est la raison pour laquelle les centre d’agitation de la révolution fournissent de plus en plus souvent une situation extrêmement favorable pour la progression de la révolution de nouvelle démocratie en tant que part intégrante de la révolution prolétarienne mondiale. C’est avec cette toile de fond que les centres de l’agitation dans les pays d’Asie du Sud, tout particulièrement au Népal et en Inde, se développent en vue d’un tournant décisif dans l’histoire.
Le prolétariat mondial et les combattant prennent des leçons des échecs dans la construction du socialisme ; et poursuivront la révolution jusqu’à l’instauration du communisme à travers le monde avec une conviction et une confiance redoublées. Les peuples opprimés se rendent rapidement compte que ces échecs ne sont que temporaires dans la trajectoire en zigzag de la nouvelle révolution révolution démocratique prolongée et dans la révolution socialiste mondiale qui avancera en brisant, d’abord, les liens les plus faibles dans la chaîne impérialiste. Aucune puissance au monde ne peut bloquer cette irrésistible tendance de la ruine définitive de l’impérialisme et de la victoire du socialisme dans un proche avenir.

SITUATION NATIONALE

1. Nous avons constaté que la situation mondiale actuelle est marquée par un grand trouble, une agitation et une instabilité rarement vues dans l’histoire du monde. L’impérialisme américain a non seulement déclaré, mais également déclenché une guerre d’agression contre les peuples et nations opprimés du monde sous le nom trompeur de "guerre contre le terrorisme". Ses desseins malfaisants ne sont rein d’autre que l’instauration de son autorité incontestée et flagrante sur les peuples et les nations opprimées pour remanier les rapports mondiaux existants selon les seuls intérêts impérialistes. Ceci est la logique impérialiste éhontée pour les dépanner dans leur crise économique profonde. Une autre caractéristique bien flagrante de la situation est que les peuples du monde entier, y compris les habitants des pays impérialistes avec les habitants américains eux-mêmes se sont présentés pour s’opposer à ces desseins de guerre sur une grande échelle. La puissante vague de luttes contre la mondialisation impérialiste se poursuit aussi. La résistance grandissante du peuple irakien et du peuple d’Afghanistan, y compris la continuité de la glorieuse lutte du peuple palestinien montre que les impérialistes américains sont de plus en plus pris dans un bourbier. Aujourd’hui, c’est l’impérialisme américain qui est l’ennemi numéro 1 des peuples du monde recourant à l’agression criante, à la domination et à la brutalisation des pays partout sur le globe.

2. Les changements dans la situation mondiale jouent généralement un rôle plus déterminant pour fixer le cours des changements dans la situation intérieur d’un pays. Ce phénomène continue de se révéler plus sensiblement dans le cadre socio-économique et politique de l’Inde. Récemment, ce processus a adopté une dimension plus brute et directe. C’est en raison de ce fait que depuis le transfert de pouvoir en 1947, les classes capitalistes bureaucratiques compradores et féodales continuent d’appliquer les politiques au service des besoins des impérialistes et sont les principaux appuis sociaux de l’impérialisme. La grande bourgeoisie compradore est une classe qui sert l’impérialisme et qui est nourrie pour survivre et grandir. Aujourd’hui, particulièrement après 1990 et l’offensive majeure du capital financier sous la bannière de la LPM (libéralisation - privatisation - mondialisation), elles ont commencé à agir plus effrontément selon les ordres éhontés des impérialistes.
Après la Deuxième Guerre Mondiale, les forces impérialistes ont été confrontées à une lutte anti-impérialiste à une échelle sans précédent dans le monde entier et elles ont produit la politique plus élaborée, plus trompeuse et "plus sinistre" du néo-colonialisme en remplaçant le colonialisme direct. Par la suite, le processus d’accumulation et de régénération du capital ont progressé selon cette politique trompeuse. Au cours de ce processus, différentes capitaux impérialistes ont essentiellement reflété la caractéristique du haut degré d’intégration, avec le rôle principal des impérialistes américains dans celui-ci. Les institutions impérialistes telles que la Banque Mondiale, le FMI, l’AGETAC et l’ONU ont été produites avec cette motivation.
En Inde, ce processus s’est traduit sous la forme d’une ouverture de toutes ses portes pour la pénétration de plus d’un pays impérialiste dans les domaines économique, politique et tous les autres. Un autre facteur notable est que durant les années postérieures à la soi-disant indépendance, ces classes dirigeantes de grands propriétaires fonciers et de la grande bourgeoisie bureaucratique compradore continuent à servir fidèlement les impérialistes. Soumises aux impérialistes, les classes dirigeantes indiennes ont laissé les portes ouvertes au pillage de notre pays par les puissances impérialistes en satisfaisant aussi leurs propres intérêts en utilisant les contradictions impérialistes.
En conséquence, juste après que les impérialistes britanniques soient passés en coulisses, les impérialistes américains ont continué à assumer la position la plus dominante en Inde sur une période de plus d’une décennie. Par la suite, à partir de la fin des années 60, les impérialistes soviétiques ont continué à exercer une position plus dominante pendant une période de plus de deux décennies. Les impérialistes américains sont à nouveau maintenant à la barre des affaires. C’est un fait que les changements et les modifications dans la situation mondiale ont joué un rôle plus déterminant dans les changements de ces orientations.

3. Malgré les changements d’orientation, c’est un fait que les puissances impérialistes majeures continuent à s’infiltrer et à extraire les richesses produites par le peuple indien. C’est également un fait qu’après les années 70, les deux blocs rivaux d’impérialistes continuent à opérer en Inde, bien que les socio-impérialistes soient en position dominante. Tous les deux sont parvenus à établir leurs liens cachés et publics parmi diverses sections des classes dirigeantes, y compris leurs représentants politiques. L’antique "secteur privé" créé et entretenu par les impérialistes britanniques continue à être dominé par les impérialistes occidentaux, tout particulièrement les impérialistes américains. Un autre fait est que bien que le montant total du capital des impérialistes soviétiques continue de rester inférieur à celui des autres puissances impérialistes, particulièrement des impérialistes britanniques et plus particulièrement des impérialistes américains, néanmoins, ils exerçaient un rôle de commandement dans le cadre économique et politique global de l’Inde. La raison est que le capital soviétique était principalement concentré dans les secteurs clés et stratégiques de l’économie indienne. Par conséquent, leur mainmise sur les secteurs clés de l’économie indienne, accompagnée d’une position géo-politique plus favorable dans cette région du globe, sont les facteurs majeurs qui ont aidé les impérialistes soviétiques à atteindre une position plus dominante en Inde. En outre, le capital soviétique était surtout concentré dans le soi-disant "service public", qui était particulièrement encouragé par les impérialistes soviétiques et par conséquent, ont procuré d’énormes prêts sous les atours d’"assistance". Durant ce processus, ils se sont non seulement procuré un grand nombre d’accords commerciaux préférentiels mais ils sont également parvenus à marginaliser l’influence des impérialistes rivaux dans une mesure considérable. Ils ont aussi été les instigateurs des desseins expansionnistes des classes dirigeantes indiennes pour asseoir leur hégémonie et leur contrôle monopolistique sur toute l’Asie du Sud à travers elles. La signature du pacte militaire indo-soviétique en août 1971, et la création du Bangladesh immédiatement après celle-ci furent des événements qui traduisaient clairement la domination soviétique dans les sphères économiques, politiques, militaires et dans tous les autres domaines de l’Inde. Dans la sphère économique, cette relation commode déguisée était effrontément désignée comme une "voie de développement non capitaliste" et un "pas vers le socialisme". Les chefs des prétendus partis communistes de marque CPI et CPM continuent aussi à chanter le même air, alors que le fait est que ce n’était qu’une autre forme typique de domination impérialiste.

4. En Inde, la classe capitaliste compradore, qui s’est dégagée dans le système colonial lui-même, a une longue histoire. Elle a été créée, élevée et nourrie par les impérialistes britanniques eux-mêmes et fut naturellement liée au féodalisme dès le tout début. Après le transfert de pouvoir, la fusion de ce capital compradore avec le capital d’état s’est soldé par la bourgeoisie bureaucratique compradore qui a pris le pouvoir d’état avec la classe des grands propriétaires fonciers. Durant cette période de domination soviétique, cette classe s’est davantage renforcée en raison de la consolidation du prétendu secteur public sous la domination soviétique. La nationalisation des opérations bancaires en même temps que d’autres secteurs, dont la fermeture des portefeuilles privés des princesses, sont des dispositions qui ont été prises dans la direction précitée. Tout comme aujourd’hui, ce processus est renversé en vertu des instructions flagrantes des grands magnats financiers dirigés par les USA, dans le but de renforcer leur contrôle dans le système économique et politique indien.

5. A la fin des années 70 et dans les années 80, alors que l’économie impérialiste soviétique était étirée à son extrême limite, en raison des budgets militaires prédominants, en même temps que le retard technologique et d’autres raisons, il est devenu de plus en plus difficile pour eux de répondre à tous les besoins croissants de l’économie indienne. Dans ce décor, les sections dominantes des classes dirigeantes compradores indiennes ont commencé à explorer d’autres sources impérialistes pour la technologie, les biens d’équipements, les prêts et les flux sans modifier leur orientation politique. Ce processus s’est traduit en premier lieu quand le gouvernement indien a obtenu un prêt de 5 milliards de dollars de la part du FMI avec de stricts conditions. Par la suite, d’autres propositions furent prises par le gouvernement Rajeev Gandhi dans le même sens. Ce processus fut étendu plus explicitement par le gouvernement PVN congressiste qui a adopté la nouvelle politique économique. Après l’effondrement de la superpuissance soviétique, les classes dirigeantes indiennes ont commencé à s’incliner vers la superpuissance américaine. Ce processus s’set davantage intensifié économiquement et plus particulièrement politiquement quand le gouvernement NDA dirigé par le BJP s’est mis en évidence. Dans ce processus, les impérialistes américains ont adopté une position encore plus dominante dans presque toutes les affaires d’administration politique indienne.
Après cela, les impérialistes américains ont commencé à accorder de plus en plus d’attention à l’Inde. Tandis qu’avant l’effondrement de l’Union Soviétique, "l’Inde était réellement hors de portée du radar" des impérialistes américains. Mais après cela, les choses ont commencé à changer. Quand le gouvernement BJP a pris ses fonctions à Delhi, le scénario en mutation a pris une nouvelle tournure. Juste après cela, le président américain Bill Clinton a fait un séjour en Inde, alors qu’avant cela, aucun président américain n’avait séjourné en Inde depuis plus de deux décennies. Après cela, l’Inde est devenue un terrain de chasse pour les dignitaires américains. Ce processus s’est davantage accéléré après les événements du 11 septembre parce que ces événements se sont révélés être un nouveau tournant dans la situation mondiale. Par conséquent, les impérialistes américains ont proclamé l’Inde comme étant leur nouveau ‘pilier stratégique’ en Asie. Précisant l’importance et les contours de cette relation naissante, l’ambassadeur américain en Inde R.D. Back Will lui-même a déclaré le 27 novembre 2002 que "il y a vingt mois, les responsables politiques américains et indiens n’abordaient pas ensemble les importantes questions de commerce coopératif des techniques de pointe, de l’activité spatiale civile et de la puissance nucléaire civile. Aujourd’hui, les trois sujets sont en discussion bilatérale intense, et les dirigeants des deux gouvernements sont déterminés à faire des progrès substantiel". Non seulement cela, un flot sans précédent de responsables politiques de Washington se sont rendus en Inde pour renforcer ces discussions de haut niveau, cela aussi après le 11 septembre 2001. Parmi eux, cinq membres supérieurs du cabinet Bush se sont déplacés en Inde, certains plus d’une fois. Leurs efforts ont été étayés par plus de 100 visiteurs officiels américains, depuis des sous-secrétaires d’état à plus haut placé, y compris le président du Comité des chefs d’états-majors interarmées Richard Myers et la direction du FBI Robert Muller. "Ces responsables politiques américains, en s’engageant énergiquement avec leurs homologues indiens, ont accordé leur attention à la collaboration diplomatique, à l’échange de renseignements, mise en application des lois, aide au développement, projets de santé et scientifique communs, etc". Il a également déclaré que "il y a vingt mois, les militaires américains et indiens ne menaient aucune opération commune, aujourd’hui, ils ont achevé six exercices d’entraînement majeurs". Un autre fait est que les impérialistes américains ont renoncé à appliquer presque toutes les sanctions qu’ils avaient imposé à l’Inde après Pokhran II en 1998. En outre, les impérialistes américains ont implanté leurs nouvelles bases militaires en Afghanistan et au Pakistan, lesquels sont très proches de l’Inde tandis que le gouvernement Vajpayee n’a formulé aucun objection sur cela.

6. Tous ces faits parlent d’eux-mêmes pour dire que le gouvernement Vajpayee a franchi toutes les limites antérieures en se pliant aux orientations politiques et aux politiques militaires des impérialistes, et particulièrement des impérialistes américains. Cette limite a été franchie plus manifestement après les événements du 11 septembre 2001. A vrai dire, ces événements se sont révélés être une bénédiction déguisée pour eux. Lorsque les impérialistes américains ont déclaré et déclenché une guerre d’agression très brutale contre l’Afghanistan, les dirigeants indiens ont effrontément prononcé leur ‘soutien inconditionnel’, alors même que ce n’était pas exigé. Ensuite, ils gardèrent un silence malveillant quand les forces armées alliées américano-britanniques ont foulé aux pieds la souveraineté irakienne et l’ont soumise à leur puissance militaire. Après cette occupation, au lieu de demander aux impérialistes américains de quitter l’Irak, ils ont sans arrêt cherché une excuse pour envoyer leurs forces en tant que forces mercenaires pour se joindre à cette occupation. Non seulement cela, ils ont également commencé à chanter l’air américain de "guerre contre le terrorisme" et du "terrorisme comme étant le plus grand danger" en ajoutant simplement le terme "tous les types de terrorisme". Ils ont promulgué la très draconienne loi POTA en remplaçant le TADA dans le sens des lois antiterroristes poussées dans le monde entier par les impérialistes, particulièrement les impérialistes américains. Ils ont promulgué cette loi dans le but clair de réprimer la vague ascendante de luttes populaires, dont la guerre populaire dirigée par les maoïstes, en même temps que les luttes de nationalité, religieuse et d’autres minorités. En même temps, et dans le même souffle, ils ont déclaré nos deux partis/organisations maoïstes - MCCI et CPI(ML)[PW] avec un grand nombre d’autres organisations de masse, comme étant interdits. De plus, ils ont lâché les règnes des forces de type fascistes et intégristes dirigée par la RSS qui ont organisé une danse de la mort très horrible et du type danse du dragon sur les corpus de la minorité musulmane au Gujarat. Par la suite, les fidèles du BJP ont effrontément déclaré la reproduction de l’"expérience" du Gujarat dans d’autres états. Le silence malveillant des impérialistes américains sur ces événements flagrants a chassé tous les doutes au sujet de leur approbation tacite. De la même manière, le gouvernement BJP a gardé un silence malveillant sur le carnage brutal lâché par les chiens de garde israéliens des impérialistes américains contre la lutte de libération nationale du peuple palestinien. Non seulement ça, mais ils ont accueilli le boucher le meilleur chien de l’impérialisme américain, le premier ministre d’Israël Ariel Sharon avec un tapis rouge à Delhi.

7. En ce qui concerne les politiques économiques, les dirigeants du gouvernement NDA dirigé par le BJP ont battu tous les records précédents en ouvrant les vannes au pillage des impérialistes. Ils ont continué à mettre en oeuvre toutes les politiques imposées par les magnats financiers menés par les EU tout en scandant le matra "swadesi" pendant tout ce temps. A cet égard, ils ont laissé le gouvernement PVN loin derrière en appliquant ces politiques au nom de la ‘deuxième phase des réformes’. Ils ont produit une nouvelle politique industrielle, la nouvelle politique agricole, une nouvelle politique commerciale, une nouvelle politique du textile, une nouvelle politique du charbon et des réformes du secteur financier, etc. Le nouveau gouvernement suit également la même ligne.
En janvier 1991, la valeur du roupie pour un dollar était de 18,20 mais est tombée à 31,40 en mai 1995. Il s’est davantage effondré à un nouveau record de 48,50 au cours de l’année 2003, c-à-d une chose de 170% et la dévaluation de la roupie a touché un nouveau niveau inférieur. Non seulement cela, l’économie indienne continue à dériver dans le piège de la dette. En 1980, la dette extérieure était d’environ 300.000.000.000 de roupies. Mais au moment du gouvernement congressiste PVN, elle a quadruplé à 1.320.000.000.000. Par la suite, durant le gouvernement dirigé par le BJP, elle a franchi le nouveau niveau élevé de 5.000.000.000.000 roupies. Seuls 40% de cette dette est à un taux d’intérêt préférentiel, tandis que le reste est remboursé au taux du marché. En 2001, les charges du service de la dette (c-à-d remboursement plus intérêt) sont passées de 8,2 milliards de dollars (150.000.000.000 de roupies) en 1992 à 14 milliards de dollars (650.000.000.000 de roupies) en 2003.
Ces dernières années, la forme dominante d’entrée de capital a principalement pris la forme d’investissement IDE et de IEE (Investisseur institutionnel étranger), que l’on appelle également investissement de portefeuille. En 1997, le montant total de cet ‘investissement’ était d’environ 9 milliards de dollars (360.000.000.000 de roupies) mais aujourd’hui (en décembre 2003), il a franchi le niveau record de 25 milliards de dollars (10.000.000.000.000 de roupies). Durant l’année 2003, les IEE ont pompé 7,43 milliards de dollars (presque 300.000.000.000 de roupies) ce qui est dix fois plus haut que l’année précédente. Non seulement le rapport d’un tel capital est beaucoup plus élevé, mais sa nature est également spéculative.
En même temps, ils ont supprimé la majeure partie des obstacles à la pénétration du capital impérialiste dans presque tous les secteurs. Ils ont accéléré le rythme de la "modernisation" de l’industrie, et de cette façon, vendu certaines industries majeures qui rapportaient même d’énormes bénéfices. Ils ont encouragé la production croissante axée sur l’exportation en même temps que l’ouverture de toutes les portes du marché indien en assouplissant les limitations à l’importation. Ils ont supprimé toutes les taxes à l’importation de plus de 1400 produits d’usage quotidien. Ils ont pris cette mesure avant même la date limite de l’OMC pour faire plaisir aux impérialistes américains. Ils ont supprimé toutes les restrictions sur l’entrée des banques impérialistes. Ils ont réduit ou même abandonné les subventions dans le secteur de l’agriculture. Par dessus tout, ils ont adopté et commencé à mettre en oeuvre une nouvelle politique du travail pour geler et interdire les grèves. Ils ont surpassé tous les gouvernements précédents en agissant comme des courtiers plus fidèles pour les impérialistes, particulièrement les impérialistes américains, en fournissant ensuite un libre accès au marché indien. Par conséquent, ils ont permis aux impérialistes d’ouvertement piller notre main-d’oeuvre bon marché, notre terre, notre matière première, nos installations d’infrastructure, les épargnes des gens et d’autres sources indiennes. Ils ont même ouvert le secteur des assurances en plein épanouissement au capital impérialiste en même temps que la fourniture de nombreuses concessions dans tous les échanges.

8. Le nouveau gouvernement du Congrès tente de duper la population en criant haro qu’ils ont bien donné un "visage humain" aux réformes, c’est-à-dire aux politiques imposées par les impérialistes. Mais en fait, ils sont obligés d’accélérer leur rythme. Leur franc caractère servile et les besoins croissants des impérialistes, à cause de leur crise de plus en plus profonde, les contraindront à faire ainsi. En outre, c’est le même Congrès et le même Manmohan Singh (maintenant premier ministre, alors ministre des finances) qui ont effrontément produit et appliqué de force ces politiques économiques financées par les impérialistes et c’est la raison pour laquelle ça a commencé à être qualifié de Manmohanomiuqe. Le soutien flagrant des prétendus partis de gauche à l’actuel gouvernement congressiste avec la posture factice d’opposition à ses politiques économiques est une nouvelle escroquerie pour le peuple indien. Par conséquent, leur position de gauche est plus que jamais forcée d’être mise à nu. Bien que le gouvernement congressiste ait fait un simulacre de démantèlement du ministère du désinvestissement qui, sous l’autorité du BJP vendait les biens du pays (c-à-d les entreprises du secteur public) à des prix ridicules, il a aussi activement autorisé les capitaux impérialistes même dans de nouvelles sphères de l’économie. En fait, l’une de ses premières actions fut de permettre la reprise par des capitaux étrangers des aéroports majeurs de l’Inde. Les propositions de budget de 2004 étaient aussi une indication de la mesure dans laquelle ils sont prêt à aller dans cette direction.
Par la suite, la différence entre les unités malades et en bonne santé a perdu son sens. Maintenant, les malades sont fermées tandis que les actions des plus rentables sont vendues, elles aussi à des prix ridicules.
Les exemples de telles ventes d’entreprises du secteur public sont nombreux. Le projet Baleo de dizaines de millions de roupies au Chhattisgarh a récemment été vendu par les dirigeants BJP à un prix ridicule. Ce projet a été vendu en dépit de la vive résistance des ouvriers et des employés de ce projet et malgré le fait qu’il rapportait d’énormes bénéfices et qu’il produisait des articles pour le département de la défense. Maintenant, certains ports et aéroports majeurs sont en vente au nom de la modernisation. Des compagnies aériennes, des sociétés pétrolières, des projets pétroliers et même de nouvelles réformes dans le secteur bancaire sont sur la liste. Plusieurs unités d’entreprises du service public, même celles qui prospèrent sous le contrôle des gouvernements d’état sont soit fermées soit vendues ou sont en vente. Toutes ces mesures anti-populaires des gouvernements du centre et des états ont provoqué et provoquent des manifestations croissantes des ouvriers et des employés dont d’importantes sections de la population. Les glorieuses luttes des employés de l’électricité en Uttar Pradesh exposent un exemple flagrant contre les dispositions imposées par les impérialistes de privatiser l’office région de l’électricité. Mais en dépit de ceci, la production et la distribution de l’électricité dans un grand nombre d’état ont soit déjà été privatisées ou sont dans la liste. A cet égard, le gouvernement central dirigé par le BJP s’est déjà mis en branle en constituant une autorité de régulation et en l’habilitant à s’efforcer de conclure ces transactions avec une nouvelle loi. Par conséquent, dans plusieurs états, ce processus se poursuit à différents niveaux.
Le même processus se déroule dans les secteurs des transports et de la communication selon les instructions directes et non dissimulées de la Banque Mondiale dirigée par les EU, dans presque tous les états. Pour les constructions des routes aussi, des sociétés privées et des multinationales sont sollicitées en vertu des procédés Build-Operate-Transfer (BOT). En vertu de cet arrangement, de telles sociétés sont autorisées à percevoir des taxes élevées directement de la part des véhicules accueillis sur de telles routes. En plus de ça, le gouvernement central dirigé par le BJP a décrété un projet grandiloquent pour la construction d’une autoroute pour relier les quatre coins du pays, cela aussi à l’exigence des impérialistes et principalement dans leur intérêt. On dit que le coût estimé de ce projet est de 200.000.000.000 roupies, alors qu’en faite, il coûtera presque 600.000.000.000 roupies. Pour ce projet, un énorme prêt avec de strictes conditions est déjà en cours. En dehors de ce prêt, les fonds déjà limités des projets de travaux publics sont diminués. Par conséquent, la vaste majorité de la population est privée des fonds requis même pour la réparation des routes qu’elle utilise.
Récemment, les impérialistes, particulièrement les impérialistes américains et leurs institutions financières ont été autorisés à traiter directement avec les gouvernements des états. C’est la raison pour laquelle ils continuent à approuver directement des prêts conditionnels pour installer des industries pour construire des routes luxueuses, des parcs de haute technologie et des villes high-tech telles que Hyderabad et Bangalore et d’autres projets d’infrastructures de cette sorte qui profitent surtout aux impérialistes et à leurs hommes de main en Inde. Différents gouvernements d’état de diverses étiquettes, parmi lesquels le soi-disant gouvernement de gauche du Bengale occidental dirigé par le CPM sont dans la course pour obtenir de tels prêts bridés. Ils franchissent toutes sortes de limites en fournissant toutes sortes de concessions et de moyens aux impérialistes au prix de la sueur et du sang de la population. Dans le même sens, le gouvernement central dirigé par le BJP a décidé de mettre en place des zones économiques spéciales (ZES) dans certains états où aucune loi indienne ne sera opérationnelle. A part les impérialistes américains, l’UE, le Japon et d’autres pays impérialistes sont également dans la course en approuvant d’énormes montants de prêts pour les secteurs de l’énergie, les autoroutes, les télécommunications, etc.

9. Mais la domination de l’impérialisme américain ne signifie pas que la pénétration d’autres forces impérialistes dans les domaines économiques et politiques n’existent pas. L’influence des pays européens, tout particulièrement de l’Allemagne, de la France avec celle de la Russie et du Japon continue plutôt d’augmenter. Tout ceci signifie également que l’Inde est devenue de plus en plus entremêlée dans tout le système impérialiste mondial. C’est la raison pour laquelle aujourd’hui, les Indiens sont de plus en plus soumis aux chocs et aux bouleversements émanant du mouvement de développement du système impérialiste lui-même. La nouvelle pénétration de tous les impérialistes en Inde a non seulement intensifié la pression en bas, avivant de ce fait les contradictions de classe dans le pays, mais a également augmenté les fissures et a en même temps aiguisé les contradictions parmi les classes dirigeantes elles-mêmes bien que cela doive encore se cristalliser.
En raison des politiques économiques dictées par les impérialistes, particulièrement celles promues par les impérialistes de mondialisation, libéralisation et privatisation par le gouvernement central comme par les gouvernements des états, l’économie globale indienne s’est non seulement considérablement dégradée mais les conditions de vie de la population indienne aussi. Ces politiques ont non seulement complètement touché les conditions de vie de la classe ouvrière, mais aussi des sections laborieuses de la société, particulièrement la paysannerie. Le nombre de personne migrant vers les villes pour leur gagne-pain grossi de plus en plus la population urbaine. La condition des classes moyennes, y compris des femmes, des étudiants, des intellectuels, des jeunes set même d’une section assez grande de la bourgeoisie nationale a été grièvement affectée. Le nombre de personnes vivant sous le seuil réel de pauvreté est passé à 48%. La situation d’ensemble est que les effets compensatoires de ces politiques soutenues par les impérialistes ont déjà commencé à remonter à la surface sous la forme d’une nouvelle vague de lutte populaire, tout particulièrement les luttes des ouvriers et des paysans.

10. La classe ouvrière est victime de licenciements, de réductions des dépenses, de blocage des salaires et de baisses de salaires, d’abandon des avantages de la sécurité sociale et d’une précarisation du travail, d’accélérations, etc, y compris des restrictions même sur les activités syndicales minimales. Il y a eu un changement significatif dans la composition de la classe ouvrière dans le sillage des politiques de mondialisation. La composition de travailleurs contractuels et de travailleurs sans salaire fixe parmi le prolétariat industriel est en augmentation. Les emplois des plus grandes usines du secteur organisé sont affectés aux petites usines dans le secteur non-organisé. En outre, il y a une augmentation dans la proportion des femmes ouvrières dans les secteurs à bas salaires. Tous ces changements doivent être pris en compte en formulant notre tactique pour le travail dans la classe ouvrière.
Les crises globales sont si profondes que les classes dirigeantes ne sont même plus en position de fournir le soulagement minimum en acceptant seulement principalement leurs exigences minimales. En conséquences, les travailleurs dans les secteurs organisés, les transports, les banques, les assurances, les secteurs de l’énergie parmi lesquels les employés du centre et des états, et dans d’autres secteurs, se manifestent ou se mettent en grève au niveau des états ou dans toute l’Inde malgré la menace de représailles de la direction, y compris des gouvernements de tous les partis de la classe dirigeante. Aujourd’hui, presque tous les gros syndicats sont dominés par des sections révisionnistes et pro-establishment, mais en raison des luttes croissantes de la classe ouvrière, émanant des contre-effets désastreux des nouvelles politiques économiques, les masques pro-classe ouvrière de ces sections sont de plus en plus souvent mis au jour. A vrai dire, dans les coeurs de vastes sections de la classe ouvrière, le séculaire leadership de ces sections a presque perdu sa crédibilité.
Au cours de ces dernières années, la classe ouvrière dans les différentes sections et dans les différentes régions du pays a mené un grand nombre de luttes valeureuses, particulièrement dans le secteur minier contre les nouvelles politiques économiques des classes dirigeantes promues par les capitalistes. En outre, ces luttes ont, en règle générale, dépassé les frontières syndicales traditionnelles. En un mot, diverses sections de la classe ouvrière ont non seulement exprimé leur colère refoulée contre ces politiques, mais expriment également leur esprit en révolte. Elles n’ont aucune autre alternative que de mener des luttes désespérées contre ces politiques et de balayer les frontières existantes. Mais la classe ouvrière ne peut progresser vers la réalisation de sa mission historique que si, surtout, l’influence profondément enracinée du révisionnisme, du réformisme et de l’économisme est mise en déroute, si une initiative concrète et des politiques révolutionnaires sont adoptées au sein de la classe ouvrière et si elle est dégagée des chaînes des syndicats gérés par la classe dirigeante, y compris ceux des révisionnistes CPI/CPM. De ce fait, ce n’est que sous le leadership résolu de son parti maoïste que la classe ouvrière sera capable, avec plus de fermeté, de mobiliser et de canaliser toutes les luttes de la paysannerie contre l’impérialisme et le féodalisme et pour aboutir à l’instauration d’une nouvelle Inde démocratique en détruisant l’ancienne Inde, progressant de cette façon vers la construction du socialisme et du communisme sur une échelle mondiale. C’est-à-dire en développant, en consolidant et en étendant les flammes de la guerre populaire prolongée déjà en cours dans différentes régions du pays sous le leadership de notre parti.

11. En Inde aujourd’hui, après 57 années de soi-disant indépendance, le monopole des grands propriétaires fonciers sur la terre se poursuit toujours, malgré certains changements. La vaste majorité des paysans constitue encore la classe la plus exploitée et opprimée. Ils sont contraints de vivre dans des conditions très misérables et extrêmement médiocres. En dépit du canular de toutes les réformes agraires, plus de 30% de la terre sont concentrés dans les mains des propriétaires fonciers qui ne constituent que 5% de la population. Des formes extrêmes d’exploitation semi-féodales continuent toujours dans les campagnes. Certaines des formes majeures actuelles d’une telle exploitation sont l’extorsion de leurs produits par l’intermédiaire du métayage, qui leur vole leurs produits jusqu’à 50%, le travail forcé, les capitaux usuraires et marchands et d’autres formes de contrainte extra-économique. La campagne est dominée par les propriétaires fonciers, les usuriers, les marchands et les institutions religieuses. Ces ennemis de classe continuent de protéger et d’être les instigateurs du castéisme, du communalisme, de la superstition et maintiennent même des armées privées ou des forces de voyous et perpétuent une oppression médiévale sur les masses rurales et les Dalits, les Adivasis et les femmes souvent par la perpétration de massacres, de viols, etc. C’est cette classe d’oppresseurs qui détient le pouvoir social et politique et qui fait office de soutien pour l’impérialisme, qui garanti la perpétuation d’une culture féodale décadente et ouvre la voie à la culture impérialiste pourrie des les vastes campagnes. Ceci est encore l’aspect dominant global de la société rurale en Inde aujourd’hui.

12. En dehors de l’exploitation et de l’oppression semi-féodales séculaires, la condition des masses paysannes, particulièrement des paysans pauvres et sans terre, dont les ouvriers villageois, les sections adivasi et dalit, s’est davantage détériorée en raison des politiques promues par la impérialistes. Actuellement, le secteur de l’agriculture est principalement placé à la merci des impérialistes et de la bourgeoisie bureaucratique compradore pour les sciences, les pesticides, les engrais et les machines. Les allocations du gouvernement pour le secteur de l’agriculture ont été de plus en plus réduites de 2,6% à 1,5% en 1997-98 même. L’investissement du secteur public dans l’agriculture a baissé de 14,1% en 1981-82 à 4 ;9% en 2000-01. Sa part dans la formation de capital brut a nettement baissé de 11,2% ) 7,1% dans la même période. Les réformes bancaires par la diminution du prêt au secteur prioritaire ont plus que jamais laissé la paysannerie, tout particulièrement les paysans pauvres et même les paysans moyens à la merci des prêteurs sur gage privés. Les masses paysannes reçoivent 65% de leurs prêts de ces prêteurs sur gage usuraires tandis qu’elles ne reçoivent que 13,5% de leurs prêts de la part des banques du secteur public. La hausse des prix de l’eau, de l’électricité, du diesel, des engrais, des pesticides, des machines et de tous les inputs de l’agriculture d’une part et le prix négligeable et non-rémunérateur pour leurs produits d’autre part, ont provoqué la quasi-cession des terres de toute la paysannerie pauvre, y compris des sections assez considérables de paysans moyens, aux grans propriétaires fonciers.
Dans certaines ceintures de la prétendue révolution verte, les rapports capitalistes ont, dans une certaine mesure, été davantage mis en place mais ils sont très déformés et désarticulés. Ces rapports été introduits au nom, soi-disant, des réformes, mais leur but véritable était non seulement de créer et d’étendre le marché pour les marchandises impérialistes et d’atténuer la crise alimentaire à laquelle le pays faisait alors face, mais également de dérailler les gens des luttes révolutionnaires. En raison de ceci, de nouvelles forces de classe ont émergé dans ces poches mais la question agraire n’est plus fondamentalement résolue.
Les classes dirigeantes ont déjà affirmé encourager davantage de concentration de la terre en diluant et en mettant en échec les actes fonciers plafonds nominaux pour supprimer les limites supérieures sous différents prétextes. Les consortiums des agro-industries, la clameur au sujet de la diversification des cultures et l’agriculture contractuelle au nom de l’aide aux petits paysans ne sont qu’orientées vers la dévastation de la paysannerie pauvre et d’une "section" de la paysannerie moyenne, ainsi, la prétendue mondialisation de l’agriculture indienne et les questions du lancement d’une deuxième révolution verte par l’introduction des cultures génétiquement modifiées ne visent qu’à une plus grande paupérisation de la paysannerie indienne en même temps qu’une intégration plus rigoureuse de celle-ci dans le filet de vautour du marché mondial impérialiste. Ces poches ont été plus étroitement entremêlées ou intégrées dans le filet très étranglant des multinationales dominées par les impérialistes, juste comme Pepsi. Le slogan crié sur tous les toits "de la ferme au port de mer" n’est que la proclamation pour la nouvelle politique axée sur le marché pour servir le processus précité.
Les incidents croissants de ‘suicides’ de paysans pauvres et d’une section de paysans moyens dans certaines régions de l’Inde reflètent la gravité de la crise globale approfondie de l’agriculture. En Inde aujourd’hui, la crise alimentaire est de nouveau à l’ordre du jour avec les informations de sécheresse dans une région et d’inondations dans une autre, tandis que le stock entreposé de céréales et légumineuses pourri de plus en plus dans les entrepôts. Toutes ces caractéristiques contradictoires sont les symboles clairs de l’organisation semi-coloniale et semi-féodale sous la forme néo-coloniale de l’administration indirecte, de l’exploitation et du contrôle.
Dans différentes régions du pays, où les rapports capitalistes ont été développés jusqu’à un certain point, de vastes sections de masses paysannes, dont certaines sections de paysans moyens et de paysans riches continuent à mener des luttes paysannes sur différentes questions, tout en concentrant leur attention sur la revendication ici de crises pour leurs produits. Le renforcement dans les crises de l’engrais à la suite de la diminution ou de la suppression des subventions, la cessation des subsides infrastructurels et l’énorme augmentation des tarifs de l’eau, de l’électricité, des transports et du diesel aux ordres des institutions impérialistes telles que le FMI et la Banque Mondiale, ont aussi amené de plus en plus les masses paysannes dans des luttes de cette sorte. Au cours de ces luttes de mobilisation de la vaste section des paysans, les tirs de coups de feu sur ces luttes à différents endroits et le meurtre d’une quantité de paysans soulignent l’importance de ces luttes. Le coût croissant de la production agricole, les conditions défavorables au commerce et les instructions dans la direction d’un quasi-ravalement du système des prix rémunérateurs en même temps que la fermeture de la Food Corporation of India, y compris le filet étouffant des usuriers et d’autres prêts dus aux politiques soutenues par les impérialistes aggravent et élargissent de plus en plus les bases de telles luttes paysannes militantes contre les classes dirigeantes et leur appareil étatique, y compris l’impérialisme. Notre parti doit soutenir et intervenir avec plus de fermeté dans de telles luttes, certainement sur une base révolutionnaire claire avec le but précis de ré-orienter ces luttes dans la direction de, et en tant qu’élément des luttes anti-impérialistes et anti-féodales de la révolution de nouvelle démocratie qui progresse déjà dans différentes régions du pays. Avec l’intervention aggressive de l’impérialisme dans l’économie agraire, non seulement les paysans moyens, mais même de larges sections de la paysannerie riche sont grièvement touchés. En conséquence, nous voyons surtout le développement d’un mouvement des paysans moyens et riches contre l’impérialisme et l’état. Il nous appartient de nous unir avec ces mouvements pour prendre l’impérialisme pour cible, et en même temps, de les attirer dans le mouvement anti-féodale et anti-impérialiste global tout en dénonçant et en isolant tout dirigeant opportuniste prenant une position compromettante sur cette question.

13. En dehors de la classe ouvrière et de la paysannerie, les conditions d’autres sections laborieuses du peuple deviennent de plus en plus misérables en raison de ces nouvelles politiques économiques. En raison d’une augmentation énorme du chômage, de la menace d’une réduction supplémentaire des dépenses, du blocage des salaires, de la hausse des prix, de la retraite forcée au soi-disant nom de la "grosse prime de départ", des coupes dans le plan de la sécurité sociale y compris les subventions, de l’augmentation de la charge de travail et de l’augmentation des mesures répressives sur les activités syndicales, les conditions de vie des professeurs, des employés et des ouvriers de l’électricité et d’autres diverses sections des employés de classe moyenne deviennent de plus en plus misérables et précaires. Ces sections, parmi lesquelles les médecins, les enseignants des écoles supérieures et des universités sont de plus en plus souvent contraints d’adopter le cours de la lutte pour la réalisation de leurs exigences. Récemment, les classes dirigeantes ont adopté une attitude plus opiniâtre en acceptant même leurs plus justes exigences. Elles ne prennent des mesures légères qu’avant les élections pour tirer profit de leurs votes alors qu’ensuite, non seulement elles abolissent ces gains, mais les accablent de fardeaux supplémentaires. C’est la raison pour laquelle les luttes de ces sections devancent de plus en plus les frontières syndicales habituelles. Mais ces luttes sont systématiquement contenues et trahies par les dirigeants révisionnistes et autres réactionnaires de ces mouvements. A moins que ces dirigeants ne soient complètement démasqués et évincés, et que la pensée réformiste qui a profondément pénétré la section de la classe ouvrière ne soit éradiqué, il est difficile d’amener la classe ouvrière à l’intérieur du courant de la révolution de nouvelle démocratie. Cependant, les mesures répressives croissantes des classes dirigeantes et de leur appareil d’état envers les luttes de ces sections élargissent l’ampleur du soutien et même l’unité avec le mouvement démocratique révolutionnaire et également avec la guerre populaire en progrès dirigée par notre parti dans diverses régions du pays.
Selon la nouvelle politique de l’enseignement, de nouveau imposée par les impérialistes, les réductions dans les subventions et les bourses ont ouvert la voir à de plus en plus de privatisation des institutions scolaires. Ce processus augmente sans arrêt le coût de l’éducation à cause de plus en plus de hausse des frais de scolarité déjà exorbitants. En outre, en raison de l’obstacle total devant les nouveaux emplois et le chômage croissant dû à la privatisation, les étudiants et les jeunes font face à un avenir totalement incertain. Ainsi, le rythme croissant de la commercialisation de l’éducation prive d’une éducation non seulement les sections les plus faibles de la société mais attire également les étudiants dans une nouvelle vague de lutte estudiantine. La lutte, dont la lutte des jeunes, devra s’intensifier de plus en plus à cause des diminutions croissantes dans les affectations budgétaires pour l’éducation, y compris l’intensification supplémentaire des processus de conscience anti-impérialiste et anti-féodale parmi les étudiants.
Pour que les nouvelles politiques commerciales, financières et industrielles promues par les impérialistes soient continuellement suivies par les classes dirigeantes indiennes, un grand nombre de petites et moyennes industries indigènes sont fermées ou déclarées malades. En 1985, plus de 130.000 unités industrielles de cette sorte étaient déclarées malades. En février 2001, près d’environ 40% de telles unités (c-à-d presque 52.000) étaient soit fermées soit impossible à retrouver. Parce que le gouvernement BJP a franchi toutes les limites en adoptant ces politiques et toutes les restrictions pour la pénétration des impérialistes, toutes les industries ont ouvert grandes leurs portes au capital financier, y compris les petites industries de biens de consommation, ainsi qu’à cause des limitations des prêts bancaires, un grand nombre de telles industries sont de plus en plus durement touchées. Récemment, en raison de la nouvelle politique textile, des centaines de milliers d’unités d’artisanat et de métiers à tisser ont fermé, jetant des centaines de milliers de tisserands à la rue dans tout le pays. Ce processus a aussi affecté certaines sections des forces de la petite et moyenne bourgeoisie, qui devront prendre le cours de la lutte, au moins dans une certaine mesure, contre ces politiques parrainées par l’impérialisme et suivies par les classes dirigeantes indiennes.

14. De plus, les conditions de vie de toutes les sections des masses, tout particulièrement les sections pauvres et moyennes sont continuellement rétrécies à cause de la montée en flèche des prix de tous les produits de première nécessité due à la dévaluation croissante du roupie liée aux importations devenant de plus en plus coûteuses. L’inflation avait déjà atteint un niveau record au cours de la décennie des années 80 elle-même. En favorisant les exportations aux dépends des besoins nationaux, les biens de consommation essentiels sont aussi presque hors de portée pour le commun des mortels. Même les sections de la classe moyenne ont extrêmement de mal à s’en sortir avec la montée en flèche des prix. L’actuel taux de croissance crié sur tous les toits de l’économie indienne tel que souligné dans les statistiques est principalement trompeur. Le fait exact est que le déficit fiscal a atteint le niveau recors de 936.560.000.000 roupies et le déficit commercial celui de 663.000.000.000 roupies (14.430 millions de dollars en janvier 2004). En plus de ceci, l’économie indienne est de plus en plus axée sur les lignes des prétendues "économies tigres" des pays d’Asie du Sud avec le rythme croissant des "investissements de portefeuille". Par conséquent, le destin de ce taux de croissance concocté n’est plus différent de ces économies. Il devra éclater tôt ou tard. Le "sentiment de bien-être" crié sur tous les toits s’est révélé la plus grande et la plus humiliante imposture pour le peuple indien dans les récentes élections.
En même temps, le chômage monte en flèche à un rythme rapide. Le nombre de personnes dans le registre dynamique de la bourse du travail elle-même a depuis longtemps dépassé les 40 millions. Tandis que le volume du chômage urbain et rural a franchi le chiffre des 140 millions. Les politiques néo-libérales actuelles aggravent davantage ce problème qui augmente. Ceci provoque la réduction radicale des salaires réels des travailleurs en raison de l’offre excédentaire de main d’oeuvre bon marché sur le marché. La réduction de travailleurs et l’obstacle sur le recrutement et les nouveaux emplois, dont les projets de retraite forcée, battent déjà leur plein par l’intermédiaire des mesures de sous-traitance, d’automatisation et de rationalisation. La majeure partie des industries, des mines et des services se séparent de plus en plus de leur personnel.
Plus de 20 millions d’enfants de moins de 14 ans travaillent dans des conditions inhumaines et plus de la moitié des analphabètes dans le monde vit en Inde. Les subventions de la santé, de l’éducation, des moyens de transport, de l’eau potable, de l’irrigation et de l’électricité sont systématiquement supprimées et des plans de redressement du coût sont mis en place à tort. La prolifération des zones franches d’exportation a poussé de plus en plus de femmes dans des conditions de travail inhumaines où elles sont exploitées non seulement économiquement, mais sexuellement.

14A. Les politiques économiques promues par les impérialistes et suivies par les classes dirigeantes conduisent également à une terrible dégradation de l’environnement et à une crise écologique et mettent de plus en plus les vies des gens, y compris la vie des plantes et des animaux, en péril constant par la prolifération de dangereuses industries émettrices de pollution et chimiques polluant la terre, l’air, l’eau et le climat.

15. En dehors de l’exploitation et de l’oppression féodale et impérialiste, les femmes sont aussi soumises à l’oppression et à la répression des hommes à cause des institutions patriarcales telles que la famille, le système des castes, les rapports fonciers et la culture. Le harcèlement sexuel et autres atrocités contre les femmes ont augmenté ces dernières années, tout particulièrement à cause de la soi-disant libéralisation et le consumérisme et la mondialisation impérialiste. Les prétendues lois constitutionnelles procurant l’égalité aux femmes se sont avérées être un canular. Les masses de femmes, particulièrement les femmes issue de la paysannerie pauvre et sans terre, sont de plus en plus réceptives aux politiques et à l’idéologie démocratiques révolutionnaires. Le fait est que "les femmes représentent la moitié du ciel". Sans déclencher la fureur des femmes en tant que puissante force de la révolution, la victoire de la révolution est impossible. Par conséquent, la mobilisation des travailleuses dans la guerre populaire révolutionnaire contre l’impérialisme et le féodalisme est un must. L’égalité entre les hommes et les femmes peut principalement être atteinte au cours de la guerre révolutionnaire et ensuite plus loin "pendant la transformation socialiste de la société en bloc".
Cependant, tenant compte de l’idéologie profondément enracinée du patriarcat et de l’institution familiale dans les pays arriérés semi-coloniaux et semi-féodaux tels que l’Inde, le camarade Mao a prévenu que la solution finale de la question des femmes demandera une assez longue période de temps, même après l’instauration du socialisme. Par conséquent, il a insisté sur la nécessité de poursuivre la lutte dans classe dans la superstructure pour déraciner les vieilles et décadentes idées, culture, coutumes et habitudes féodales et bourgeoises apparentées au patriarcat et à la domination masculine même au cours de la révolution de nouvelle démocratie. Un grand nombre de femmes jouent déjà et viennent jouer un rôle fort dans la révolution agraire armée sous la forme de la guerre populaire prolongée dirigée par notre parti. Leur rôle dans le mouvement estudiantin, les domaines culturel et littéraire, y compris toutes les autres lutte, s’intensifie jour après jour. Il faut que le parti maoïste prête une attention supplémentaire aux femmes en les stimulant, en les mobilisant, en les organisant et en les aidant à rejoindre diverses luttes, particulièrement la guerre populaire et y compris les organisations féminines révolutionnaires.
Nous devons poursuivre nos effort en imprégnant parmi elles les politiques de la révolution de nouvelle démocratie, et de cette façon, les aider à se rendre compte qu’il ne peut y avoir de libération des femmes sans libération des masses opprimées de l’impérialisme, du féodalisme et de la bourgeoisie bureaucratique compradore. Il faut également que nous continuions à prêter une attention supplémentaire à la promotion de dirigeants communistes parmi elles, y compris en les présentant aux comités de parti compétents.

16. En dehors de l’exploitation et de l’oppression de classe impérialiste et féodale, les masses dalits sont également sous l’emprise brutale et séculaire du système de caste. C’est la raison pour laquelle elles sont aussi victimes d’intouchabilité, de discrimination de caste et de chauvinisme des castes supérieures. Les attaques contre les Dalits par des propriétaires fonciers de caste supérieure et leurs hommes de main se sont intensifiées récemment en même temps que les attaques de l’appareil d’état. En raison d’une pensée castéiste profondément enracinée, tout particulièrement contre les Dalits et même parmi les castes arriérées, il y a eu dans de nombreuses régions du pays un nombre croissant d’attaques par une section ascendante de nouveaux seigneurs féodaux de ces castes arriérées contre les Dalits. Ceci est particulièrement manifeste dans ces régions où l’autorité féodale est menacée par une affirmation croissante des Dalits, tout spécialement de leurs sections pauvres et sans terre. On remarque ceci au Tamil Nadu, au Gujarat, au Bihar, en Uttar Pradesh, en Haryana, au Maharashtra, en Andhra Pradesh, au Madhya Pradesh et ailleurs. Bien des gens sont incapables de supporter toute ascension de statut économique ou éducatif des Dalits, ou leur assertion accrue.
Les odieux systèmes de caste et castéisme sont sans arrêt perpétués par les classes dirigeantes, y compris l’impérialisme, depuis des milliers d’années. Elles continuent d’utiliser et d’être les instigatrices de ce système aussi pour diviser les pauvres afin de pouvoir continuer leur exploitation et leur oppression de classe. Elles s’en servent pour faire avorter leur lutte concrète dirigée contre l’impérialisme, le féodalisme et la bourgeoisie bureaucrate compradore.
La section dalit des pauvres est principalement la victime de ces intrigues. En conséquence, les Dalits sont traités comme des citoyens de seconde zone. Encore aujourd’hui, 90 à 95% d’entre eux sont soit des paysans pauvres et sans terre ou des ouvriers villageois. Même aujourd’hui, leurs luttes contre les classes dirigeantes pour obtenir un statut égal dans la société sont traitées inhumainement et en font des victimes de ces attaques brutales des classes dirigeantes et de leur appareil d’état. Ces attaques se manifestent sous la forme de massacres ou de viols collectifs de masse.
La question dalit est essentiellement une question de classe. Par conséquent, il faut que les forces maoïstes mènent la lutte contre l’oppression de caste dans le cadre de la révolution de nouvelle démocratie et qu’elles combattent également pour leur position égale dans la société dans tous les domaines en abolissant le système de caste. Il faut également qu’elles se battent pour l’égalité des droits et pour les privilèges spéciaux, parmi lesquels les quotas pour les Dalits et d’autres castes arriérées, tout en dénonçant la vacuité des politiques de la classe dirigeante à cet égard. La lutte contre le castéisme et l’intouchabilité doit également être poursuivie dans les domaines idéologiques, politiques et culturels.

17. L’Inde est un immense pays multinational constitué de diverses nationalités et tribus opprimées. En Inde, pas de nationalité occupant une position dominatrice globale comme en Chine et aussi en Russie. De plus, ces nationalités se trouvent à des stades différents de leur développement. Les frontières actuelles de l’Inde ont été établies par les impérialistes britanniques. L’unité actuelle est basée sur l’assujettissement de nombreux peuples et nationalités à une autorité centrale arbitraire. Par conséquent, cette "unité" inégale et réactionnaire est très précaire. Dans une telle situation, ce qui remplacera l’Inde d’aujourd’hui dépendra également certainement de la guerre révolutionnaire en cours et de la conception marxiste-léniniste-maoïste. Dans ce contexte, c’est une des tâches les plus fondamentales de notre parti aujourd’hui.
En Inde aujourd’hui, de nombreuses luttes de nationalités se déroulent et progressent dans différentes régions du pays, adoptant diverses formes, dont la lutte armée. Le tableau global reflète l’humeur enthousiaste des masses. Les classes dirigeantes réactionnaires et leurs chefs impérialistes, particulièrement les impérialistes américains, sont désespérément engagées dans la répression impitoyable de ces luttes. Les luttes de différentes nationalités, particulièrement au Cachemire, dans le Naga, l’Assam, le Manipur et d’autres nationalités dans la région du Nord-Est continuent la lutte armée contre l’état indien. Ces luttes continuent de porter des coups puissants contre les forces armées les plus répressives des classes dirigeantes réactionnaires. Jusqu’ici, plus de 60.000 travailleurs ont été tués au Cachemire rien que ces 15 dernières années. Récemment, à la frontière entre l’Inde et le Bhoutan, l’armée indienne, de connivance avec l’armée bhoutanaise a tué des centaines de sympathisants et de cadres de l’ULFA, de la KLO et de bodos dans une opération militaire. Les millions de forces armées sont déployées contre ces nationalités pour mettre fin à leurs mouvements brutalement sous le talon de fer de la puissance militaire, mais même alors, les flammes ardentes de ces luttes n’ont pas pu être éteintes. Les peuples de ces nationalités luttent non seulement pour leur identité, mais également pour la juste cause d’obtenir le droit honorable à l’auto-détermination, y compris le droit à la sécession. Sans aucun doute dénuées d’idéologie marxiste-léniniste-maoïste, d’autres facteurs défavorables sont un sérieux sujet de préoccupation. Mais même alors, c’est un fait que ces luttent portent de puissants coups aux forces armées des classes dirigeantes indiennes, les affaiblissant de cette façon objectivement. Dans ce contexte, elles jouent un rôle positif. En outre, ces luttes sont une part intégrée de la révolution de nouvelle démocratie.
Le camarade Mao a déclaré que "en dernière analyse, la lutte nationale est une question de lutte de classe". En substance, l’oppression nationale s’abat sur toutes les classes composant une nation, à l’exception d’une petite section d’exploiteurs directement ou indirectement de connivence avec l’impérialisme et les oppresseurs. Mais ce sont les masses de travailleurs, particulièrement les paysans, qui portent le plus gros fardeau de l’oppression d’une nationalité. Sans aucun doute, il est vrai que ceci soit la véritable base matérielle des opérations sous ces luttes. Considérées sous cet angle également, ces luttes de nationalité peuvent aboutir à une véritable libération et au droit à l’autodétermination, y compris au droit de succession dans le cadre de la lutte plus large dirigée contre les classes dirigeantes indiennes et leurs chefs impérialistes, particulièrement les impérialistes américains. Notre parti doit, sans équivoque, soutenir ces luttes de nationalité et la lutte pour l’indépendance, et s’opposer fermement aux tentatives brutales des classes dirigeantes indiennes pour réprimer ces mouvements pour la nationalité. Tout en s’unissant fermement avec la population, chacune des luttes pour la nationalité sans exception doit être soutenue si elle est dirigée contre l’état indien.
Nous devons soutenir les luttes pour la nationalité, parmi lesquelles celles pour le droit à l’autodétermination en même temps que celle pour le droit à la sécession, d’après un programme commun qui prend les classes dirigeantes indiennes pour cible. Il faut également que nous gardions bien à l’esprit que des actions du leadership dominant de ces mouvements ont maintes et maintes fois tôt au tard déserté ces luttes pour rejoindre les rangs des classes dirigeantes en trouvant un compromis avec elles pour obtenir des bénéfices électoraux. Nous devons aussi continuer à délimiter et également à dénoncer en termes positifs les tendances anti-populaires et négatives qui se révèlent souvent durant ces luttes. Sur base de notre programme et de l’initiative indépendante, nous devons de cette façon chercher à démasquer les dirigeantes compromettants et dessiner le mouvement dans le cadre des nouvelles révolutions démocratiques dans le sous-continent indien.

18. D’autre part, les classes dirigeantes indiennes et leurs chefs impérialistes, particulièrement les impérialistes américains, sont désespérément lancés dans le maintien des larges masses, tout particulièrement des paysans pauvres et sans terre, comprenant des Dalits indigents, des femmes, des Adivasis et d’autres sections opprimées sous le talon de fer de leur déjà pourrie organisation féodale impérialiste oppressive et exploiteuse. Dans ce but, ils sont déjà engagés dans la perpétuation, le nettoyage et l’exacerbation des passions communalistes et de caste, particulièrement le fascisme hindou. Parce qu’ils perdent de plus en plus leur crédibilité, ils se servent avec désespoir de la politique britannique du "Diviser pour mieux régner" afin de pouvoir laisser les gens s’entre-tuer en se battant entre eux. C’est la raison pour laquelle ils se sont désespérément lancés dans la constitution et qu’ils sont les instigateurs de gangs contre-révolutionnaires tels que la RSS, le Bajrang Dal et la Shiv Sena, des types de gangs ouvertement organisés qui ont auparavant dansé une chorégraphie du dragon de la mort à Bombay et au Gujarat et récemment dans tout le Gujarat. Ces forces intégristes hindoues doivent non seulement être défiées, dénoncées et combattues politiquement et idéologiquement, mais il faut également que les masses soient stimulées pour isoler les dirigeants. Bien que la politique fasciste hindoue des classes dirigeantes est de transformer la lutte de classe en une guerre fratricide entre communautés, ce n’est pas une simple "Division pour mieux régner", mais une politique fasciste systématique et méthodique de stimulation de l’hystérie parmi la communauté majoritaire, faisant des minorités au bouc-émissaire, particulièrement les Musulmans. Pour combattre ce complot du gang Sangh, y compris du BJP, il est, en tout premier lieu, nécessaire d’être, au niveau local, aux côtés des sections attaquées - les minorités, particulièrement les Musulmans - et de défendre leurs droits, dont celui à leur religion et d’être des citoyens égaux du pays. Mais tout en défendant les minorités localement, il faut que le parti dénonce cette section du leadership qui propage le venin de l’idéologie intégriste. Il doit en même temps également continuer à dénoncer l’intégrisme des autres religions. Si le parti du prolétariat ne continue pas à concentrer son attention sur la progression de la réelle lutte de classe, c’est-à-dire la guerre populaire prolongée, qui mettra finalement un terme à cette menace, la masse de Musulmans sera attirée dans les griffes des intégristes, facilitant de ce fait la guerre fratricide. De surcroit, une intensification de la lutte de classe et de la guerre populaire dans le pays et son prolongement dans des régions impliquant des minorités empêchera les fascistes hindous de lever la tête, dès le tout début.

19. Dans l’ensemble, l’effet cumulatif de tous les facteurs en ce qui concerne les politiques économiques et la politique des classes dirigeantes indiennes promues par les impérialistes brièvement abordées ici, a considérablement intensifié la crise politique et économique dans le pays. Cette crise rend de plus en plus les vies de la population indienne, particulièrement les vies des paysans, de la casse ouvrière et des pauvres des villes, extrêmement misérables. En conséquence, leurs luttes et affrontements s’intensifient nettement dans les sphères sociales et politiques. La guerre populaire en cours menée par notre parti et se développant dans différentes régions du parti apparait sur la scène politique centrale. Dans ce contexte global, y compris le contexte de la situation mondiale actuelle, toutes les contradictions majeures dans le pays s’aiguisent davantage. Elles sont : (i) La contradiction entre l’impérialisme et le peuple indien ; (ii) La contradiction entre le féodalisme et les larges masses ; (iii) La contradiction entre le capital et le travail ; et (iv) La contradiction au sein des classes dirigeantes.
Parce que toutes ces contradictions majeures s’aiguisent de plus en plus, les luttes populaires aussi augmentent contre le système féodal impérialiste exploiteur et oppressif en Inde aujourd’hui. Mais parmi toutes ces contradictions, la contradiction entre le féodalisme et les larges masses continue d’être la contradiction principale aujourd’hui.
Aujourd’hui, la résolution de ces contradictions est plus que jamais posée. Cette résolution exige que soit mis un terme à l’exploitation irresponsable et à l’autorité débridée des classes dirigeantes indiennes en même temps que le contrôle et l’exploitation étouffants de l’impérialisme. Alors seulement les chaînes de l’esclavage pourront être brisées et de cette façon, la voie de la solution des problèmes les plus fondamentaux de la population pourra être éclairée. Progressant dans cette direction, le peuple indien peut parvenir non seulement à la véritable indépendance et à la véritable démocratie, mais également continuer à progresser vers la réalisation du socialisme et du communisme à l’échelon mondial. Mais cette résolution, ou pourrait-on dire la seule alternative, est de continuer de faire progresser et d’achever la guerre populaire prolongée déjà en cours, dont l’axe est la guerre révolutionnaire agraire armée, actuellement concentrée sur le slogan "la terre au laboureur et le pouvoir au comité paysan révolutionnaire" qui constituera le slogan principal de la période jusqu’à la création de la zone de guérilla. Par la suite, dans ces zones de guérilla, avec le développement de formes embryonnaires de pouvoir politique populaire, le slogan central sera transformé en "La terre au laboureur - Tout le pouvoir au comité populaire révolutionnaire". Au cours de l’évolution des zones de guérilla vers les zones de base, ce second slogan assumera la forme principale.

20. Le courageux peuple indien a un très riche héritage de luttes pareilles. Après le formidable mouvement de Telengana en 1947-51, le grand "Ouragan Rouge" comme la révolte de armée de Naxalbari a porté un coup tonitruant non seulement aux classes dirigeantes réactionnaires et à leurs chefs impérialistes, mais a également largement dévoilé les forces révisionnistes et réformistes estampillées CPI et CPI. Cette révolte a également illuminé la voie générale de la guerre populaire prolongée pour le besoin longtemps caressé de la révolution indienne. Ainsi, cette révolte a ouvert un nouveau chapitre dans l’histoire du véritable et accompli mouvement révolutionnaire en Inde.
Bien que ce mouvement ait essuyé un revers passager juste après, cependant, les flammes rouges ardentes de Naxalbari dirigées par les véritables forces maoïstes continuent à briller en Inde sous une forme ou une autre depuis les 36 dernières années. Aujourd’hui, sous le leadership de notre parti maoïste, ces flammes atteignent un nouveau sommet dans l’Andhra, au Jharkhand, dans de Dandakaranya, au Bihar et dans d’autres régions de l’Inde. C’est la raison pour laquelle le slogan résonant ‘Naxalbari - Ek Hi Rasta’ a pris une importance sans précédent à la grande époque d’aujourd’hui.
Se remettant du revers initial passager, nos deux partis continuent à rester sur la voie de la guerre populaire prolongée. Cette voie était déjà éclairée par le grand Mao Zedong et amenée par nos exceptionnels dirigeants de premier plan tels que les camarades CM et KC dans la situation concrète de l’Inde. Dans l’évolution ultérieure de la construction et de la progression de la guerre révolutionnaire agraire armée, c’est-à-dire la guerre populaire prolongée, nous devons traverser une trajectoire très zigzaguante dans la reprise de notre avancement. Nous continuons également à faire face et à nous opposer à la brutale campagne répressive des classes dirigeantes. Malgré ceci, nous avons remporté de nombreux remarquables succès. A partir de petites poches et avec un petit nombre de camarades et d’armes, nous avons réussi à construire un grand nombre de vastes et étendues zones de notre lutte. Nous avons construit un parti relativement fort et vaillant basé sur une bonne ligne marxiste-léniniste-maoïste révolutionnaire. Nous avons également réussi à constituter une People Guerilla Army / People’s Liberation Guerilla Army rouge et loyale, avec la ferme indication de la construction d’une People’s Liberation Army à part entière. En outre, l’esprit combatif de nos forces armées a atteint un haut niveau par la saisie de plus de 500 armes grâce à une audacieuse campagne au siège du district de Koraput (Orissa) en même temps qu’envers six commissariats et d’autres cibles et une audacieuse embuscade dans le district de West Singhbhum dans le Jharkhand. Cette campagne de Koraput et l’embuscade de Saranda indique, qualitativement, un nouveau niveau de notre mouvement. Le niveau a été atteint durant le courageux parcours de la conduite de nombreux raids et embuscades héroïques contre les forces ennemies par nos forces armées rouges avec la participation active et l’aide des masses, cela va sans dire. Nos forces ont formé plusieurs zones de guérilla et sont en train de constituer des zones de base rouges.
En plus de ceci, les masses paysannes dirigées par notre parti sont parvenues à s’emparer et à distribuer plusieurs centaines de milliers d’acres de terre dans nos zones de lutte. Cette terre a été distribuée en gardant à l’esprit le slogan "la terre aux véritables laboureurs et le pouvoir politique aux comités paysans révolutionnaires". Ces comités se développent en tant que centre d’un nouveau pouvoir au niveau local. Ces comités sont en train de se développer en tant que ‘comités populaires révolutionnaires’ à part entière, avec l’évolution supplémentaire de la guérilla révolutionnaire dans la direction de la mise en place, bientôt, de zones de base rouge à partir des zones de guérilla et des bases de guérilla en voie de développement. Ceci est la plus grande tâche de notre parti uni.
Dans une certaine mesure, nous avons été capables de construire les formes rudimentaires d’un front uni grâce à la lutte armée et pour la lutte armée, et sur la base d’une alliance paysan ouvrier au niveau local dans ces régions de lutte armée sous la forme de comités paysans révolutionnaires. Ceci est renforcé par la progression de la lutte armée et par l’instauration du nouveau pouvoir politique des paysans pauvres et sans terre, des travailleurs agricoles, des paysans moyens et d’une section des paysans riches dans le cadre du progrès de la révolution agraire. Ce sont ces organes rudimentaires de pouvoir qui doivent se développer dans l’optique de devenir le coeur du NDF. De plus, nous avons mobilisé les masses et différentes catégories d’organisations de masse dans les mouvements anti-impérialistes et anti-féodaux au niveau du pays qui ont besoin d’être davantage consolidés en direction d’un front uni tactique qui sera également au service du NDF et lui servira de part complémentaire. En plus de cela, et dans la même direction, nous sommes aussi parvenus à construire plusieurs organisations de masse par l’intermédiaire de luttes révolutionnaires et d’autres luttes de masse, dont des organisations révolutionnaires de femmes. Nous avons également réussi à mobiliser, à organiser et à recruter un grand nombre de femmes, tout particulièrement parmi les paysans pauvres et sans terre dans nos organisations de masse et autres, y compris l’armée et le parti. Dans l’ensemble, nous sommes aussi parvenus à accroître et à étendre plusieurs zones de notre forte influence dans diverses régions du pays allant de l’Assam au Punjab et de l’Uttarkhand au Kerala.

21. Dans la construction de tels mouvements puissants, des milliers de nos martyrs héroïques ont sacrifié leur vie tandis que beaucoup d’autres continuent à se présenter pour prendre les armes. Et faire avancer leur mission inachevée. Au cours de la fastidieuse route de la sauvegarde de notre guérilla tout en la faisant progresser, nous sommes également parvenus à contrecarrer et presque à détruire les armées privées des propriétaires fonciers et de la gentry malfaisante telels que la Bhumi Sena, les Bramharashi, Sunlight et Ranvir Seni, et les organisations contre-révolutionnaires soutenues par le gouvernement telles que le Gram Suraksha Dal. Ces Senas continuent à être soutenues et poussées par les partis de la classe dirigeante tels que le BJP et leur appareil étatique dans le but pertinent de terroriser les masses, particulièrement les masses paysannes et de les empêcher de s’approcher de notre parti et de la guerre populaire prolongée qu’il dirige. Aujourd’hui, une section de la Ramvir Sena et du Gram Suraksha Dal continue encore à fonctionner mais son influence et sa puissance ont considérablement diminué. La lutte pour l’éliminer se déroule à une rythme rapide.
Dans certaines régions de nos zones de lutte, les gouvernements du centre et des états créent des centaines d’organisations que l’on pourrait qualifier de noires, comme les Green Tigers, la Kranit Sena, etc. depuis les années 90 dans le cadre de nombreuses formes de répression. Des opérations clandestines de cette sorte font partie de l’offensive contre-révolutionnaire générale contre les Maoïstes.
En fait, ceci fait partie de l’offensive complète sur plusieurs fronts entreprise par le JOC (Joint Operational Command) du gouvernement central et soutenu par l’impérialisme. Un plan de contre-insurrection avec la stratégie du conflit de faible intensité est adoptée par les dirigeants pour écraser le mouvement grâce à une politique de réformes et de répression impitoyable avec une intensité sans cesse croissante. D’énormes fonds donnés par les impérialistes sont utilisés pour sevrer les masses des Maoïstes et entraîner les camarades à se rendre alors qu’en même temps, une répression fasciste est déchaînée sur les forces combattantes, en particulier les dirigeants. Dans ceci, l’Andhra Pradesh a été choisi comme modèle par la Banque Mondiale et les impérialistes pour écraser les Maoïstes en Inde.

22. En outre, nous avons remporté ces succès initiaux en faisant face et en nous opposant, même en donnant une réponse convenable aux plus impitoyables campagnes répressives lâchées par les classes dirigeantes réactionnaires et leurs chefs impérialistes au cours des 36 dernières années. Elles ont remué ciel et terre dans leur campagne vile et très impitoyable pour anéantir notre parti et la guerre populaire en progrès menée par lui. Durant ces campagnes, ils ont utilisé les méthodes les plus brutales et sanguinaires telles que les fouilles, les pillages, les emprisonnements, les tortures et même les viols des femmes, et par dessus tout, le meurtre de milliers d’héroïques fils et filles du peuple indien grâce à la méthode pernicieuse des fausses rencontres, foulant de cette façon aux pieds toutes les lois civiles, y compris les conventions internationales.
Aujourd’hui, ils ont constitué un commandement opérationnel commun composé de neuf états sous le commandement du du gouvernement central et ont déployé de façon permanente des milliers de forces paramilitaires, y compris des forces de commandement spéciales de type Grey Hound tout spécialement entraînées par le Mossad et sous la surveillance du FBI. Ils ont aussi déclaré qu’ils s’occuperaient de notre mouvement juste comme ils s’occupent du mouvement populaire cachemirien. En fait, ils ont déclaré une guerre permanente pour éradiquer la guerre populaire prolongée menée par notre parti sans même le déclarer ouvertement. Eux, et leurs médias de presse écrite et électronique sont sans arrêt occupés à calomnier cette guerre populaire prolongée menée par notre parti, la qualifiant de terroriste et anti-sociale, et ils tentent même de la relier à la célèbre ISI, etc, alors que la vérité, c’est que ce sont eux et leurs forces armées qui se comportent comme des terroristes, et cela aussi selon les ordre des impérialistes, particulièrement les plus grands terroristes du monde, les impérialistes américains. Mais malgré leurs montagnes de mensonges calomnieux, et plus encore, leurs campagnes répressives très impitoyables et pernicieuses, la guerre paysanne sous la forme de guerre populaire prolongée menée par notre parti se lance sans cesse en avant et continuera certainement à le faire jusqu’à la victoire, cela aussi, avec la participation active et le soutien du peuple, particulièrement des masses paysannes.

23. La situation d’ensemble en Inde aujourd’hui traverse une période extrêmement explosive. Toutes les contradictions majeures de la société indienne s’intensifient de plus en plus. La contradiction entre l’impérialisme et les larges masses de la population (y compris les nationalités) en même temps que la contradiction entre le féodalisme et les larges masses de la population prennent une dimension alarmante, alors que c’est la dernière qui détermine davantage la situation globale. La contradiction entre les différentes factions parmi les classes dirigeantes interagi aussi tout comme elle s’intensifie très nettement et en même temps que ces contradictions. A la suite de l’intensification croissante de ces contradictions, deux particularités avantageuses remarquables se reflètent clairement dans la situation en développement.
D’abord, l’Inde sombre de plus en plus et plus profondément du côté d’une crise politique et économique très critique. En raison de ceci, il n’y a aucun signe de redressement ni de stabilité politique permanente dans tout le système parlementaire et dirigeant, le système parlementaire et les partis au pouvoir parlementaire, y compris les politiques parlementaires, révèlent une limite considérable. La confiance des masses laborieuses en ce système a plus que jamais été détruite. Le phénomène de déchirement, y compris la fabrication et la rupture et l’alliance ouvertement opportuniste dans les partis de la classe dirigeante a pris une dimension alarmante. La question de l’autorité stable d’un parti est déjà devenue un souvenir. Ils sont dépourvus de tout slogan viable pour duper le peuple. Dans le cas de la corruption, un gros scandale après l’autre ont totalement découvert leurs horribles visages. Même les soi-disant partis de gauche perdent rapidement du terrain. Ils ont recourt de plus en plus ouvertement à la répression intense pour réprimer les luttes populaires éclatant même sur des exigences très courantes et justes. Se reposant ouvertement sur de brutales mesures répressives et attisant le délire communaliste, tout particulièrement l’intégrisme fasciste hindou qui est la dernière armes des classes dirigeantes indiennes. Avec le changement de couleur et des visages des dirigeants à Delhi, la Sangh Parivar doit poursuivre ses vils desseins attisant l’intégrisme pour reprendre le pouvoir perdu. Par conséquent, le parti du prolétariat continue la lutte contre ces forces comme demandé par les circonstances, tout en restant à la pointe des luttes populaires dirigées contre les nouveaux dirigeants accompagnés du CPI/CPM et de leurs chefs impérialistes.
C’est une des raisons principales du combat de chien qui devient très vif entre eux. Même si la polarisation parmi eux concernant qui s’alliera avec quelles puissances impérialistes n’est pas clairement cristallisée. Ceci ne pourra avoir lieu que quand des blocs nettement définis prendront forme au niveau international. Mais une chose est assez claire, c’est que la contradiction entre les impérialistes américains et britanniques d’une part et les impérialistes européens et russes d’autre part interagi aussi de plus en plus derrière ce combat de chien. C’est la raison pour laquelle ce combat de chien a de fortes chances de s’intensifier de plus en plus. Notre parti, accompagné par d’autres forces maoïstes et révolutionnaires, doit tirer parti de la situation favorable créée par ce combat de chien. Ils doivent le faire, non seulement en dénonçant les politiques parlementaires et le système parlementaire tout entier, y compris les partis parlementaires de la classe dirigeante, mais ils doivent également construire un mouvement de masse solide autour du slogan "le boycott des élections est un droit démocratique" de la population. Plus que ça, il faut aussi qu’ils continuent à concentrer leur attention sur la progression de la guerre populaire prolongée par l’intermédiaire des moyens militaires adaptés, particulièrement durant les élections. Ce n’est qu’alors qu’ils pourront en réalité souligner le fait que l’embryon du véritable pouvoir démocratique populaire se répandant dans les campagnes grâce à la guerre populaire prolongée est l’unique alternative qui peut conduire le peuple vers l’écrasement de l’ancienne et l’instauration de la nouvelle Inde.
Deuxièmement, la situation hantée par la profonde crise en cours continue à fournir un terrain fertile très favorable pour la marée nouvellement montante de luttes populaires. Les flammes brûlantes du grand mouvement de Naxalbari en expansion et gagnant du terrain en Andhra, au Jharkhand, dans le Dandakaranya, au Bihar et dans les zones voisines sont le fer de lance de ces luttes. Aujourd’hui, le mouvement de Naxalbari s’est développé à un niveau sans précédent dans toute l’histoire du mouvement communiste en Inde. Une nouvelle phase élevée du tonnerre de printemps a déjà commencé. Aussi bien la force que le flux de notre mouvement progressent vers la réalisation de sa mission historique. Plus important encore, nos deux partis ou nos deux courants maoïstes dominants sont parvenus à construire et à renforcer la guerre populaire prolongée tout en opérant séparément. Mais maintenant, nous avons également réussi à nous unir en un seul parti panindien basé sur la position marxiste-léniniste-maoïste et nous sommes ainsi parvenus à réaliser l’espoir extrêmement entretenu depuis longtemps par les révolutionnaires d’esprit et d’autres personnes dans le pays, y compris toute notre base et les forces maoïstes révolutionnaires internationale et d’Asie du Sud.
En outre, nous avons aussi développé un rapport plus étroit avec les forces marxistes-léninistes-maoïstes internationales. Bien que les centres d’agitation de la révolution mondiale continuent d’être l’Asie, l’Afrique et l’Amérique Latine, les mouvements révolutionnaires en Asie du Sud, tout particulièrement au Népal et en Inde, sont devenus, pour le moment, un centre important des mouvements révolutionnaires du monde. La guerre populaire prolongée au Népal dirigée par le CPN(Maoist) va triomphalement de l’avant en s’opposant et en faisant échouer la brutale répression des classes dirigeantes du Népal ouvertement soutenues par les impérialistes, particulièrement les impérialistes américains et les expansionnistes indiens. La position des forces marxistes-léninistes-maoïstes en Asie du Sud est également relativement meilleure. Une réalité davantage encourageante est aussi qu’elles se rapprochent. La formation du CCOMPOSA dans le cadre de la coordination qui se prépare et de la tendance croissante à l’unité entre les forces maoïstes internationales est un pas en avant dans cette direction.

24. Avec l’échec du mouvement communiste international, tout particulièrement avec le revers en Chine, les impérialistes ont cherché à présenter le communisme comme mort. Comme alternative au communisme, ils ont agressivement encouragé les théories du post-modernisme, la subalternité, etc. Tout ceci a été relié au mouvement de dissidence dans le monde dans le but de nier le rôle de la lutte de classe dans la société en mutation. Bien qu’ils aient un aspect radical de gauche, ils agissent pour diffuser des attaques organisées contre le système et nier l’existence de l’unique alternative possible, c-à-d le socialisme.
Et quant aux révisionnistes, ils ont une influence considérable sur de nombreuses sections de la classe ouvrière organisée. Il est important de libérer ces sections de l’étau des révisionnistes afin qu’elles puissent jouer pleinement leur rôle en tant qu’élément de l’avant-garde prolétarienne. Contrecarrer et vaincre ces tendances post-modernistes et révisionnistes, tout particulièrement les tendances révisionnistes, sont des tâches primordiales du parti. Alors que le révisionnisme demeure le danger principal dans le monde aujourd’hui, par conséquent, il ne peut être très efficacement combattu et vaincu que par notre idéologie, le marxisme-léninisme-maoïsme, avec sa propagation large et plus particulièrement en l’appliquant de façon créative aux situations concrètes, c-à-d aux divers problèmes, événements et phénomènes se présentant de temps en temps, changeant de ce fait aussi bien le monde objectif que subjectif. Sans combattre ces deux tendances, tout particulièrement le révisionnisme, sur le plan idéologique, politique et organisationnel, il serait impossible de faire progresser, dans le pays, la révolution de nouvelle démocratie vers la victoire et de continuer à avancer vers la réalisation du communisme à l’échelon mondial.

25. Les ONG cherchent à détourner les sections les plus avancées de la voie de la révolution. Avec leurs idéologies post-modernistes et révisionnistes, elles cherchent à dévier le mouvement révolutionnaire dans des directions acceptables et pacifiques.
Un imposant réseau d’ONG financées par les impérialistes a été constitué dans tout le pays, se concentrant particulièrement dans les zones de conflit ou de conflit potentiel pour saboter la révolution. Elles jouent un rôle contre-révolutionnaire, se servant des énormes fonds à leur disposition pour corrompre une section des masses et la sevrer de l’activité révolutionnaire. Comme on pouvait s’y attendre, un grand nombre des ONG sont absorbées dans les systèmes d’assistance du gouvernement lui-même, au niveau central comme au niveau des états. C’est notre tâche urgente de dénoncer l’idéologie des ONG et de les isoler des masses.

26. Etant soumise à l’impérialisme, le rôle rapace de la bourgeoisie bureaucratique compradore n’est pas limité à la seule Inde. Elle lorgne aussi sur les pays voisins d’Asie du Sud et intervient assez souvent dans leurs affaires politiques. Soutenue par les puissances impérialistes, l’Inde joue un rôle expansionniste qui est une grande menace pour les pays voisins de l’Inde. Grâce à ce rôle expansionniste agressif, la bourgeoisie bureaucratique compradore d’Inde, tout en étant principalement au service des impérialistes, a également ses propres intérêts dans la région. Les classes dirigeantes indiennes continuent à poursuivre leurs intérêts expansionnistes en Asie du Sud. Elles cherchent à accaparer leurs marchés et leurs sources de matière première. Comme on pouvait s’y attendre, à peine une semaine après son accession au pouvoir, le ministre des affaires extérieures du Congrès est allé trois jours au Népal, y menaçant le mouvement populaire maoïste et s’ingérant de façon éhontée dans les affaires intérieures du pays.
Le gouvernement du Congrès a maintenu la politique du BJP en fournissant même encore plus d’armes à la monarchie réactionnaire et à sa Royal Nepalese Army génocidaire. Plus tôt, le gouvernement de l’Inde avait directement envoyé son armée au Bhoutan, se servant de l’armée bhoutanaise comme de chair à canon pour écraser les mouvements de nationalité basés là-bas. A cause de leurs activités expansionnistes, les dirigeants indiens s’isolent de plus en plus des peuples de toute l’Asie du Sud. Certains de ces pays d’Asie du Sud craignent même d’être annexés comme le Sikkim. Par l’intermédiaire des explosions nucléaires et du lancement des missiles Prithvi et Agni, les classes dirigeantes indiennes visent à faire naître la peur parmi les populations des pays d’Asie du Sud et de les assujettir.
L’hystérie de la guerre anti-Pakistan, bien que provisoirement réfrénée en raison des ordres américains, doit également être dénoncée tout en restant sur nos gardes, les classes dirigeantes pakistanaises faisant office de laquais des impérialistes américains, ayant également besoin de provoquer des passions anti-indiennes afin de détourner l’attention de la population de la profonde crise intérieure. Pour le moment, les EU cherchent la paix entre les deux pays dans le cadre de leurs intérêts go-politiques en Afghanistan et de leurs intérêts économiques dans le transport par pipeline du pétrole d’Asie centrale à travers le Pakistan vers l’Inde et au-delà.
La classe ouvrière indienne et son parti doivent soutenir toutes les luttes des peuples d’Asie du Sud contre l’expansionnisme indien et ses chefs impérialistes et doivent dénoncer et lutter contre toutes les actions expansionnistes des classes dirigeantes indiennes.
Elles ont essentiellement utilisé l’ASARC pour établir une zone de libre-échange pour permettre la libre circulation de marchandises depuis l’Inde, s’emparant de cette façon de leurs marchés. Dernièrement, elles ont aussi cherché à l’utiliser pour leurs soi-disant politiques anti-terroristes dans toute l’Asie du Sud, pour réprimer les mouvements populaires et de nationalité dans la région.
Il faut aussi que la classe ouvrière indienne révèle les complots et l’agression déclenchée par les classes dirigeantes indiennes pour réprimer la lutte populaire du Tamil Eelam par de tels actes que l’interdiction des LTTE, étende son soutien à la lutte du Tamil Eelam et condamne le génocide brutal dirigé par le gouvernement sri-lankais contre les luttes populaires du Tamil Eelam.

Conclusion

27. La situation actuelle dans le pays est marquée par une crise de plus en plus profonde et des perspectives de grande progression révolutionnaire. La raison principale du changement à Delhi est la politique de réformes économiques qui ont un impact désastreux sur les vies des masses. Ce sont les mêmes politiques qui ont aussi vu la chute des gouvernements du congrès au niveau de l’état. Un autre facteur de l’échec de la coalition dirigée par le BJP est l’aversion des masses pour les politiques grossières de fascisme hindou qui a vu la majeure partie de ses fidèles être vaincus. Enfin, les violences contre le mouvement révolutionnaire, particulièrement dans l’Andhra Pradesh, au Bihar, dans le Jharkhand, le Chhattisgarh, en Orissa, etc, ont eu des conséquences sur les votes NDA. Mais avec la victoire du Congrès, ni le fascisme hindou ni les réformes économiques n’ont en fait été vaincus. Immédiatement après son accession au pouvoir, le Congrès a poursuivi le "programme de réformes", juste comme le BJP. Avec la défaite et éliminé du pouvoir, il est probable que le Sangh Parivar intensifie son programme d’hindutva une fois que se développera la frustration liée à la nouvelle pratique du Congrès.
En outre, en mettant en place un budget qui sert les intérêts impérialistes et intensifie le dénuement des masses, le Congrès s’est complètement soumis aux ordres impérialistes en faisant passer le Fiscal Responsibility and Budget Management Act. Les impérialistes ont invariablement exigé la réduction du déficit fiscal. Maintenant, avec le FRMB Act, le gouvernement est prié de réduire son déficit fiscal de 0,3% chaque année, et s’il n’y parvient pas, il est contraint par cette législation de diminuer les dépenses publiques - ce qui signifie de détériorer davantage les moyens d’existence des masses. Une loi si manifestement servile est du jamais vu durant toute l’histoire post-1947 du pays et a été adoptée dans une précipitation excessive juste trois jours avant l’introduction du budget 2004-2005. Par conséquent, nous comprenons que quel que soit le parti parlementaire au pouvoir, tous agissent pour mettre servilement en oeuvre les politiques économiques imposées par les impérialistes Banque Mondiale/FMI/OMC dans le pays.
Les prétendues modernisation et politiques de haute technologie du gouvernement ne sont que pour une petite classe d’élite. L’immense section des masses, tout particulièrement les pauvres en milieu rural, est poussée plus profondément dans un état arriéré. Même cette "modernisation" a lieu avec un matériel dépassé écoulé par les impérialistes dans le pays à des coûts excessifs. L’extrême pauvreté, qu’elle soit rurale ou urbaine, prive les masses des équipements même élémentaires sans parler des conditions de vie modernes.
Les combats de chien des partis de la classe dirigeante grandissant dans le pays ne concernent pas les politiques mais sont le reflet de la crise et des chamailleries croissantes au sujet d’un gateau qui va en diminuant. En outre, la dispute grandissante entre les impérialistes au niveau international continuera à se traduire dans d’intensifiées chamailleries de la classe dirigeante. L’instabilité croissante dans le camp ennemi peut être un grand avantage pour les forces populaires si elles est efficacement utilisée pour faire progresser la guerre populaire. Non seulement l’UPA et la NDA sont-ils à couteaux tirés, mais les prises de bec augmentent également à l’intérieur de chaque formation.
De surcroit, à la suite des politiques de réformes économiques, les masses déjà pauvres sont poussées encore davantage vers la misère noire. Les réformes influeront aussi gravement sur les classes moyennes et même sur une section de la petite bourgeoisie et des commerçants. Les employés et les travailleurs continueront à être licenciés. La population rurale sera dévastée et d’entières nouvelles générations seront dans le brouillard, sans emploi productif ni source de revenus. Une attaque tellement foudroyante contre les vies des gens se soldera par un mécontentement croissant éclatant en troubles et en révoltes. Pour réprimer cette révolte, ils mettent en place les deux politiques de répression impitoyable et de fascisme hindou.
C’est pour étouffer ce mécontentement grandissant que les dirigeants se sont pourvus de pouvoirs draconiens et développent continuellement les forces de la police, des paramilitaires, de l’armée et également des forces de renseignements. Malgré sa rhétorique, il y a de fortes chances que le Congrès remplace simplement le POTA par une autre loi. Il garde le silence sur les recommandations du très célèbre Malimath Committee qui institutionnalise de facto les méthodes judiciaires de type POTA. Il n’est pas surprenant que conseiller à la sécurité nationale du premier ministre du Congrès soit le meilleur expert en contre-insurrection de l’Inde.
Dans le cadre de sa stratégie de conflit de faible intensité, le gouvernement du Congrès se prépare pour de foudroyantes attaques contre les forces révolutionnaires et de nationalité, juste comme le faisait le BJP, tout en offrant un simulacre de pourparlers. Dans le cadre de sa stratégie du conflit de faible intensité, il utilise alternativement les deux - répression impitoyable et pourparlers de "paix" - afin de désarmer les masses et les forces révolutionnaires. Quelle que soit la politique immédiate qu’il adopte pour diverses opportunités politiques, l’essence de la politique d’état sera une répression intensifiée et croissante et des attaques impitoyables contre les forces révolutionnaires et de nationalité.
Donc aujourd’hui, il est urgent que le parti du prolétariat mobilise les sections les plus larges des masses contre l’attaque grandissante de l’impérialisme contre le pays, contre la répression de l’état conjointement avec un soutien à tous les mouvements contre l’impérialisme et le féodalisme. Ceci sera en plus de la tâche essentielle qui est de développer la guerre populaire dans la campagne. Une telle unité est inconcevable sans dénoncer et isoler le leadership des révisionnistes de toutes les couleurs et les ONG financées par les capitalistes dans le pays et convaincre leurs bases. Ces deux forces, particulièrement les révisionnistes, agissent comme les chevaux de Troie de la classe dirigeante à l’intérieur du mouvement populaire dont l’unique but est de le faire dévier et de le détourner dans des voies acceptables et pacifiques.
Compte tenu du déclin passager des mouvements de la nationalité, avec la désertion des dirigeants Naga et l’écrasement sans pitié de la majeure partie des autre, les attaques ennemies risquent d’être davantage dirigée sur les Maoïstes et la guerre populaire qu’ils dirigent dans le pays. Par conséquent, la situation exige un grand degré de vigilance, l’intensification et le développement de la guerre populaire et l’ouverture de nombreux autres fronts politiques pour détourner et dévier la concentration ennemie. Alors qu’aujourd’hui, la situation présente de multiples danger, les possibilités de progression sont immenses.
Etant donné l’excellente situation révolutionnaire mentionnée ci-dessus, alors que toutes les contradictions fondamentales au niveau national et international s’avivent à un rythme rapide, il devient d’autant plus important pour le prolétariat indien d’affuter toutes les armes appropriées et requises dans son arsenal et de prendre l’initiative, d’abord pour poursuivre et faire progresser la guerre révolutionnaire agraire armée, c’est-à-dire la guerre populaire prolongée, pour bâtir l’armée et les zones de base, mais aussi pour mobiliser les masses sur une grande échelle pour créer une vague révolutionnaire de masse à l’échelle nationale. La situation révolutionnaire croissante dans le pays ne peut être utilisée efficacement pour faire avancer la révolution démocratique populaire en cours vers la victoire qu’en consolidant tout le parti, en mettant en place un leadership prolétarien à tous les niveaux depuis la base jusqu’au niveau national ; en purgeant le parti de toutes les tendances étrangères au moment où elles se manifestants, le bolchévisant de ce fait davantage ; en unifiant tous les groupes et individus révolutionnaires communistes et en propageant les politiques prolétariennes et l’idéologie du marxisme-léninisme-maoïsme ; en édifiant le plus large front uni de toutes les forces anti-impérialistes et anti-féodales sous la direction de la classe ouvrière basée sur l’alliance paysan-ouvrier avec une ligne de classe et une ligne de masse révolutionnaire ; en fondant des zones de guérilla et une armée populaire dans le but d’établir des zones libérées, ce qui est notre tâche immédiate.

Nos principales et immédiates tâches politiques

28A. Tâche principale du parti

Tout en adhérant à l’orientation de base précitée, notre parti doit prendre en main les tâches fondamentales, principales et immédiates pour faire progresser la révolution démocratique populaire en cours :
Développer et intensifier la guerre populaire partout dans le pays. Prendre en main la tâche fondamentale et principale de la construction d’une People’s Liberation Army et de zones libérées en faisant avancer la révolution agraire armée. Adopter des plans concrets et assortis d’une échéance pour transformer les zones de guérilla en zones de base.
Orienter toutes les activités pour hâter la réalisation de la tâche principale. Déjouer chaque attaque des gouvernements des états et du gouvernement central visant à liquider notre parti et la People’s Liberation Guerilla Army et à réprimer les luttes révolutionnaires paysannes en menant la guerre populaire. Consolider le parti, la People’s Liberation Guerilla Army et le front uni et intensifier la guerre populaire dans la perspective d’une zone libérée.
Avec la perspective mentionnée ci-dessus, il faut que toutes les régions se développent pas à pas en ce sens. Là où les luttes sont à un niveau peu élevé, elles doivent être intensifiées et développées avec la perspective de se diriger vers la construction de zones de guérilla. Construire et renforcer les organes du pouvoir politique et le front uni révolutionnaire.
Tandis qu’il faut que tout le parti concentre son attention sur la tâche fondamentale, immédiate et principale de la construction de la People’s Liberation Army et de la création de zones libérées, les masses du pays tout entier doivent, considérablement et de façon militante, être mobilisées sur les problèmes politiques actuels et les slogans politiques tactiques et par ce moyen, être attirées dans le mouvement anti-féodal, anti-impérialiste global. De plus, il faut que toutes les sections et toutes les classes soient mobilisées sur leurs propres revendications, orientant celles-ci vers les tâches de la révolution de nouvelle démocratie.

28 B. Autres tâches immédiates

1. Propager largement le marxisme-léninisme-maoïsme ; que le socialisme est l’unique alternative pour les peuples opprimés du monde, en expliquant que la crise en Europe de l’Est, dans l’Union Soviétique et en Yougoslavie est une crise du capitalisme bureaucrate d’état. Il faut que les masses soient absolument instruites quant aux raisons du rétablissement du capitalisme dans tous les pays socialistes d’autrefois, particulièrement dénoncer les révisionnistes modernes qui sont au pouvoir en Chine, au Vietnam, en Corée du Nord et à Cuba, et de cette façon, élever la conscience révolutionnaire et la vigilance des masses du monde. Dans ceci, il faut particulièrement dénoncer les révisionnistes chinois qui proposent le faux slogan de "marxisme avec des caractéristiques chinoises".
Nous devons dévoiler devant les masses le véritable visage des révisionnistes CPI et CPI(M) et tous les types de néo-révisionnistes, particulièrement "Liberation", se cachant derrière le masque idéologique du marxisme-léninisme et du marxisme-léninisme-maoïsme.

2. Avertir les gens que la fin de la rivalité des superpuissances n’a pas écarté le danger de guerre mondiale, que les causes sous-jacentes pour une guerre inter-impérialiste, c-à-d les intenses contradictions inter-impérialistes dans leur dispute pour rediviser le marché mondial existent toujours. Par conséquent, il faut que nous informions les gens de la nécessité d’intensifier la guerre civile révolutionnaire en cours et de l’étendre dans tout le pays afin de faire avancer la révolution de nouvelle démocratie vers la victoire en utilisant la crise révolutionnaire survenant en cas de déclenchement d’une guerre mondiale.

3. Révéler, s’opposer et combattre les tactiques brutales, de chantage et de pressions directes de la superpuissance américaine en Inde et dans d’autres pays opprimés ; soutenir les luttes du prolétariat, des nations opprimées et des peuples du monde contre l’impérialisme, tout particulièrement l’impérialisme américain ; mobiliser les gens contre les préparatifs de l’impérialisme américain pour déclencher des guerre d’agression contre les pays opprimés ; exiger le retrait de toutes les bases militaires américaines partout dans le monde ; et dévoiler que le véritable but derrière les discussions du désarmement des impérialistes (particulièrement des impérialistes américains) est de dissimuler les tentatives de guerres d’agression et leur monopole du contrôle des armes nucléaires afin de conserver les pays opprimés sous leur contrôle.

4. Mobiliser la population d’un point de vue politique contre les politiques économiques, les programmes d’ajustement structurel et la politique impérialiste de mondialisation suivis par les classes dirigeantes indiennes sous les ordres de la Banque Mondiale, du FMI, de l’OMC et d’autres agences impérialistes, et qui ont conduit le pays dans l’étau total de l’impérialisme. Tout en concentrant notre attaque contre l’impérialisme américain, nous devons également bien dénoncer et combattre les tentatives des Européens (tout particulièrement de l’Allemagne, de la France et de la Grande-Bretagne), du Japon et de la Russie pour prendre le contrôle de l’économie indienne et de l’état. Le rôle impérialiste dans la paupérisation massive de la population, la destruction de ses ressources naturelles et de son environnement doit être complètement mis à nu et combattu.

5. En vue de la constitution d’un front démocratique national dans le pays, le parti entreprendra les mesures nécessaires pour former une organisation de front du parti uni qui non seulement propagera les politiques révolutionnaires publiquement, mais bâtira également un mouvement de masse solide et large contre l’impérialisme et le féodalisme et de cette façon, il propulsera l’alternative révolutionnaire devant la population du pays. Le parti formera également un front uni tactique basé sur la large mobilisation de diverses organisations et individus anti-impérialistes, anti-féodaux et démocratiques. Ce front uni tactique unira différents mouvements populaires et mobilisera les larges masses du pays contre les desseins de guerre et la mondialisation impérialistes, la répression croissante de l’état et l’offensive fasciste communaliste dirigée par les forces de l’Hindutva. Cette alliance déclarera son soutien sans équivoque aux diverses exigences démocratiques de la paysannerie, y compris à ses exigences anti-impérialistes et anti-féodales et à la lutte des masses. Ce front dénoncera complètement la fausse opposition de ces ONG financées par l’étranger et des révisionnistes et leur rôle contre-révolutionnaire quand ils poignardent les mouvements populaires dans le dos. En plus de ceci, les classes et les sections opprimées doivent aussi être largement mobilisées sur leurs revendications de base, liant celles-ci aux tâches anti-impérialistes et anti-féodales.

6. Développer les luttes de classes dans les zones urbaines en prêtant une attention toute particulière à la classe ouvrière. Les zones urbaines ont un grand potentiel pour devenir de puissants centres de luttes anti-impérialistes, anti-bourgeoisie bureaucratique compradore et anti-féodales, en particulier dans le contexte d’exploitation impérialiste croissante et d’étranglement de l’économie du pays en raison des politiques de mondialisation et de libéralisation. Les unités du parti dans les différents états doivent formuler des plans précis pour déployer les forces dans les zones urbaines. Il faut également que les besoins de la lutte armée dans la campagne soient mis en évidence pendant que nous élaborons notre travail urbain. Etant donné que les zones urbaines sont de puissants centre pour les forces ennemies, de strictes précautions doivent être respectées.

7. Dénoncer et résister aux intentions expansionnistes des classes dirigeantes indiennes accompagnées de leurs chefs en Asie du Sud, à leur chauvinisme de grande puissance et à leurs actes d’agression dans les pays voisins ; s’opposer à l’hystérie de la guerre contre le Pakistan attisée par les classes dirigeantes indiennes et leurs représentants politiques ; combattre la course aux armements dans le sous-continent indien attisée par les classes dirigeantes indiennes et leurs sinistres tentatives pour améliorer les capacités nucléaires de l’Inde ; soutenir les luttes des peuples d’Asie du Sud contre l’expansionnisme indien.

8. Mobiliser la population contre la répression fasciste déchaînée dans tous les domaines par les classes dirigeantes indiennes, combattre toutes les black laws telles que le POTA, le NSA, le ESMA, le Disturbed Area Act, le Armed Forces Special Power Act, l’interdiction des grèves, etc et lutter pour le retrait de toutes les poursuites en vertu du POTA, du TADA et d’autres lois draconiennes.

9. Donner notre soutien à la lutte des nationalités pour l’autodétermination, y compris la sécession et condamner la brutale répression de l’état contre ces nationalités. Soutenir les luttes des diverses nationalités telles que les Cachemiriens, les Assamais, les Nagas, les Meiteis, les Tripuris pour le droit à l’autodétermination dont le droit à faire sécession et la lutte du Telengana, du Vidarbha et d’autres pour devenir un état tandis qu’en même temps, il faut propager parmi les gens la nécessité d’un programme étendu pour l’émancipation de l’exploitation et de l’oppression.

10. Isoler et vaincre les forces fascistes hindoues ; concentrer les attaques en particulier contre le BJP, la RSS, la VHP, la Bajrang Dal, la Shiv Sena et d’autres organisations fascistes et chauvinistes hindoues. Soutenir la lutte des minorités religieuses contre les politiques chauvinistes hindoues de l’état indien.

28 C. Slogans tactiques politiques

Les slogans tactiques politiques sur lesquels se concentrer sont :
- Intensifier et faire progresser la guerre populaire ! Asseoir le pouvoir politique du peuple !
- Bâtir un puissant mouvement de masse contre les desseins de guerre impérialistes et la privatisation, libéralisation et mondialisation imposées par les impérialistes !
- Dénoncer, isoler et faire échouer les forces fascistes hindoues, qui sont les plus dangereuses, tout en dénonçant toutes les autres forces intégristes !
- Résister et vaincre la croissante répression de l’état et pour l’abrogation du POTA et d’autres black laws !
- Combattre les intentions expansionnistes des classes dirigeantes indiennes et de leurs chefs impérialistes, particulièrement les impérialistes américains !
Tout en nous mettant à ces tâches immédiates et en acceptant ces slogans tactiques politiques, nous devons les subordonner à la question de la prise du pouvoir d’état grâce à la lutte armée et à l’instauration du nouvel état démocratique.
En acceptant inébranlablement les tâches immédiates et les slogans tactiques politiques précités, notre parti, malgré qu’il soit faible aujourd’hui, deviendra une force solide et puissante et apportera une alternative et un leadership véritablement révolutionnaire au peuple de l’Inde.

29. Aujourd’hui, la situation mondiale accablée par la crise et la situation en Inde sont très favorables à l’exécution de la révolution. Les bellicistes impérialistes américains sont de plus en plus pris dans le bourbier de l’Afghanistan et plus particulièrement de l’Irak. Le nouveau raz-de-marée déferlant de luttes des populations du monde, dont les habitants des USA et d’autres pays impérialistes contre les desseins de guerre impérialistes américains, mais aussi contre la mondialisation impérialiste aide considérablement à surcharger l’atmosphère générale du globe. Le conflit entre les impérialiste devient aussi aigu et se concentre au Moyen-Orient, bien que toujours sous le contrôle global d’une complicité temporaire. Il ne fait aucun doute que très récemment, les impérialistes américains ont intensifié leurs activités interventionnistes en Inde, et particulièrement au Népal. D’abord, ils ont effrontément qualifié le CPN(Maoist) de terroriste et maintenant, ils ont inscrit le MCCI et le CPI(ML)(PW) - qui ont maintenant fusionné pour former le nouveau parti, le CPI(Maoist) - dans la même catégorie. Ils y ont déjà envoyé des effectifs militaires au nom d’exercices et de formation communs. On ne peut pas nier que c’est un nouveau motif d’inquiétude et un défi pour les populations du Népal et d’Inde, y compris les populations de tous les pays d’Asie du Sud mais il est certain que s’ils n’abandonnent pas et qu’ils portent en avant leurs forces armées sanguinaires au Népal pour réprimer et éteindre les flammes rouges brûlantes de la guerre populaire maoïste déferlante, alors, il est sûr que les populations du Népal et d’Inde, y compris les populations de tous les pays d’Asie du Sud, se présenteront avec plus de vigueur pour leur donner une réponse convenable en se joignant les mains plus étroitement. Il est également possible que par la suite, ils ne seront pas en mesure de s’extirper facilement des flammes brûlantes de la conflagration de guerres populaires qui s’accumulent dans cette région du globe. Alors, les populations du monde entier, y compris les habitants des USA eux-mêmes, seront indéniablement à nos côtés.
Pour terminer, tenant compte de toutes les caractéristiques de la situation d’ensemble, bien qu’il y ait des éléments négatifs et par conséquent, que des dangers et des défis élevés soient impliqués, des éléments favorables engendrent des perspectives plus grandes que jamais dans l’histoire. Il ne fait aucun doute que notre parti soit face à de grands défis et à des urgences. Mais la situation globale est juste comme la déclaration enflammée de Mao Zedong "Une seule étincelle peut mettre le feu à la prairie" et "la révolution armée réplique à la contre-révolution armée". Dans une telle situation, si nous avançons avec assurance mais extrêmement consciencieusement, pour faire progresser la guerre populaire prolongée vers la création d’une People’s Liberation Army à part entière et de zones de base rouges, la nouvelle révolution démocratique avancera de manière définitive. En constituant de nombreuses zones de guérilla et des zones de base partout dans le pays, il est certain que nos forces, les courageuses masses paysannes et les habitants de notre pays se présenteront pour la défendre, la consolider et la développer de plus en plus, vague après vague vers la victoire finale. Ce sont le besoin et la revendication les plus urgents du jour. Les peuples du monde entier, y compris les forces maoïstes internationales, prendront certainement activement notre parti. La route est assurément tortueuse, mais l’avenir est sans aucun doute radieux.

- * Vive le CPI(Maoist) !
Intensifier la guerre populaire ! Asseoir le pouvoir politique du peuple !
- * Renforcer la People’s Liberation Guerilla Army et avancer vers la People’s Liberation Army et les zones libérées !
- * Bâtir un puissant mouvement de masse contre les desseins de guerre impérialistes et la privatisation, la libéralisation et la mondialisation imposées par les impérialistes !
- * Dénoncer, isoler et vaincre les forces fascistes hindoues les plus dangereuses tout en dénonçant également toutes les autres forces intégristes !
- * Combattre la croissante répression de l’état !
- * Combattre les intentions expansionnistes des classes dirigeantes indiennes et de leurs chefs impérialistes !
- * Soutenir les luttes de nationalités en cours pour l’autodétermination, y compris le droit à la sécession !
- * Combattre l’impérialisme, tout particulièrement l’impérialisme américain, l’ennemi numéro 1 des peuples du monde !
- * Instruire et préparer la population contre le danger d’une guerre mondiale impérialiste !
- * Soutenir la guerre populaire au Népal, au Pérou, aux Philippines et en Turquie !
- * Vive la révolution de nouvelle démocratie en Inde !
- * Le révisionnisme est le danger principal - il faut le combattre et le vaincre !
- * Porter haut la grande bannière rouge du marxisme-léninisme-maoïsme !
- * Travailleurs et peuples opprimés de tous les pays, unissez-vous !
- * Vive la révolution prolétarienne mondiale !
- * Vive l’internationalisme prolétarien !