आदर्शिनी

À propos de ce site

Accueil > Dans le sillage de Naxalbari - chapitres additionnels et annexes > Huit documents
Télécharger l'article au format PDF

Huit documents

Document 1 : Nos tâches dans la situation actuelle

Le gouvernement du Congrès a arrêté un millier de communistes au cours du mois dernier. La plupart des dirigeants centraux et provinciaux sont aujourd’hui en prison. Gulzarilal Nanda a annoncé qu’il n’accepterait pas le verdict de l’électorat (et il ne l’a pas accepté), et a commencé à raconter d’absurdes histoires à propos de la guérilla. Cette offensive contre la démocratie a été déclenchée à cause de la crise interne et internationale du capitalisme. Le gouvernement indien est progressivement devenu le partenaire politique principal de l’impérialisme américain dans son expansion vers l’hégémonie mondiale. L’objectif principal de l’impérialisme américain est d’asseoir l’Inde comme base réactionnaire principale en Asie du Sud-Est.

La bourgeoisie indienne est incapable de trouver comment résoudre sa crise interne. La crise alimentaire chronique, ses niveaux de prix croissant sans cesse créent des obstacles pour le plan quinquennal. En conséquence de ceci, il n’y a pas d’autre manière pour la bourgeoisie indienne de sortir de cette crise sinon d’importer de plus en plus de capitaux impérialistes anglo-américains. Résultat de cette dépendance envers l’impérialisme, la crise interne du capitalisme ne peut pas manquer de s’intensifier jour après jour. La bourgeoisie indienne n’a pas été en mesure de trouver d’autre façon que celle de tuer la démocratie, confrontée aux instructions de l’impérialisme américain et à sa propre crise interne. Il y avait des consignes impérialistes derrière ces arrestations, puisque "Macbright", le chef de la police américaine, était à Delhi durant l’arrestation des communistes, et les arrestations généralisées n’ont eu lieu qu’après des discussions avec lui. Il ne peut y avoir aucune solution à cette crise en tuant la démocratie, et la bourgeoisie indienne ne sera pas non plus capable de résoudre cette crise. Plus le gouvernement dépendra de l’impérialisme, plus il échouera à résoudre sa crise interne. De jour en jour, le mécontentement populaire augmentera et de jour en jour, le conflit interne de la bourgeoisie ne manquera pas de s’intensifier.

Comme condition préalable à l’investissement, le capital impérialiste exige l’arrestation de communistes ; de même, il veut aussi une solution temporaire au problème alimentaire. Pour résoudre cette crise alimentaire, certaines mesures pour arrêter le commerce et la réalisation de bénéfices excessifs dans l’alimentation sont nécessaires, et c’est pour ceci que la régulation est nécessaire. Dans un pays à l’économie arriérée tel que l’Inde, cette régulation fait invariablement face à l’opposition d’une large section. Ce conflit de la bourgeoisie n’est pas principalement un conflit entre les capitalistes de monopole et la bourgeoisie nationale. Ce conflit oppose principalement la communauté des affaires et les industriels de monopole. Dans un pays à l’économie arriérée, le commerce des denrées alimentaires et des produits de première nécessité est incontournable pour la création de capital et la régulation crée des obstacles dans la création de ce capital. En conséquence de cela, le conflit interne prend la forme d’une crise interne. L’Inde est un vaste pays. Il n’est pas possible de gouverner les 450 millions d’habitants de ce pays en suivant une politique de répression. Il n’est possible pour aucun pays impérialiste d’assumer une si grande responsabilité. L’impérialisme américain compose à l’agonie pour respecter son engagement envers ces pays du monde auxquels il a assuré de fournir une aide. Pendant ce temps, une crise industrielle s’est développée en Amérique. On peut voir dans les paroles même du président Johnson que le nombre de chômeurs augmente dans le pays. D’après le communiqué officiel, quatre millions de personnes sont tout à fait sans travail ; 35 millions de personnes travaillent à temps partiel et le travail à temps partiel continue également dans les usines. Donc le gouvernement indien ne parviendra pas à mettre fin au mécontentement toujours grandissant de la population. Cette attaque contre la démocratie transformera inévitablement le mécontentement populaire en luttes. Des indications de la forme du mouvement de protestation de demain apparaissent dans le mouvement linguistique de Madras. Par conséquent, la période à venir n’est pas simplement une période d’importantes luttes, mais aussi une période d’importantes victoires. Le parti communiste devra donc assumer la responsabilité de diriger ces luttes révolutionnaires populaires dans la période à venir, et nous ne serons en mesure de nous acquitter de cette responsabilité avec succès que quand nous serons capables de bâtir l’organisation de parti en tant qu’organisation révolutionnaire.

Quelle est la base principale pour la construction d’une organisation révolutionnaire ? Le camarade Staline a dit : "La base principale pour la construction d’une organisation révolutionnaire est le cadre révolutionnaire". Qui est un cadre révolutionnaire ? Le cadre révolutionnaire est celui qui peut analyser la situation de sa propre initiative et peut adopter les politiques conformément à celle-ci. Il n’attend l’aide de personne.
Nos slogans organisationnels :

- Chaque membre du parti doit former au moins un Activist Group de cinq. Il donnera une éducation politique aux cadres de cet Activist Group.
- Chaque membre du parti doit veiller à ce que personne de ce groupe ne soit exposé à la police.
- Il faut un endroit clandestin pour les réunions de chaque Activist Group. Le cas échéant, des abris pour garder une ou deux personnes dans la clandestinité devront être aménagés.
- Chaque Activist Group doit avoir une personne déterminée pour les contacts.
- Un endroit doit être aménagé pour cacher les documents secrets.
- Le membre de l’Activist Group doit être nommé membre du parti dès qu’il devient un spécialiste du travail et de l’éducation politique.
- Après qu’il soit devenu membre du parti, l’Activist Group ne doit avoir aucun contact avec lui.

Il faut fermement se conformer à ce modèle organisationnel. Cette organisation prendra elle-même la responsabilité de l’organisation révolutionnaire à l’avenir.

Quelle sera l’éducation politique ?

La base principale de la révolution indienne est la révolution agraire. Par conséquent, le slogan principal de la campagne de propagande politique sera - Faire de la révolution agraire un succès. C’est à la mesure de notre capacité à propager le programme de révolution agraire parmi les travailleurs et la petite-bourgeoisie et de les y instruire qu’ils seront sensibilisés à l’éducation politique. Chaque Activist Group doit discuter de l’analyse de classe parmi la paysannerie et de la propagande du programme de la révolution agraire.

VIVE LA REVOLUTION

Document 2 : Faire de la révolution démocratique populaire un succès en luttant contre le révisionnisme

Etant donné que les opinions révisionnistes étaient nichées dans le parti depuis longtemps, nous n’avons pas pu bâtir un parti révolutionnaire correct. Notre tâche principale aujourd’hui est de créer un parti révolutionnaire correct luttant résolument contre ces opinions révisionnistes.

- Parmi les opinions révisionnistes, la première est de considérer les "Krishak Sabha" (organisation de paysans) et les syndicats comme l’unique activité du parti. Les camarades du parti confondent souvent le travail de l’organisation de paysans et des syndicats avec le travail politique du parti. Ils ne se rendent pas compte que les tâches politiques du parti ne peuvent pas être effectuées par l’intermédiaire de l’organisation de paysans et du syndicat. Mais en même temps, il ne faut pas oublier que le syndicat et l’organisation de paysans constituent une des nombreuses armes pouvant servir notre objectif. D’autre part, considérer le travail de l’organisation de paysans et du syndicat comme le seul travail du parti ne peut que signifier de plonger le parti dans le bourbier de l’économisme. On ne peut pas faire de la révolution prolétarienne un succès sans une lutte sans complaisance contre cet économisme. C’est la leçon que le camarade Lénine nous a donné.
- Certains camarades pensent, et pensent toujours aujourd’hui, que notre tâche politique s’achève avec le lancement de quelques mouvements basés sur des revendications, et ils considèrent une seule victoire par l’intermédiaire de ces mouvements comme une victoire politique du parti. Ce n’est pas tout, ces camarades cherchent à confiner la responsabilité de l’exécution des tâches politiques du parti dans les limites de ces mouvements seulement. Mais nous, les véritables marxistes, savons qu’appliquer la responsabilité politique du parti signifie que le but ultime de toute la propagande, de tous les mouvements et de toutes les organisations du parti est d’asseoir fermement le pouvoir politique du prolétariat. Il faut toujours se rappeler que si les mots ‘Prise du pouvoir politique’ sont oubliés, le parti ne demeure plus un parti révolutionnaire. Même s’il restera alors un parti révolutionnaire de nom, il sera en fait réduit à un parti réformiste de la bourgeoisie.

Lorsqu’ils parlent de prise du pouvoir politique, certains entendent le centre. Ils pensent qu’avec l’expansion progressive des limites du mouvement, notre unique but sera de nous emparer du pouvoir du centre. Cette pensée n’est pas seulement erronée ; cette pensée détruit la pensée révolutionnaire correcte au sein du parti et le réduit à un parti réformiste. Au congrès du World Trade Union en 1953, l’éprouvé et bien établi dirigeant marxiste de la Chine, membre du comité central du Communist Party of China, a affirmé avec fermeté qu’à l’avenir, la tactique et la stratégie de la révolution inachevée de l’Asie, de l’Afrique et de l’Amérique Latine suivrait les traces de la Chine. En d’autres termes, la stratégie et la tactique de ces luttes sera la prise du pouvoir à l’échelon régional. Ce camarade et membre du comité central du parti chinois n’est pas le seul à l’avoir mentionné, mais le camarade Lénine a également mentionné la prise du pouvoir à l’échelon régional dans ses écrits. Par dessus tout, la classe ouvrière en Russie a donné une preuve concrète de la conclusion de Lénine lorsqu’elle a gardé la ville de Kronstadt sous saisie pendant trois jours. A l’ère du socialisme, tous les éléments de la prise du pouvoir à l’échelon régional sont présents dans notre structure.

Un exemple fervent du fait que ceci est possible est la révolte des Nagas. La condition principale de cette prise du pouvoir à l’échelon régional sont les armes dans les mains des forces révolutionnaires. Penser s’emparer du pouvoir sans armes n’est rien d’autre qu’un rêve vain. Notre parti a une très longue histoire de luttes. Nous avons donné la direction aux mouvements des paysans et des travailleurs dans la campagne étendue du North Bengal. Naturellement, nous devrons examiner et analyser les mouvements du passé et en tirer les leçons, et nous devrons de nouveau avancer dans l’actuelle période révolutionnaire.

Analyse des événements et des expériences concrètes du mouvement de Tebhaga en 1946 et 1947

Les paysans participants à ce mouvement étaient au nombre d’environ six millions. Il ne faut pas oublier que dans le mouvement paysan tout entier, ceci fut un âge d’or. Dans l’ampleur du mouvement, dans l’intensité des émotions, dans la manifestation de haine de classe, ce mouvement fut le stade le plus élevé de la lutte de classe. Pour aider à comprendre ce stade, je cite quelques exemples inspirateurs de ce mouvement.

Un événement :

Je vivais alors dans la clandestinité dans l’intérêt du mouvement. J’ai personnellement été le témoin de la vague du mouvement révolutionnaire. J’ai vu comment un simple petit mot faisait venir en courant comme un fou un homme se trouvant à dix miles. D’autre part, j’ai également vu, debout à côté de son mari, une jeune femme musulmane mariée soumise à l’assaut démoniaque et barbare d’un ennemi de classe. J’ai entendu la supplication désespérée de ce mari non armé - camarade, ne peux-tu pas te venger ? L’instant d’après, j’ai vu la haine intense de l’exploité contre l’exploiteur, j’ai vu le spectacle atroce du meurtre de sang froid d’un homme vivant en lui tordant le cou.

Camarades, les incidents mentionnés ci-dessus exigent une analyse de notre part.
Premièrement, quelle était la raison historique en conséquence de laquelle la forme massive de ce mouvement à l’époque a pu créer une haine intense contre l’ennemi de classe ?

Deuxièmement, quelles furent de nouveau les causes qui ont transformé ce vaste mouvement en échec ?

D’abord, c’est le slogan de la prise du pouvoir politique qui a suscité la forme massive de ce mouvement à l’époque et qui a créé cette haine intense contre l’ennemi de classe. D’un autre côté, c’est ce slogan qui a forcé l’ennemi à adopter ce rôle de classe. C’est l’expression de celui-ci que nous trouvons dans le viol barbare de la jeune femme paysanne et la brutale attaque violente pour écraser le mouvement. D’autre part, les paysans n’ont pas non plus hésité à attaquer l’ennemi de classe. Ceci soulève la question. Pourquoi n’a-t-on pas pu s’emparer du pouvoir même après ceci ? Il n’a pas pu être pris pour une seule raison - c’est parce que les combattants de l’époque se tournaient vers le centre pour les armes ; nous avons alors perdu confiance en la voie indiquée par Lénine. A l’époque, nous avons hésité à accepter cette déclaration osée de Lénine de faire avancer la révolution en amassant les armes localement et en s’emparant du pouvoir à l’échelon régional. En conséquence, les paysans non armés n’ont pas pu se mettre debout et résister face aux armes. Même ceux qui se sont battus en bravant la mort ont finalement dû battre en retraite. La leçon qui doit être tirée des erreurs de cette époque est que la responsabilité de rassembler les armes appartient à l’organisation locale, pas au centre. Donc la question de la collecte des armes devra être présentée devant chaque Activist Group à partir de maintenant. ‘Dao’, couteaux, bâtons - tous ceux-ci sont des armes, et avec leur aide au moment opportun, des armes à feu devront être saisies. Les événements décrits ci-dessus sont des manifestations d’opinions révisionnistes sous leur aspect théorique. Maintenant, d’un point de vue organisationnel, ces erreurs, qui furent des obstacles sur le chemin d’une direction correcte des vastes mouvements de l’époque, devront être démasquées afin qu’elles ne puissent pas de nouveau trouver un nid dans le parti révolutionnaire. Pour détruire toutes ces erreurs dans le parti, le parti devra d’abord aujourd’hui instaurer son leadership sur les organisations de masse. Car un examen de l’histoire du parti sur une longue période révélerait qu’en conséquence de la pensée révisionniste consistant à considérer les dirigeants des syndicats et des organisations de paysans (krishak sabha) comme les véritables représentants du peuple, le parti fut réduit à un parti de quelques individus. En raison de cette pensée, les activités politiques du parti se sont éteintes, et le prolétariat a également commencé à être privé d’une direction révolutionnaire correcte. Tous les mouvements se sont fait enfermer à l’intérieur des chaînes des mouvements basés sur des revendications. En conséquence, les membres du parti s’enthousiasmaient d’une simple victoire et se décourageaient d’une simple défaite. Deuxièmement, en conséquence d’une surestimation de l’importance de cette organisation, un autre genre de régionalisme est né. Les camarades pensent que le parti subira une lourde perte si un quelconque camarade est muté de sa région, et ils considèrent ceci comme une perte pour le leadership personnel. Un autre type d’opportunisme se développe à partir de ce régionalisme. Les camarades pensent que leur région est la plus révolutionnaire. Naturellement, rien ne devrait être fait ici de sorte qu’il y ait une persécution policière. A cause de ce point de vue, ils n’analysent pas la situation politique du pays tout entier. Résultat : le commandisme se développe et le travail organisationnel et de propagande quotidienne souffre. En conséquence, lorsqu’il y a un appel à la lutte, ils affirment qu’ils ne feront pas n’importe quel petit travail et s’engagent dans l’aventurisme. Naturellement, la question se pose : quelles sont les méthodes qui aident à surmonter ces déviations ? Quelles sont ces directives marxistes qui deviennent les tâches essentielles pour la création d’un parti révolutionnaire ?

Premièrement, tous les travaux d’organisation dans le futur devront être effectués en étant complémentaires au parti. En d’autres termes, les organisations de masse devront être utilisées comme un élément au service du but principal du parti. Pour cette raison, naturellement, il faudra asseoir le leadership du parti sur les organisations.

Deuxièmement, immédiatement, dès maintenant, l’effort tout entier du parti devra être consacré au recrutement de nouveaux cadres et à la création d’innombrables Activist Groups composés par eux. Il ne faut pas oublier que dans la période de luttes à venir, les masses devront être éduquées par l’intermédiaire de l’appareil illégal. Donc, à partir de maintenant, il faudra accoutumer chaque membre du parti au travail illégal. Pour s’habituer au travail illégal, une tâche essentielle pour chaque Activist Group est de coller des affiches illégales. Ce n’est qu’à travers ce processus qu’ils seront capables de faire office de noyau audacieux pour mener les luttes durant la période de luttes. Autrement, la révolution se réduira à un vain rêve petit-bourgeois.

Troisièmement, ce sera par l’intermédiaire de ces organisations actives que le parti sera en mesure d’établir son leadership sur les organisations de masse. Donc, nous devons dès à présent aider les membres des Activist Groups afin qu’ils puissent courageusement critiquer les dirigeants des organisations de masse et leur travail.

Quatrièmement, le travail des organisations de masse devra être discuté et décidé dans le parti avant d’être mis en oeuvre dans les organisations de masse. Il faut se rappeler ici que, pendant très longtemps, la politique des organisations de masse a été mal appliquée. Organiser des discussions sur les décisions du parti ne s’appelle pas le centralisme démocratique. Cette pensée n’est pas conforme au marxisme. Et à partir de toute cette réflexion, il faut tirer la conclusion que le programme du parti sera adopté d’en bas. Mais s’il est adopté à partir du niveau inférieur, alors la voie marxiste correcte n’est pas appliquée ; dans toutes ces activités, il y a inévitablement des déviations bourgeoises. La vérité marxiste du centralisme démocratique est que la directive du parti en provenance de dirigeants supérieurs doit être exécutée. Parce que le plus haut dirigeant du parti est celui qui s’est fermement imposé comme marxiste pendant une longue période de mouvements et de débats théoriques. Nous avons le droit de critiquer les décisions du parti ; mais une fois qu’une décision a été prise, si quelqu’un la critique sans la mettre en oeuvre, ou entrave le travail, ou hésite à l’exécuter, il sera coupable du grave délit de ne pas respecter la discipline du parti.

En conséquence de cette façon de penser la démocratie de parti comme une société de conférences, la voie est grande ouverte pour l’espionnage à l’intérieur du parti. Naturellement, la direction révolutionnaire du parti fait alors faillite et la classe ouvrière est privée d’une direction révolutionnaire correcte. Cette façon de penser petite-bourgeoise au sein du parti mène le parti au bord de la destruction. Et ceci est la manifestation d’opinions petites-bourgeoises à l’intérieur du parti. Leur vie et leur attitude confortable de critique indisciplinée réduit le parti à une simple société de conférences. Ces opinions deviennent un obstacle sur le chemin de la création d’un parti du prolétariat - aussi robuste que du fer.

Cinquièmement, la vie indisciplinée de la petite-bourgeoisie l’attire vers la critique indisciplinée ; c’est-à-dire qu’elle ne veut pas critiquer dans les limites de l’organisation. Pour se défaire de cette déviation, il faut que nous restions conscients du point de vue marxiste en ce qui concerne la critique. Les caractéristiques de la critique marxiste sont : (1) les critiques doivent être faites au sein de l’organisation du parti, c’est-à-dire à la réunion du parti. (2) il faut que le but de la critique soit constructif. C’est-à-dire que le but de la critique est de faire progresser le parti du point de vue des principes et de l’organisation, et nous devons toujours être vigilants pour qu’il n’y ait aucune critique peu scrupuleuse à l’intérieur du parti.

Venez, camarades, dans l’actuelle période révolutionnaire, terminons la People’s Democratic Revolution en luttant résolument contre le révisionnisme. VIVE LA REVOLUTION

Document 3 : Quelle est l’origine de l’éruption révolutionnaire en Inde ?

Camarades, deux événements se sont produits dans le monde au cours de la période qui a suivi la deuxième guerre mondiale. Alors que, d’une part, la forme nue de la défaite des soi-disant puissances fascistes fut révélée au peuple, d’autre part, de la même manière, le système d’état socialiste mondial sous la direction du camarade Staline a instauré la confiance dans les esprits de la population. En conséquence, on a remarqué une explosion révolutionnaire spontanée partout dans le monde. Par dessus tout, le succès de la révolution chinoise en 1949, en dehors de la guerre elle-même, a entrainé une nouvelle marée haute révolutionnaire au milieu de cette explosion spontanée à propos de laquelle le Communist Party of India n’a jamais pu faire d’évaluation correcte. Résultat : nous ne nous sommes jamais aperçus du changement révolutionnaire occasionné par cette grande révolution dans toute l’Asie, l’Afrique et l’Amérique Latine. Par conséquent, nous n’avons pas réussi à comprendre la portée de ce vigoureux slogan révolutionnaire, l’appel de clairon des 650 millions de révolutionnaires - "Regardez, nous nous sommes embarqués tout seuls sur la voie du socialisme. Non, même l’impérialisme américain n’est pas parvenu à enrayer le mouvement extraordinaire de notre irrésistible courant révolutionnaire".

Mais le peuple combattant n’a pas fait l’erreur. Cette étincelle révolutionnaire s’est propagée au Vietnam, à Cuba, à chaque pays de toute l’Amérique Latine.

Le peuple d’Inde a répondu à cet appel. Nous avons vu l’expression de ceci dans la révolution démocratique spontanée de 1949 que nous avons estompée en essayant de la confiner à l’intérieur des limites étroites de la révolution socialiste. En plus de cela, il y eut une tentative pour nier l’importance de la révolution chinoise toute entière en critiquant ouvertement l’origine de ce mouvement spontané, la grande révolution chinoise et son dirigeant, le camarade Mao Zedong. Par dessus tout, plus tard, c’est en conséquence de la dénégation de cette révolution chinoise qu’au sein du parti fut soulevé le slogan selon lequel la révolution ne serait pas accomplie grâce à la voie chinoise mais seulement grâce à une voie véritablement indienne. Et c’est d’ici même qu’est né le révisionnisme d’aujourd’hui. C’est à cause de ce sectarisme de gauche à l’époque que nous avons été incapables de guider ce mouvement sur le bon chemin.

Mais non, camarades ! La vague de ce mouvement révolutionnaire de 1949 ne pouvait pas être épuisée parce qu’aucun impérialisme ne pourrait anéantir la révolution chinoise, le drapeau rouge d’espoir de la ville de Pékin.

Nous avons de nouveau vu ce mouvement refluant se transformer en une énorme vague durant la guerre de Corée. C’est un épanouissement total de celle-ci que nous avons vu dans les réunions et cortèges spontanés, dans l’accueil de la contre-attaque effectuée solidairement par la Chine et la Corée. C’et la forme objective de ceci dont nous avons été les témoins dans la grande victoire du Communist Party aux élections de 1951.

Et c’est la forme combative de ceci que nous avons vu dans le dressage de barricades par les masses combattantes en 1953-54.

Nous n’avons pas pu comprendre. Mais la bourgeoisie a pu comprendre, a pu reconnaître la forme des masses combattantes, a pu reconnaître sa trajectoire. Elle s’est rendu compte que cette grande révolution ne pouvait plus être ignorée, donc pour duper le peuple, elle s’est tournée vers l’état socialiste, vers la grande révolution chinoise. C’est la raison pour laquelle elle a pris part au Panch Sheel à la conférence de Bandung.

L’impérialisme décadent s’est également rendu compte qu’il n’était pas possible de poursuivre avec l’ancienne méthode. Par conséquent, il a pris une forme nouvelle, a mis en place une nouvelle méthode d’exploitation en donnant des dollars comme cadeau. Le néo-colonialisme a commencé.

Lorsque l’impérialisme et tous les réactionnaires du monde se regroupaient pour trouver une solution pour se sauver, la politique révisionniste du traitre Khrouchtchev en 1956 est apparue devant eux comme la lumière d’un nouvel espoir. Le gouvernement réactionnaire de l’Inde a trouvé un moyen de créer l’illusion à propos de la voie capitaliste indépendante de Khrouchtchev. Mais le gouvernement réactionnaire savait qu’elle était difficilement applicable et illusoire. C’est la raison pour laquelle le gouvernement réactionnaire de la bourgeoisie de l’Inde a conclu un pacte secret avec l’impérialisme américain en 1958.

C’est la raison pour laquelle en 1959, alors qu’il déclenchait d’une part une attaque contre la démocratie en suspendant la constitution au Kerala, il a d’autre part également commencé à calomnier l’origine du mouvement spontané, la grande République Populaire de Chine. Il a fourni un abri à l’agent impérialiste du Tibet, le Dalai Lama. Mais quand, en dépit de ceci, le peuple s’est engagé spontanément sur le chemin de la lutte, la bourgeoisie a sans aucun délai abattu 80 personnes. La dernière possibilité de transition pacifique vers le socialisme s’est clôturée ainsi.

Mais non, camarades, le peuple n’est malgré tout pas resté tranquille devant la puissance du gouvernement. La grève spontanée de 1960 s’est répandue dans toute l’Inde à très grande échelle, parce que la lumière de la révolution chinoise, le conteneur d’une force cent fois, mille fois plus puissante que cette force, lui montre le chemin. C’est la raison pour laquelle, camarades, même sans le Communist Party, le peuple s’est engagé sur le chemin de la lutte.

Lorsque les combattants de cette lutte spontanée, battus par les armes, pensaient à une lutte encore plus rude, le slogan du contre-gouvernement de 1962 ne pouvait pas susciter d’enthousiasme révolutionnaire dans leurs esprits. Parce qu’ils voulaient une réponse à la question - Que se passera-t-il si l’épisode du Kerala est reproduit au Bengale ? Nous n’avons pas pu donner de réponse correcte à cette question. Nous n’avons pas pu, à ce moment-là, avancer ce slogan correct et audacieux - Au cas où l’épisode du Kerala se reproduisait au Bengale, la lutte armée serait l’unique façon de renverser le gouvernement.

Mais la bourgeoisie ne s’est pas trompée en remarquant l’image des masses militantes. C’est pourquoi en 1962, le gouvernement indien pris de panique a attaqué le foyer de la lutte des masses combattantes, il a attaqué la grande démocratie chinoise. Mais deux événements se sont produits en conséquence desquels la bourgeoisie a creusé sa propre tombe. Premièrement, en raison de la défaite des forces armées de la bourgeoisie, la forme brute de la fragilité de ce gouvernement est apparue aussi claire que la lumière du jour devant les masses combattantes. Les masses combattantes ont découvert une nouvelle manière de considérer la lutte. Deuxièmement, en raison du retrait des troupes chinoises des régions indiennes, l’influence pernicieuse du nationalisme pervers n’a pas pu toucher les paysans. La bourgeoisie s’est affolée ; elle a emprisonné les communistes.

Mais elle ne pouvait pas mettre fin à la lutte spontanée. Le travail s’est interrompu à Bombay. Le "Dum Dum Dawai" fut déclenché. Pour se sortir de cette situation terrible, la bourgeoisie a libéré les communistes et a essayé de tirer parti de leurs conflits internes. Mais la lettre notoire de Dange, le chien courant de l’impérialisme, a gâché leur espoir. Un nouveau parti révolutionnaire fut formé, Khrouchtchev a perdu le pouvoir et le révisionnisme mondial a reçu un coup terrible. Le pilier, sur lequel la bourgeoisie s’était reposée pour déclencher les attaques contre la Chine, commençait à trembler au Vietnam. La bourgeoisie a vu le danger et s’est retrouvée acculée, dans l’impossibilité de battre en retraite. Donc elle a attaqué et emprisonné 2000 communistes. Mais les masses combattantes ont donné leur verdict au Kerala, le gouvernement a vu l’explosion du mouvement spontané. Il a arraché le dernier masque de démocratie.

Mais non, ce mouvement spontané ne peut pas être empêché, même en emprisonnant des centaines et des milliers de communistes et en ayant recours à mille moyens de répression. Parce que la révolution chinoise ne peut pas être anéantie. Aucun vent orageux ne peut éteindre la lumière de cette révolution. La bourgeoisie délirante sait cela, donc elle a commencé à encenser ses propres points faibles. Elle tremble, s’imaginant la formation d’une organisation au sein de l’armée. Elle s’est mise à voir le fantôme du Telengana.

Oui camarades, aujourd’hui, nous devons courageusement dire franchement au peuple d’une voix hardie que c’est la prise de pouvoir à l’échelon régional qui est notre voie. Nous devons faire trembler la bourgeoisie en frappant au plus fort ses endroits les plus faibles. Nous devons dire franchement au peuple d’une voix hardie - Regardez comment la Chine pauvre et arriérée a, en seize ans, avec l’aide de la structure socialiste, rendu son économie robuste et solide. D’autre part, nous devons dénoncer ce gouvernement perfide qui a, en moins de 17 ans, transformé l’Inde en un terrain de jeu pour l’exploitation impérialiste. Il a converti la population indienne tout entière en une nation de mendiants aux étrangers. Venez camarades, que toute la population laborieuse se prépare solidairement pour la lutte armée contre ce gouvernement sous la direction de la classe ouvrière, d’après le programme de la révolution agraire. D’autre part, jetons les fondations de la New People’s Democratic India en formant des zones paysannes libérées grâce aux révoltes paysannes.


Ensemble, côte à côte, hurlons : Vive l’unité des travailleurs, des paysans et des masses laborieuses ! Vive la lutte armée imminente de l’Inde.

Document 4 : Poursuivre la lutte contre le révisionnisme moderne

Quotidiennement, nous devrons poursuivre la lutte contre le révisionnisme, en adoptant la tactique de la prise du pouvoir à l’échelon régional. Certaines idées révisionnistes sont profondément enracinées à l’intérieur du parti. Nous devrons continuer la lutte contre celles-ci. Ici, nous examinons quelques questions.

(1) La question qui a pris de l’importance aujourd’hui dans la lutte contre le révisionnisme est le soutien total donné par les dirigeants soviétiques à la classe dirigeante réactionnaire de l’Inde. Ils ont annoncé qu’ils donneront à l’Inde une aide de 6 milliards de roupies au cours du quatrième plan quinquennal. L’idée selon laquelle l’aide soviétique renforce l’indépendance de l’Inde est extrêmement erronée. Car il n’y a aucune analyse de classe derrière ceci. Nous devrons placer clairement devant le peuple nos opinions contre ce soutien. Alors que le gouvernement de l’Inde suit la voie de la coopération avec l’impérialisme et le féodalisme, si un soutien lui est apporté, c’est la classe réactionnaire qui est consolidée. Par conséquent, l’aide soviétique ne renforce pas le mouvement démocratique de l’Inde, mais elle augmente la puissance des forces réactionnaires en coopération avec l’impérialisme dirigé par les Etats-Unis et avec les Soviétiques. C’est la coopération américano-soviétique de révisionnisme moderne que nous observons en Inde - une association démoniaque contre les luttes de libération populaires à l’avenir. D’après notre expérience en Inde, nous voyons que la dominance des gros monopolistes existe sur la production des grosses industries qui se sont agrandies dans le secteur public avec l’aide soviétique. Donc, l’état ne sera pas en mesure de maîtriser le pouvoir des patrons monopolistes par l’intermédiaire des industries du secteur public. Ce sont les patrons monopolistes qui dominent la production des industries du secteur public. Notre expérience est la même dans les deux cas de l’acier et du pétrole.

(2) La question qui est devenue importante pour nous aujourd’hui est le nationalisme bourgeois. Ce nationalisme est extrêmement borné et c’est le nationalisme borné qui est aujourd’hui l’arme la plus importante de la classe dirigeante. Elle ne se sert pas seulement de cette arme dans le cas de la Chine, mais également sur n’importe quelle question telle que le Pakistan, etc. En évoquant le slogan de l’unité nationale et d’autres slogans, elle veut préserver l’exploitation du capital monopoliste. Nous ne devons pas oublier que le sentiment d’unité de l’Inde est survenu en conséquence du mouvement anti-impérialiste. Alors que le gouvernement indien continue à se compromettre avec l’impérialisme, ce sentiment d’unité est frappé à la racine. Il n’y a qu’un seul but à l’origine du slogan d’unité donné par la classe dirigeante actuelle et c’est l’unité pour l’exploitation par le capital monopoliste. Donc, ce slogan d’unité est réactionnaire et les marxistes doivent s’opposer à ce slogan. Le slogan - "Le Cachemire est une partie inaliénable de l’Inde" - est donné par la classe dirigeante dans l’intérêt du pillage. Aucun marxiste ne peut soutenir ce slogan. C’est un devoir fondamental des marxistes d’accepter le droit à l’autodétermination de chaque nationalité. Sur les questions du Cachemire, des Nagas, ... il faut que les marxistes manifestent leur soutien en faveur des combattants. La conscience d’une nouvelle unité viendra au cours de la lutte même contre ce gouvernement indien de l’impérialisme, du féodalisme et des gros monopolistes, et c’est dans l’intérêt de la révolution qu’il sera alors nécessaire de garder l’Inde unie. Cette unité sera une unité solide. C’est à partir de cette conscience de nationalité qu’il y a eu des luttes en Asie du Sud contre l’imposition du hindi et que 60 personnes ont perdu la vie au cours de cette année 1965. Donc si l’importance de cette lutte est dépréciée, la classe ouvrière s’isolera des luttes des larges masses. C’est dans l’intérêt de la classe ouvrière qu’il faut soutenir les efforts pour le développement de ces nationalités.

(3) "Instaurer l’analyse de classe dans le mouvement des paysans". Au stade actuel de la révolution, la paysannerie tout entière est l’alliée de la classe ouvrière, et cette paysannerie est la plus grande force de la révolution démocratique populaire de l’Inde. C’est en gardant ceci à l’esprit que nous devrons aller de l’avant dans le mouvement de la paysannerie. Mais tous les paysans n’appartiennent pas à la même classe. Il y a principalement quatre classes parmi les paysans - riche, moyen, pauvre, sans terre - et il y a la classe des artisans ruraux. Il y a des différences dans leur conscience révolutionnaire et dans leur capacité à travailler selon les circonstances. Par conséquent, les marxistes doivent toujours essayer d’asseoir le leadership des paysans pauvres et sans terre sur tout le mouvement paysan. On fait souvent l’erreur, en analysant la classe des paysans, de la déterminer sur base des titres de propriété de terres. C’est une erreur dangereuse. Elle doit être analysée sur base de leur salaire et de leur niveau de vie. Le mouvement paysan deviendra militant dans la mesure où nous établirons le leadership des paysans pauvres et sans terre sur le mouvement paysan tout entier. Il ne faut pas oublier que quelle que soit la tactique de combat acceptée sur base du soutien de la large paysannerie, cela ne peut jamais, dans aucune mesure, être de l’aventurisme.
Il faut se rappeler que toutes ces années, nous basant sur le soutien au non-paysans, nous avons recherché le caractère étriqué du mouvement paysan, et que chaque fois que se produisait une répression, nous pensions qu’il devait y avoir eu de l’aventurisme. Il ne faut pas oublier qu’aucun mouvement des paysans basé sur des revendications fondamentales ne suivra une voie pacifique. Pour une analyse de classe de l’organisation paysanne et pour asseoir le leadership des paysans pauvres et sans terre, il faut dire en termes clairs aux paysans qu’aucun de leur problème fondamental ne peut être résolu à l’aide de quelque loi de ce gouvernement réactionnaire. Mais ceci ne signifie pas que nous ne devons profiter d’aucun mouvement légal. Le travail des associations paysannes publiques sera principalement d’organiser des mouvements pour obtenir des avantages juridiques et pour des changements légaux. Donc parmi les masses paysannes, la tâche principale et la plus urgente sera de créer des groupes du parti et d’expliquer le programme de la révolution agraire et la tactique de la prise du pouvoir à l’échelon régional. Par l’intermédiaire de ce programme, les paysans pauvres et sans terre seront placés à la direction du mouvement paysan.

(4) A partir de 1959, le gouvernement a de plus en plus souvent déclenché de violents attaques contre chaque mouvement démocratique d’Inde. Nous n’avons dirigé aucun mouvement de résistance active contre ces violentes attaques. Nous avons lancé un appel à la résistance passive face à ces attaques, tel, entre autre exemple, le cortège funèbre après le mouvement pour la nourriture. Nous devons nous souvenir des enseignements de Mao Zedong - "Une simple résistance passive contre la répression creuse un fossé dans l’unité combattante des masses et conduit invariablement vers la voie de la capitulation". Par conséquent, à l’époque actuelle, au cours de tout mouvement de masse, un mouvement de résistance active devra être organisé. Le programme de résistance active est devenu une absolue nécessité avant tout mouvement de masse. Organiser un mouvement de masse aujourd’hui sans ce programme signifie plonger les masses dans le découragement. Par suite de la résistance passive de 1959, il ne fut possible d’organiser aucun rassemblement de masse pour exiger de la nourriture à Calcutta dans les années 1960-61. Cette organisation de résistance active suscitera une nouvelle confiance dans les esprits des masses et la vague de lutte s’élèvera. Que voulons-nous dire par résistance active ? Premièrement, sauvegarde des cadres. Pour cette sauvegarde des cadres, des abris et un système de communication convenables sont nécessaires. Deuxièmement, apprendre au peuple les techniques de résistance, comme s’allonger devant les tirs, ou se servir de barrière robuste, former des barricades, etc. Troisièmement, des efforts pour venger chaque attaque avec l’aide de groupes de cadres actifs, qui ont été décrits par le camarade Mao Zedong comme "la lutte de représailles". Dans un premier temps, en proportion de leurs attaques, nous ne serons capables de venger que quelques attaques. Mais si même un petit succès est obtenu dans un cas, la large propagande créera un nouvel enthousiasme parmi les masses. Ces luttes de résistance active sont possibles dans les villes et dans les campagnes, partout. Cette vérité fut vérifiée dans le mouvement de résistance noire en Amérique.

(5) Il n’y a pas d’idée précise dans le parti au sujet de l’organisation clandestine. Une organisation secrète ne se forme pas simplement si quelques dirigeants restent dans la clandestinité. Au contraire, ces mêmes dirigeants font face au danger de se faire isoler des rangs du parti. Si les dirigeants du parti entrent dans la clandestinité et travaillent comme des dirigeants d’organisations publiques de masse, ils se feront invariablement arrêter. Donc la direction clandestine devra aller de l’avant dans le travail de construction d’un parti secret. Ce n’est donc pas un fait que la tâche de former un parti secret soit uniquement celle des dirigeants clandestins ; il faut que chaque membre du parti travaille pour l’organisation secrète et c’est grâce à ces nouveaux cadres du parti que les relations du parti avec les masses se noueront. Alors seulement les dirigeants clandestins seront en mesure de travailler en tant que dirigeants. Par conséquent, à l’époque actuelle, l’appel principal auquel le parti fait face est - chaque membre du parti devra créer un Activist Group du parti. Ces Activist Groups devront être enthousiasmés par la politique révolutionnaire. Cette tâche consistant à créer des Activist Groups sera la tâche principale pour tous les membres du parti de tous les fronts. La rapidité avec laquelle nous pourrons élever ces militants en membres du parti dépendra du nombre de nouveaux militants que ces militants seront capables de rassembler. Ce n’est qu’alors que nous pourrons avoir un grand nombre de cadres du parti inconnus de la police et que toutes les difficultés des dirigeants clandestins à entretenir des liens avec les rangs du parti disparaitront. Certaines idées révisionnistes chez nous, concernant des questions politiques et organisationnelles, les organisations de masse, etc ont été indiquées ici. Aujourd’hui, les membres du parti devront repenser chaque mouvement de masse. Le révisionnisme a bâti son nid dans le style de notre mouvement, dans notre pensée organisationnelle, en d’autres termes, dans presque toutes les sphères de nos vies. Tant que nous ne serons pas capables de le déraciner, on ne pourra pas construire le nouveau parti révolutionnaire, les perspectives révolutionnaires de l’Inde seront entravées. L’histoire ne nous pardonnera pas.

Document 5 : Quelles perspectives l’année 1965 indique-t-elle ?

Il y a certains camarades qui s’effrayent à la mention des luttes armées, et qui continuent à y voir le spectre de l’aventurisme. Ils pensent que le travail de construction d’un parti révolutionnaire s’est clôturé avec l’adoption même du programme, en d’autres termes, avec l’adoption du programme consistant en les documents stratégiques du septième congrès du parti. Ils sont simplement parvenus à la décision d’après certaines résolutions sur les mouvements adoptées au congrès du parti. Comme si en plus du stade actuel de la révolution et de la composition de classe, la tactique de l’époque actuelle avait également été décidée au septième congrès. Selon leurs mots, il semble que le mouvement de masse pacifique soit la tactique principale de la lutte de l’époque actuelle. Bien qu’ils n’affirment pas ouvertement la tactique de transition pacifique vers le socialisme de Khrouchtchev, ce qu’ils veulent dire revient presque à la même chose. Ils veulent dire qu’il n’y a aucune possibilité de révolution en Inde dans un avenir prochain. Par conséquent, en ce moment, nous devons progresser selon la voie pacifique. A une époque de lutte mondiale contre le révisionnisme, ils ne peuvent pas formuler ouvertement de décisions révisionnistes. Mais ils injurient d’aventuristes et d’espions de la police tous ceux qui parlent de lutte armée. Jusqu’à présent, même si nous excluons le mouvement de masse du Cachemire, le gouvernement a tué au moins 300 personnes au cours des huit derniers mois, le nombre de prisonniers a augmenté pour atteindre plusieurs milliers, et l’un après l’autre, les états ont été secoués par des mouvements de masse. Quels programmes dressons-nous devant ces agitateurs ? Rien ! D’autre part, nous rêvons que sous notre leadership se développeront des mouvements de masse pacifiques organisés. Ceci même est un exemple éhonté de révisionnisme. Nous sommes toujours incapables de nous rendre compte qu’à l’époque actuelle, nous ne pouvons pas bâtir de mouvements de masse pacifiques. Car la classe dirigeante ne nous donnera pas, et ne nous donne pas non plus, une telle occasion. Nous aurions dû tirer cette leçon précise du mouvement de résistance aux tarifs du tram. Mais nous ne tirons pas cette leçon. Nous sommes devenus inquiets à l’idée d’organiser des mouvements satyagraha, nous ne réalisons pas qu’à l’époque actuelle, ce mouvement satyagraha est forcé d’échouer. Cela ne signifie pas que les mouvements satyagraha sont tout à fait démodés aujourd’hui. Tous les genres de mouvements doivent être poursuivis en tous temps ; mais la forme du mouvement principal dépend de la classe dirigeante. La caractéristique actuelle de notre époque est que le gouvernement combat chaque mouvement par des attaques violentes. Donc pour le peuple, le mouvement de résistance armé est apparu comme l’impératif le plus important. Par conséquent, dans l’intérêt des mouvements de masse, il faut lancer l’appel à la classe ouvrière, aux paysans combattants et à toutes les personnes combatives : (1) Prendre les armes ; (2) Créer des unités armées pour l’affrontement ; (3) Eduquer politiquement chaque unité armée. Ne pas lancer cet appel signifie pousser, sans aucune considération, les masses non armées vers la mort. C’est ce que souhaite la classe dirigeante car de cette façon, elle peut briser la force d’esprit des masses combattantes. Les masses excitées attaquent aujourd’hui les gares, les commissariats, etc. D’innombrables agitations explosent contre des bâtiments gouvernementaux, ou des bus, trams et trains.

C’est comme ce mouvement des Luddites contre les machines. Les révolutionnaires devront donner une direction consciente ; protester contre les détestés bureaucrates, contre les employés de police, contre les officiers de l’armée ; il faut enseigner au peuple - la répression n’est pas exécutée par les commissariats, mais par les agents à la tête des commissariats ; les attaques ne sont pas ordonnées par les bâtiments gouvernementaux ni les transports, mais par les hommes de l’appareil répressif étatique, et c’est contre ces hommes que nos attaques sont dirigées.

Il faut apprendre à la classe ouvrière et aux masses révolutionnaires qu’elles ne doivent pas attaquer simplement pour le plaisir d’attaquer, mais qu’elles doivent achever la personne qu’elles attaquent. Car si elles ne font qu’attaquer, l’appareil réactionnaire se vengera. Mais si elles liquident, tous ceux de l’appareil répressif étatique seront pris de panique. Nous ne devons pas oublier l’enseignement de Mao Zedong : "L’arsenal de l’ennemi est notre arsenal". Pour bâtir cet arsenal, il faut que la classe ouvrière prenne l’initiative. Il faut qu’elle indique la voie aux paysans dans les villages, et à l’avenir, ces mêmes unités armées seront transformées en forces de guérilla. Si ces unités armées sont également formées à l’éducation politique, elles peuvent elles-même créer des zones de base pour les luttes dans les campagnes. Ce n’est que grâce à cette méthode que nous pouvons faire de la People’s Democratic Revolution un succès. En constituant ces unités combattantes parmi la classe ouvrière et les classes révolutionnaires, nous serons en mesure de créer ce parti révolutionnaire, le parti qui peut reposer fermement sur le marxisme-léninisme et peut assumer la responsabilité de l’époque à venir. Le gouvernement ne parvient pas à procurer de la nourriture à la population, donc la population commence à s’agiter. Par conséquent, c’est dans l’intérêt de la bourgeoisie réactionnaire de l’Inde que l’Inde a attaqué le Pakistan. Le projet impérialiste américain de la guerre mondiale opère aussi derrière cette guerre. En attaquant le Pakistan, la classe dirigeante veut de nouveau créer une vague de nationalisme bourgeois. Mais cette fois, il est clair comme le jour que l’Inde est le seul agresseur. Donc, à la suite de la défaite de l’armée indienne, la lutte anti-gouvernement se cristallisera rapidement parmi les masses. Donc aujourd’hui, les marxistes souhaitent que l’agressive armée indienne soit battue. Cette défaite suscitera de nouvelles agitations de masse. Davantage que simplement désireux qu’elle soit vaincue, il faut en même temps que les marxistes s’efforcent à rendre cette défaite imminente. Il faut, dans chaque province de l’Inde, que soient créées des agitations selon les critères grâce auxquels l’agitation de masse au Cachemire progresse. La classe dirigeante de l’Inde tente de résoudre sa crise par la tactique impérialiste. Pour résoudre la guerre impérialiste, nous devons avancer le long de la voie déterminée par Lénine. "Transformer la guerre impérialiste en guerre civile" - il faut que nous comprenions la signification de ce slogan. Si nous pouvons nous rendre compte de la vérité, c’est-à-dire que la révolution indienne prendra invariablement la forme d’une guerre civile, la tactique de la prise du pouvoir à l’échelon régional ne peut être que la seule tactique. La tactique de la prise du pouvoir de la Chine est l’unique tactique. La tactique qui fut adoptée par le grand dirigeant de la Chine, le camarade Mao Zedong - la même tactique doit être adoptée par les marxistes indiens.

D’après l’expérience de cette année, les paysans ont vu que le gouvernement n’a assumé aucune responsabilité pour procurer de la nourriture aux paysans pauvres, mais qu’au contraire, l’appareil répressif du gouvernement a été déclenché dès que les masses paysannes prenaient la voie d’un quelconque mouvement. En plus de ceci, en attaquant le Pakistan, davantage de charges furent imposées aux paysans. Par conséquent, il faut que les paysans se préparent pour l’année prochaine. S’ils sont privés des récoltes dans les champs, ils devront mourir de faim l’année prochaine. Donc préparez-vous maintenant. Comment la lutte pour conserver les récoltes peut-elle être menée ? (1) Organiser des forces armées dans chaque village. (2) Faire les préparatifs afin que ces forces puissent accumuler autant d’armes qu’elle le peuvent et décider de lieux secrets pour mettre les armes. (3) Décider de lieux pour cacher les récoltes. Par le passé, nous n’avons pris aucune disposition permanente pour cacher les récoltes. Par conséquent, la majeure partie des récoltes fut soit détruite soit est tombée dans les mains de l’ennemi. Donc, il faut prendre des dispositions permanentes pour garder les récoltes cachées. Où peuvent-elles être cachées ? Dans tous les pays du monde, partout où les paysans luttent, les récoltes doivent être cachées. Pour le paysan, le seul endroit où il peut cacher les récoltes est sous la terre même. Dans chaque région, tous les paysans devront fabriquer un endroit pour cacher les récoltes sous terre. Sinon, les récoltes ne pourront nullement être protégées contre l’ennemi. (4) En plus des unités armées, il faut former de petites troupes de paysans pour monter la garde, préserver les communications et d’autres besognes. (5) Chaque unité devra recevoir une instruction politique et il faut assurément poursuivre la propagande politique. Il ne faut pas oublier que seule la campagne de propagande politique peut davantage répandre cette lutte et renforcer l’esprit combattant des paysans. Il reste maintenant deux ou trois mois pour récolter. Dans ce délai, il faut que les unités du parti dans les régions des paysans poursuivent les préparatifs politiques et organisationnels pour continuer ce travail et qu’elles acquièrent de bonnes bases en tactique de travail clandestin.

[Après avoir écrit tout ceci, le camarade fut arrêté en vertu du Defence of India Rules. Lorsque cet article allait être terminé, un gros changement s’est emparé de la politique de gauche en Inde. En raison de ce changement, il a pensé à écrire les documents d’une manière différente. Mais il n’en a pas eu l’occasion. Mais voici ce qu’il a mentionné verbalement :

Tous ces soi-disants dirigeants marxistes et journaux (de gauche) qui ont directement élevé le slogan porté aux nues de la défense du pays ont trahi le marxisme. Nous ne devons pas seulement continuer la lutte théorique contre eux, mais devons soulever une nouvelle confiance dans la lutte parmi les révolutionnaires dans différents coins de l’Inde grâce aux activités militantes (une description des activités militantes est donnée ci-dessus) et cette simple étincelle, même à ce seul endroit, produira un feu de prairie de révolution dans divers coins partout en Inde, la voie de la prise du pouvoir à l’échelon régional s’élargira, la People’s Democratic Revolution de l’Inde sera imminente.
Camarades, marchons vers l’avant avec fermeté pour donner une direction hardie à la lutte armée dans les jours à venir.]

Document 6 : La tâche principale aujourd’hui est la lutte. Pour construire le vrai parti révolutionnaire par l’entremise d’une lutte sans compromis contre le révisionnisme

Après une longue incarcération, les dirigeants du parti ont, après le congrès du parti, pour la première fois, eu une session du comité central au complet. La direction centrale du parti qui avait été formée par l’intermédiaire des luttes contre le révisionnisme, a adopté une résolution idéologique et a déclaré sans ménagement que toutes les critiques énoncées contre le gouvernement indien par le grand parti chinois étaient erronées. En même temps, elle a affirmé dans la résolution que la critique des dirigeants révisionnistes soviétiques ne devait pas être rendue publique maintenant, car sinon la confiance du peuple dans le socialisme s’affaiblirait. C’est-à-dire que le masque de la tentative effectuée par la direction révisionniste soviétique en collaboration avec l’impérialisme américain pour mettre en place l’hégémonie mondiale ne doit pas être ôté.
Le dirigeant de la grande révolution chinoise, le Communist Party of China, et son leader le camarade Mao Zedong sont aujourd’hui à la tête du prolétariat et des luttes révolutionnaires du monde. Après Lénine, le camarade Mao Zedong a aujourd’hui pris la position de Lénine. Donc, la lutte contre le révisionnisme ne peut pas être mise en oeuvre en s’opposant au parti chinois et au camarade Mao Zedong. La pureté du marxisme-léninisme ne peut pas être conservée. En s’opposant au parti chinois, les dirigeants du parti indien ont abandonné la voie révolutionnaire du marxisme-léninisme. Ils essayent de faire passer le révisionnisme en le glissant dans une nouvelle bouteille. Donc, il faut que les membres du parti comprennent clairement aujourd’hui que dans la lutte contre le révisionnisme, ces dirigeants du parti ne sont pas du tout nos compagnons d’armes, pas même des associés.

Les dirigeants révisionnistes soviétiques, en collaboration avec l’impérialisme américain, essayent aujourd’hui d’obtenir l’hégémonie mondiale. Ils agissent aujourd’hui comme des ennemis de tous les mouvements de libération nationale. Ils tentent d’instaurer le leadership révisionniste en divisant les partis révolutionnaires et jouent sans vergogne les agents de l’impérialisme américain. Ils sont aujourd’hui les ennemis des luttes de libération populaires dans tous les pays, les ennemis des luttes révolutionnaires, les ennemis de la Chine révolutionnaire, même les ennemis du peuple soviétique. Par conséquent, on ne peut mener aucune lutte contre l’impérialisme américain sans conduire une lutte ouverte contre cette direction révisionniste soviétique. Il est impossible de diriger la lutte anti-impérialiste si on ne se rend pas compte que les dirigeants révisionnistes soviétiques ne sont pas des partenaires dans la lutte anti-impérialiste. La direction du parti, loin de suivre cette voie, essaye plutôt de convaincre la population par l’intermédiaire de divers écrits que les dirigeants soviétiques, malgré quelques erreurs, s’opposent fondamentalement à la politique du gouvernement indien et avancent toujours le long du chemin du socialisme. C’est-à-dire qu’elle tente de dissimuler de manière rusée le fait que les dirigeants soviétiques soient en train de progressivement transformer l’état socialiste soviétique en un état capitaliste et que la collaboration américano-soviétique elle-même en est la raison.

Par conséquent, dans l’analyse politique et organisationnelle de l’Inde au cours des deux dernières années, il n’est fait aucune mention de l’ingérence impérialiste, notamment de l’ingérence impérialiste américaine, bien que de Johnson à Humphrey, tous les représentants de l’impérialisme américain ont à plusieurs reprises déclaré qu’ils se serviront de l’Inde comme base contre la Chine. Une question si importante n’a pas du tout été portée à la connaissance du comité central. Donc, dans la résolution politique et organisationnelle, aucun conseil de prudence n’a été prononcé pour les membres du parti vis à vis de la contre-offensive impérialiste. Au contraire, après avoir lu la résolution toute entière, il apparait qu’il n’y a eu aucun changement particulier dans la situation ; que dans certains cas, les rigueurs se sont développées et qu’elles peuvent être combattues grâce à des mouvements ordinaires. La direction du parti reste absolument muette au sujet de la nouvelle particularité dans les luttes au cours de ces deux dernières années - la manifestation d’une violence révolutionnaire contre la violence contre-révolutionnaire - cette nouvelle tendance émergente des mouvements de masse. Elle a posé les questions du mouvement de masse d’une telle manière que la simple conclusion qui en découle est que notre but principal au cours des prochaines élections sera de constituer un gouvernement démocratique non-congressiste. Dans aucune partie de leur résolution il n’était mentionné que ces élections étaient organisées pour cacher l’exploitation et la gestion indirecte de l’impérialisme. Par l’intermédiaire de ces élections, le gouvernement réactionnaire de l’Inde souhaite propager l’illusion constitutionnelle et derrière cela, veut selon des consignes impérialistes, édifier notre pays en tant que base contre-révolutionnaire en Asie du Sud-Est et veut endiguer la résistance de la population par de violentes attaques contre les sections révolutionnaires des masses. L’expérience en Indonésie nous a appris combien l’impérialisme mourant peut devenir violent aujourd’hui. C’était à la direction du parti de préparer les membres du parti à faire face à cette situation et de soutenir clairement que la seule solution est la violence révolutionnaire et d’organiser le parti tout entier sur cette base. Les dirigeants du parti indien n’ont non seulement pas fait ce travail, mais ils ont également rendu illégale toute discussion au sujet de la résistance révolutionnaire à l’intérieur du parti.

La direction du parti soulève la clameur du révisionnisme chaque fois qu’elle entend parler de "résistance révolutionnaire" ou de "lutte armée". Mais en même temps, elle utilise sans discernement les mots "dispersion des stocks", "gherao", "grève continue", etc. Mais quand il y a des discussions concernant la résistance à la répression qui résulte invariablement de ces tactiques de lutte, elle les considère comme de l’aventurisme. Le slogan de "grève continue dans tout l’état" n’est rien d’autre qu’un slogan ultra-gauchiste de type petit-bourgeois. D’une part ce slogan ultra-gauchiste et d’autre part, pour ce qui concerne la question politique, un désir désespéré de forger un accord dans le domaine électoral, ce qui signifie servir d’appendice à la bourgeoisie.

Par conséquent, ces dirigeants de parti se refusent à assumer la responsabilité de la révolution démocratique de l’Inde et des suites de cela, ils ont recours à l’astucieuse tactique du révisionnisme moderne, c’est-à-dire la voie selon laquelle ils sont révolutionnaires dans les mots et un appendice de la bourgeoisie dans les faits. Donc, le parti révolutionnaire ne peut naître que par la destruction du système du parti actuel et de sa structure démocratique. Donc rester fidèle à la prétendue "forme" ou "structure constitutionnelle" de ce parti signifie rendre les marxistes-léninistes inefficaces et collaborer avec les dirigeants révisionnistes.

Par conséquent, depuis les dirigeants du parti jusqu’au travailleurs ordinaires, tous ceux qui croient au marxisme-léninisme doivent se présenter devant les membres du parti avec les opinions révolutionnaires du marxisme-léninisme. Alors seulement, nous pourrons commencer à travailler à la construction du parti révolutionnaire. Le gouvernement indien a été contraint de battre en retraite face à l’explosion massive dans toute l’Inde. L’ampleur du mouvement démocratique a en conséquence augmenté dans la période précédent les élections. Au cours de cette période, le gouvernement organise les forces contre-révolutionnaires. Les forces révolutionnaires devront également profiter pleinement de cette atmosphère en apparence démocratique. Les tactiques de combat adoptées par les masses au cours des récents mouvements de masse n’étaient que des luttes ‘de partisans’ d’un stade primaire. Donc les forces révolutionnaires doivent diriger ces luttes "de partisans" de manière organisée et avant que ne commence la massive offensive contre-révolutionnaire, les membres du parti doivent être bien formés à la tactique de ces luttes grâce aux théories et à l’application concrète.

Les sens des Party Activist Groups aujourd’hui est qu’ils seront des "unités de combat". Leur responsabilité principale sera la campagne de propagande politique et de frapper contre les forces contre-révolutionnaires. Il faut que nous gardions toujours à l’esprit l’enseignement de Mao Zedong - "Les attaques ne sont pas simplement pour le plaisir d’attaquer, les attaques sont seulement pour liquider". Ceux qui devraient être attaqués sont principalement : (1) les représentants de l’appareil étatique comme les policiers, les officiers, les militaires ; (2) la bureaucratie détestée ; (3) les ennemis de classe. Le but de ces attaques doit également être la collecte d’armes. A l’heure actuelle, ces attaques peuvent être déclenchées partout, dans les villes et à la campagne. Il faut que nous prêtions une attention toute particulière aux régions paysannes.

Dans la période post-électorale, lorsque l’offensive contre-révolutionnaire prendra un caractère massif, notre base principale devra être établie dans les régions paysannes. Nous devons donc clairement présenter immédiatement devant notre organisation ce point de vue selon lequel, grâce au développement du sens de la responsabilité de la classe ouvrière et des cadres petits-bourgeois révolutionnaires, ils devront directement aller dans les villages. Par conséquent, avec l’accroissement du sens de la responsabilité parmi la classe ouvrière et les cadres petits-bourgeois, ils devront être envoyés dans les villages. Dans la période d’offensive contre-révolutionnaire, notre principale tactique de lutte sera celle de la grande Chine, la tactique d’encerclement des villes par les villages. La vitesse à laquelle nous pourrons réduire l’offensive contre-révolutionnaire au silence dépend de la rapidité avec laquelle nous pourrons développer les forces armées populaires. Il est vrai qu’au début, nous pourrons obtenir certains résultats, mais devant l’offensive contre-révolutionnaire massive, nous devons user de représailles dans le seul intérêt de l’auto-préservation. A travers cette interminable et difficile lutte, la People’s Revolutionnary Army se développera - l’armée motivée par une conscience politique, et rendue robuste grâce aux mouvements de campagne politique et aux rencontres. Sans ce type d’armée, il n’est pas possible de faire de cette révolution un succès, il n’est pas possible de protéger les intérêts des masses.

Camarades, plutôt que de courir derrière les mouvements spontanés, des luttes de partisans devront aujourd’hui être développées de manière organisée. Il ne reste même pas six mois. Si nous ne pouvons pas déclencher cette lutte dans ce délai, nous devrons affronter la difficile tâche de nous organiser face aux attaques impérialistes.

Communist Party of India - Maoist Center

Document 7 : Profiter de cette opportunité

Au cours de ces deux dernières années, les luttes spontanées des jeunes et des étudiants petits-bourgeois ont fait du bruit d’un bout à l’autre de l’Inde. Bien qu’au début, la demande de nourriture fut la revendication principale, progressivement, la revendication de l’expulsion du gouvernement du Congrès est devenue la principale. Le président Mao a dit : "Les étudiants et les jeunes petits-bourgeois sont un élément de la population et à la fin inéluctable de leur lutte, la lutte des ouvriers et des paysans atteindra un point culminant". Donc, à peine la lutte des étudiants et des jeunes s’était-elle terminée, que la lutte paysanne a débuté au Bihar. Des centaines de paysans récoltent et emmènent les produits agricoles. Ils s’emparent des stocks de produits agricoles des propriétaires fonciers mis en réserve. Cette lutte est forcée, dans les jours à venir, de se propager au Bengale occidental et dans d’autres états. Le gouvernement recourt à une violente répression pour réprimer les paysans échauffés. Le président Mao a dit : "Là où il y a de l’oppression, il y a forcément une résistance à son encontre". Par conséquent, nous assistons à une résistance spontanée dans les luttes des étudiants et des jeunes. Les paysans du Bihar mènent la résistance spontanément. Les portes-paroles officiels déclarent sans cesse qu’ils auraient recours à des politiques davantage répressives pour préserver la paix et l’ordre. Donc, la responsabilité de la création consciente des luttes de résistance s’est présentée devant la classe ouvrière révolutionnaire et son parti.

Cette époque est l’époque du mouvement de résistance active. Le mouvement de résistance active déverrouillera la foyer de génie révolutionnaire des masses révolutionnaires. Il propagera la vague révolutionnaire partout en Inde. Par conséquent, à cette époque, diriger un syndicat légal ou un mouvement d’association paysanne ne peut jamais être la tâche principale des cadres révolutionnaires. Le syndicat ou le mouvement d’association paysanne (Kisan Sabha) ne peuvent pas être la principale force complémentaire à l’époque actuelle de vague révolutionnaire. Il ne serait pas correct de tirer de ceci la conclusion que les syndicats ou les associations paysannes sont devenus démodés. Car au fond, les syndicats et les kisan sabhas sont des organisations permettant d’augmenter l’unité entre les cadres marxistes-léninistes et la classe ouvrière et les masses paysannes. Cette unité ne sera consolidée que quand les cadres marxistes-léninistes avanceront dans le travail de la construction d’un parti révolutionnaire parmi la classe ouvrière et les masses paysannes avec pour tactique le mouvement de résistance révolutionnaire. La classe ouvrière révolutionnaire et les cadres marxistes-léninistes devront aller de l’avant face aux luttes paysannes pour donner une direction active aux luttes paysannes grâce à la résistance ou aux luttes "de partisans". Le gouvernement réactionnaire de l’Inde a adopté la tactique de tuer les masses ; il les tue par inanition, avec des balles. Le président Mao a dit : "C’est leur nature de classe. Ils déclenchent des attaques contre les gens même au risque d’être battus". Il y a certains dirigeants qui, confrontés à ces meurtres systématiques, prennent peur et cherchent une protection. A leur sujet, Mao a dit : "Ils sont lâches et indignes du leadership révolutionnaire". Il y a un autre groupe de personnes qui font audacieusement face à la mort. Elles tentent de venger chaque meurtre - elles seules sont révolutionnaires et ce sont elles qui peuvent montrer la voie aux masses.

Le gouvernement pourrait en apparence avoir l’air puissant parce qu’il a entre ses mains de la nourriture et des armes. Le peuple n’a pas de nourriture ; il est non armé. Mais c’est l’unité et l’esprit ferme de ces masses non armées qui écraseront toute l’arrogance de la réaction et feront de la révolution un succès. Donc le président Mao a dit : "La force réactionnaire est en fait un tigre de papier". A l’heure actuelle, notre tâche principale sera basée sur trois slogans principaux.

Premièrement, l’unité des ouvriers et des paysans. Cette unité ne signifie pas que les ouvriers et les masses petites-bourgeoises ne donneront qu’un soutien moral au mouvement paysan. Ce slogan signifie que la prise de conscience que les paysans étant la force principale de la révolution dans un pays semi-colonial et semi-féodal tel que l’Inde, l’unité des paysans et des ouvriers ne peut s’accroître que sur base de la lutte de classe. Donc, sur la question de la prise du pouvoir d’état, le président Mao a dit : "C’est la zone libérée dans les campagnes qui est l’application concrète de l’unité ouvriers-paysans". Donc, c’est aux ouvriers, et tout particulièrement aux masses petites-bourgeoises de s’occuper de développer le mouvement paysan pour construire des zones libérées. Donc, au sujet du mouvement, le président Mao a dit aux étudiants et aux jeunes petits-bourgeois : "Qu’ils soient des révolutionnaires ne peut être déterminé que par à quel point ils se font participants au mouvement". Ceux qui ne prendront pas part à ce mouvement risquent de devenir des réactionnaires.

Deuxièmement, le mouvement de résistance révolutionnaire, la lutte armée. Le gouvernement réactionnaire de l’Inde a déclaré la guerre à toutes les luttes de revendications démocratiques des masses. A l’intérieur de l’Inde, il a créé un terrain de jeu pour l’exploitation féodale et impérialiste, et dans sa politique extérieure, il a transformé l’Inde en une base de la réaction en collaboration avec l’impérialisme et les révisionnistes modernes. La population de l’Inde est devenue rebelle contre cette situation intolérable. Dans cette situation, le mouvement de résistance révolutionnaire ou la lutte de partisan armée du parti marxiste-léniniste révolutionnaire contre la réaction et le mouvement de résistance passive du parti révisionniste sont devenus aujourd’hui la part principale de la politique du parti. Par conséquent, chaque membre du parti et chaque cadre révolutionnaire devra s’emparer de cette tactique de lutte. Il faut qu’ils apprennent à l’appliquer et à tempérer l’esprit révolutionnaire des masses grâce à la propagande parmi les masses. Le succès de la lutte dépend de jusqu’où nous pouvons populariser la politique de la lutte armée par l’entremise de sa propagande parmi les masses.

Troisièmement, la construction d’un parti révolutionnaire. Dans la situation révolutionnaire en Inde aujourd’hui, notre organisation de parti n’est pas capable de fournir un leadership. Sans être solide dans la théorie, clair dans la politique et sans une base de masse en ce qui concerne l’organisation, il est impossible de fournir un leadership dans l’époque révolutionnaire d’aujourd’hui.

(1) Sur la question théorique : - Il ne faut pas oublier que la direction du parti du premier état socialiste du monde, l’Union Soviétique, a été capturée par une clique révisionniste. En conséquence, l’influence révisionniste s’est abattue sur les partis communistes de différents pays du monde. Dans notre pays aussi, on a senti la nécessité de constituer un parti séparé alors que cette influence révisionniste était ressentie. Et en conséquence de cela, un parti séparé fut formé au 7ème congrès. La création d’un parti séparé ne veut pas dire que le combat contre le révisionnisme est terminé. Le révisionnisme parle de lutter contre l’impérialisme, le féodalisme et la force réactionnaire mais dans les actes, il élargit la voie de la collaboration avec ces forces. Le marxisme-léninisme s’oppose fermement à ces forces, venge la moindre de leur attaque et seule la mobilisation des masses par l’intermédiaire d’une lutte très longue détruit ces forces réactionnaires. Les vieilles idées deviennent manifestes quand (i) on n’accepte pas le leadership du grand parti chinois contre les révisionnistes internationaux ; (ii) on n’accepte pas les nouvelles forces en voie de développement ; (iii) on ne fait pas réaliser à la classe ouvrière cette nouvelle prise de conscience ; (iv) on n’aide pas la lutte de la paysannerie, qui est l’alliée principale de la classe ouvrière.

(2) Politique : - Il faut voir la People’s Democratic Revolution comme la tâche du moment. Le président Mao a dit : "Aucune force mourante n’abandonne son pouvoir facilement : la liberté est au bout du fusil". Donc dans notre politique, l’élément principal sera la lutte armée pour la prise du pouvoir. Le peuple a déclenché cette lutte armée spontanément. Le but principal de notre politique sera de mettre cette lutte armée en place consciemment sur une base de masse. Les trois points fondamentaux sont, (i) l’unité ouvrier-paysan sous la direction de la classe ouvrière, (ii) mettre consciemment en place la lutte armée sur une base de masse, et (iii) établir fermement le leadership du parti communiste. Il est impératif de ne laisser de côté aucune de ces trois tâches. Cette politique devra être propagée abondamment parmi les masses.

(3) Organisationnelle : - La base de masse du parti devra être élargie. Nous avons vu au cours de ces quelques dernières années des milliers de cadres militants venir pour se joindre au travail de l’organisation pendant différents mouvements et luttes, tenter de donner une direction aux luttes, mais aussitôt que le mouvement s’interrompt, ils deviennent de nouveau inactifs. Aujourd’hui, à l’heure de la vague révolutionnaire, les habitants de nombreuses régions arriérées se présentent sur le chemin des luttes, et c’est à travers ces luttes que beaucoup de jeunes cadres militants se joignent au travail de l’organisation. Si nous pouvons former ces cadres à notre théorie et politique révolutionnaires, le parti peut acquérir sa base de masse. Nous devons commencer à travailler avec assurance à rassembler ces cadres et à constituer des groupes secrets avec eux. Ces groupes-cadres dirigeront la propagande politique et serviront d’unités de la lutte armée. La puissance de frappe du parti est dépendante du point jusqu’auquel nous sommes capables de constituer de plus en plus de ces groupes parmi les ouvriers et les paysans. Il faut assurément garder secret avec qui nous constituons les groupes et les détails organisationnels comme l’abri, les dépôts, etc. Mais nos théories, nos politiques et le slogan de la création du parti ne doivent jamais être cachés. A l’heure de la lutte armée, toutes les unités de parti doivent être des participantes à la lutte armée et être des leaders autonomes. Les élections générales arrivent. Durant ces élections, le peuple mécontent désire écouter et écoutera les politiques. Avant les élections, chaque parti essayera de propager sa politique parmi les masses. Nous devons profiter de ces élections pour propager notre politique. Ne nous laissons pas embrouiller par le slogan mensonger d’un gouvernement démocratique non-congressiste. Nous devons courageusement amener aux masses la politique de notre People’s Democratic Revolution, c’est à dire la politique d’une unité ouvrier-paysan sous la direction de la classe ouvrière, d’une lutte armée et de l’instauration du leadership du parti. Si nous profitons entièrement de ceci, il ne sera possible pour aucun dirigeant de gauche de s’opposer à nous. Nous devons profiter pleinement de cette opportunité.

Document 8 : Faire avancer la lutte paysanne en combattant le révisionnisme

Dans la période post-électorale, nos inquiétudes se révèlent justes par les actions de la direction du parti (CPI-M) elle-même. Le Politburo nous a ordonné de ‘poursuivre la lutte pour défendre les ministères non-congressistes contre la réaction’. Ceci laisse entendre que la tâche principale des marxistes n’est pas d’intensifier la lutte de classe, mais de plaider en faveur du cabinet. Par conséquent, une convention de membres du parti fut réunie pour établir fermement l’économisme au sein de la classe ouvrière. Immédiatement après, un accord pour une trêve dans l’industrie fut signé à l’initiative du cabinet. Il fut demandé aux ouvriers de ne pas recourir aux gheraos. Qu’est-ce qui pourrait être une manifestation plus flagrante de collaboration de classe ? Après avoir donné aux employeurs les pleins droits pour exploiter, on demande aux ouvriers de ne mener aucune lutte. Immédiatement après que le Communist Party ait rejoint le gouvernement qui fut installé des suites d’un formidable mouvement de masse, la voie de la collaboration de classe fut choisie. Les dirigeants chinois ont prédit il y a longtemps que ceux qui étaient restés neutres dans le débat international prendraient très rapidement la voie de l’opportunisme. Maintenant, les dirigeants chinois disent que ces avocats de la position neutre sont en fait révisionnistes et qu’ils devraient rapidement passer au camp réactionnaire. Dans notre pays, nous faisons l’expérience de combien cette prédiction est exacte. Nous avons été témoins de la trahison de la classe ouvrière. A ceci, il faut ajouter l’annonce du dirigeant du Communist Party, Harekrishna Konar. Au début, il a promis que toutes les terres acquises seraient distribuées parmi les paysans sans terre. Puis, la quantité de terre qui devait être distribuée fut radicalement réduite. En fin de compte, il a averti que l’arrangement existant serait laissé tranquille cette année. La remise du revenu foncier fut laissée à la merci des Junior Land Reforms Officers (JLROs). On a montré aux paysans comment soumettre des requêtes. De plus, on leur a dit que la prise de la terre par la force ne serait pas autorisée. Harekrishna Babu n’est pas seulement membre du comité central du Communist Party, il est également le secrétaire du Krishak Sabha au Bengale occidental. C’est en réponse à l’appel du Krishak Sabha dont il est à la tête que les paysans avaient mené une lutte pour la récupération des terres acquises et benami en 1959. Dans l’intérêt des propriétaires terriens, le gouvernement a recouru à la répression et a statué en faveur de l’expulsion, cependant, dans de nombreux cas, les paysans n’ont pas renoncé à la jouissance de la terre et sont restés sur la terre grâce à l’unité villageoise. Le dirigeant du Krishak Sabha a-t-il soutenu leur mouvement après être devenu ministre ? Non. La signification de ce qu’il avait dit est que la terre acquise serait redistribuée. Qui la recevra ? Sur ce point, les JLRO devaient demander l’avis du Krishak Sabha. Mais un tel avis serait-il accepté ? Aucune assurance de cette sorte n’a été donné par Harekrishna Babu. Mais si les JLRO rejettent l’avis du Krishak Sabha, les paysans ne seraient en aucun cas autorisés à occuper la terre de force. Harekrishna Babu n’a pas perdu de temps pour bien se faire comprendre sur ce point. Qu’est-ce ? N’est-ce pas se comporter comme un agent de recouvrement du gouvernement et des jotedars ? Même les membres du Congrès n’auraient pas osé plaider en faveur des classes féodales si ouvertement. Par conséquent, obéir aux instructions des dirigeants du parti signifierait admettre aveuglément l’exploitation et l’autorité des classes féodales. Donc, il est de la responsabilité des communistes de révéler le rôle anti-classe et réactionnaire de ces dirigeants aux membres du parti et au peuple, de se raccrocher au principe d’intensification de la lutte de classe et d’aller de l’avant. Supposons que les paysans sans terre et les paysans pauvres acceptent la proposition de Harekrishna Babu et soumettent des requêtes. Que se passera-t-il ensuite ? Certaines des terres acquises sont sans doute en jachère, mais la majeure partie sont des terres cultivables. Il y a des paysans qui sont en possession d’une telle terre. Aujourd’hui, ils jouissent de la terre en vertu de permis. Ou ils donnent une quote-part aux jotedars. Lorsque cette terre sera redistribuée, cela occasionnera inévitablement des frictions parmi les paysans pauvres et les paysans sans terre. Profitant de ceci, les paysans riches assoiront leur leadership sur le mouvement paysan tout entier parce qu’alors que le paysan riche a des possibilités de prospection, il est également partenaire de l’influence féodale. Par conséquent, Harekrishna Babu ne tente pas seulement de renoncer à la voie de la lutte aujourd’hui, mais il prend également des mesures afin que la lutte paysanne ne puisse pas non plus devenir militante à l’avenir.

Toutefois, nous avons adopté le programme d’une révolution démocratique populaire et la tâche de cette révolution est de mettre en oeuvre des réformes agraires dans l’intérêt des paysans. La réforme agraire dans l’intérêt des paysans ne sera possible que quand nous serons en mesure de mettre un terme à l’emprise des classes féodales sur les régions rurales. Pour faire ceci, nous devons saisir la terre des classes féodales et la distribuer parmi les paysans sans terre et les paysans pauvres. Nous ne serons jamais capables de faire ceci si notre mouvement est enfermé dans les limites de l’économisme. Dans toutes les régions où il y a eu un mouvement pour la terre acquise, d’après notre expérience, le paysan qui a obtenu une terre acquise et garanti le permis n’est plus actif dans le mouvement paysan. Quelle en est la raison ? C’est parce que la classe du paysan pauvre a changé en moins d’un an - il est devenu un paysan moyen. Par conséquent, les revendications économiques des paysans pauvres et des paysans sans terre ne sont plus ses revendications. Donc, l’économisme occasionne une brèche dans l’unité des paysans combattants et rend les paysans pauvres et les paysans sans terre frustrés. Les défenseurs de l’économisme jugent chaque mouvement par la quantité de riz non décortiqué dans les maunds ou de terre dans les bighas qu’obtient le paysan. Que la conscience combative du paysan se soit renforcée ou pas n’est jamais leur critère de jugement. Donc, ils ne font aucun effort pour élever la conscience de classe du paysan. Pourtant, nous savons qu’aucune lutte ne peut être menée sans faire de sacrifices. Le président Mao nous a enseigné que là où il y a lutte, il y a sacrifice. Au stade initial de la lutte, la force de la réaction doit être plus grande que la force des masses. Par conséquent, la lutte sera prolongée. Puisque les masses sont la force progressiste, leur force augmentera jour après jour, mais étant donné que les forces réactionnaires sont moribondes, leur force déclinera sans interruption. Donc, aucune lutte révolutionnaire ne peut être victorieuse sans que les masses ne soient incitées à faire des sacrifices. D’après cette conception révolutionnaire fondamentale, l’économisme amène à l’impasse de la conception bourgeoise. C’est ce que les dirigeants tentent d’accomplir par leurs activités. Un examen de toutes nos luttes paysannes passées indiquera que les dirigeants du parti ont imposé des compromis venus d’en haut aux paysans. Pourtant, il était de la responsabilité des dirigeants du parti d’asseoir le leadership combattant de la classe ouvrière sur le mouvement paysan. Ils ne l’ont pas fait avant, ils ne font pas même maintenant. Maintenant, ils suggèrent d’avoir confiance en les lois et la bureaucratie. Lénine a dit que même si une loi progressiste est promulguée mais que la bureaucratie reçoit la responsabilité de l’appliquer, les paysans n’obtiendront rien. Par conséquent, nos dirigeants se sont très fort éloignés de la voie révolutionnaire.

La révolution agraire est la tâche du moment ; on ne peut pas ne pas accomplir cette tâche, et sans faire ceci, rien de bon ne peut être fait pour les paysans. Mais avant de procéder à la révolution agraire, la destruction du pouvoir d’état est requise. Se battre pour la révolution agraire sans la destruction du pouvoir d’état équivaut à du pur révisionnisme. Donc, la destruction du pouvoir d’état est aujourd’hui la première et principale obligation du mouvement paysan. Si ceci ne peut pas être effectué à l’échelon du pays, à l’échelon de l’état, les paysans attendront-ils en silence ? Non, le marxisme-léninisme pensée Mao Zedong nous a enseigné que si, dans une quelconque région, les paysans peuvent être stimulés d’un point de vue politique, alors il faut que nous mettions à exécution la tâche de la destruction du pouvoir d’état dans cette région. C’est cela que l’on appelle une zone paysanne libérée. La lutte pour créer cette zone libérée est la tâche la plus urgente du mouvement paysan aujourd’hui, une tâche de l’instant présent. Que devons-nous appeler zone libérée ? Nous devons qualifier de zone libérée une zone de laquelle nous avons pu renverser les ennemis de classe. Pour créer cette zone libérée, nous avons besoin de la force armée des paysans. Lorsque nous parlons de cette force armée, nous avons en tête les armes fabriquées par les paysans. Donc, nous voulons aussi des fusils. Que les paysans se soient présentés pour rassembler des armes ou pas est la base sur laquelle nous jugerons s’ils ont été soulevés politiquement. D’où les paysans obtiendront-ils des fusils ? Les ennemis de classe ont des fusils et ils vivent dans le village. Les fusils doivent leur être retirés de force. Ils ne nous cèderont pas leurs fusils volontairement. C’est pour cette raison que nous devrons nous emparer de leurs fusils par la force. Pour ceci, il faudra apprendre toutes les tactiques aux paysans militants depuis la mise à feu des maisons des ennemis de classe. En outre, nous obtiendrons les fusils des forces armées du gouvernement en les attaquant subitement. La région dans laquelle nous serons en mesure d’organiser cette campagne de collecte de fusils se transformera rapidement en zone libérée. Donc, pour s’acquitter de cette tâche, il est nécessaire de propager abondamment parmi les paysans la politique d’édification de la lutte armée. De plus, il est nécessaire d’organiser de petits groupes militants secrets pour diriger la campagne de collecte de fusils. En même temps que la propagation de la politique de la lutte armée, les membres de ces groupes tenteront de mettre en place avec succès un programme spécifique de collecte de fusils. La simple collecte de fusils ne transforme pas la nature de la lutte - les fusils rassemblés doivent être utilisés. Ce n’est qu’alors que la capacité créative des paysans se développera et que la lutte subira un changement qualitatif. Ceci ne peut être effectué que par les paysans pauvres et les paysans sans terre, les grands alliés de la classe ouvrière. Le paysan moyen est aussi un allié, mais sa conscience combative n’est pas aussi intense que celle des paysans pauvres et des paysans sans terre. Par conséquent, il ne peut pas prendre part à la lutte dès le début - il a besoin d’un certain temps. C’est la raison pour laquelle l’analyse de classe est une tâche fondamentale pour le Communist Party. C’est pour cette raison que le grand dirigeant de la Chine, le président Mao Zedong, s’était occupé de cette tâche d’abord et fut à même d’indiquer infailliblement la voie de la lutte révolutionnaire. Donc, le premier but de notre travail organisationnel est d’instaurer le leadership des paysans pauvres et des paysans sans terre dans les mouvements paysans. Le leadership des paysans pauvres et des paysans sans terre s’établira au cours de l’organisation du mouvement paysan sur base de la politique de la lutte armée. Parce que des classes paysannes, ce sont les plus révolutionnaires. Une organisation distincte des ouvriers agricoles ne servira pas cette tâche. Une organisation distincte des ouvriers agricoles encourage plutôt la tendance au mouvement syndical fondé sur l’économisme et intensifie les conflits entre les paysans. L’unité des classes alliées n’est pas renforcée parce que, dans notre système agricole, l’exploitation des classes féodales est au premier plan. Une autre question qui se pose dans ce contexte est celle du compromis avec les petits propriétaires. Quelle devra être l’attitude des communistes à cet égard ? Pour ce qui concerne les compromis, nous devrons réfléchir à qui nous soutenons. Et dès lors, nous ne pourrons soutenir aucune autre classe contre eux. Dans le mouvement paysan (en Inde), les communistes ont toujours été contraints à renoncer aux intérêts des paysans pauvres et des paysans sans terre dans l’intérêt de la petite-bourgeoisie. Ceci mine la détermination combative des paysans pauvres et des paysans sans terre. Quant aux paysans riches et aux paysans moyens, nous devrions aussi avoir une position différente. Si nous considérons les paysans riches de la même manière que les paysans moyens, les paysans pauvres et les paysans sans terre seront contrariés. Là encore, si nous considérons les paysans moyens de la même manière que les paysans riches, l’enthousiasme combatif des paysans moyens diminuera. Par conséquent, il faut que les communistes apprennent à faire une analyse de classe des paysans dans chaque région suivant les enseignements du président Mao.

Maintes et maintes fois, l’agitation parmi les paysans de l’Inde a surgi. Ils ont à plusieurs reprises demandé conseil au Communist Party. Nous ne leur avons pas dit que la politique de la lutte armée et la compagne de collecte de fusils constituent la seule voie. Cette voie est la voie de la classe ouvrière, la voie de la libération, la voie pour la création d’une société sans exploitation. Dans tous les états à travers l’Inde, les paysans sont aujourd’hui en état de troubles, il faut que les communistes leur montre la voie. Cette voie est celle de la politique de la lutte armée et de la campagne de collecte d’armes. Nous devons maintenir avec fermeté cette seule et unique voie vers la libération. La grande révolution culturelle de la Chine a déclaré la guerre à tous les types d’égoïsme, de mentalité de groupe, de révisionnisme, de suivisme de la bourgeoisie, d’éloge de l’idéologie bourgeoise - l’impact flamboyant de cette révolution a aussi atteint l’Inde. L’appel de cette révolution est - "Préparez-vous à résolument faire toutes sortes de sacrifices, à écarter un par un les obstacles le long de la voie, la victoire sera nôtre". Si atroce soit l’aspect de l’impérialisme, si vilain soit le piège posé par le révisionnisme, les jours des forces réactionnaires sont comptés, les rayons de soleil éclatants du marxisme-léninisme pensée Mao Zedong effaceront toute l’absurdité. Donc naturellement, la question se pose : A cette époque, la lutte de masse paysanne sur base de revendications partielles est-elle inutile ? Le besoin existe assurément et existera également à l’avenir. C’est parce que l’Inde est un vaste pays et aussi que les paysans sont divisés en un grand nombre de classes que la conscience politique ne peut pas être au même niveau dans toutes les régions et parmi toutes les classes. Par conséquent, il y aura toujours la perspective et la possibilité d’un mouvement de masse paysan basé sur des revendications partielles et les communistes devront toujours tirer pleinement parti de cette possibilité. Quelle tactique devrons-nous adopter pour mener les mouvements basés sur des revendications partielles et quel devra être son objectif ? L’objet de base de notre tactique dépend de si oui ou non la large classe paysanne s’est ralliée et notre objectif fondamental devra être la conscientisation de classe des paysans - qu’ils aient progressé le long de la voie de la lutte armée globale. Les mouvements basés sur des revendications partielles intensifieront la lutte de classe. La conscience politique des larges masses devra être élevée. Les larges masses paysannes devront être incitées à faire des sacrifices, la lutte se propagera vers d’autres régions. Les mouvements basés sur des revendications partielles pourraient prendre n’importe quelle forme mais les communistes devront toujours propager parmi les masses paysannes la nécessité de formes supérieures de lutte. Les communistes ne devront en aucun cas admettre le type de lutte acceptable pour les paysans comme étant le meilleur type de lutte. En réalité, les communistes devront toujours poursuivre parmi les paysans la propagande en faveur des politiques révolutionnaires, c’est-à-dire la politique de la lutte armée et de la campagne de collecte de fusils. En dépit de cette propagande, il est possible que les paysans décident de continuer les délégations de masse et nous devrons conduire ce mouvement. En des temps de terreur blanche, il ne faut vraiment pas sous-estimer l’efficacité d’une telle délégation de masse, parce que ces délégations de masse attireront de plus en plus les paysans dans la lutte. Il ne faut jamais condamner les mouvements basés sur des revendications partielles, mais c’est un crime de diriger ces mouvements à la manière de l’économisme. En outre, c’est un crime de proclamer que les mouvements basés sur des revendications économiques prendront automatiquement la forme de la lutte armée car cela correspond à avoir le culte de la spontanéité. De tels mouvements peuvent indiquer la voie aux masses, aider à développer la clarté de la position, motiver à faire des sacrifices. A chaque stade de la lutte, il n’y a qu’une seule tâche. A moins que cette tâche ne soit effectuée, la lutte n’atteindra pas le stade supérieur. En cette période, cette tâche particulière est la politique de la lutte armée et de la campagne de collecte de fusils. Quoi que nous fassions, sans effectuer cette tâche, la lutte ne sera pas élevée au stade supérieur. La lutte s’effondrera, l’organisation s’écroulera, l’organisation ne s’agrandira pas. De la même façon, il n’y a qu’une seule voie de la révolution en Inde, la voie indiquée par Lénine - bâtir les forces armées populaires et la république. Lénine, en 1905, a dit que ces deux tâches devaient être exécutées partout où cela était possible, même si ceci n’était pas faisable pour la Russie entière. Le président Mao a enrichi cette voie indiquée par Lénine. Il a enseigné la tactique de la guerre populaire et, en suivant cette voie, la Chine est parvenue à la libération. Aujourd’hui, cette voie est suivie au Vietnam, en Thaïlande, en Malaisie, aux Philippines, en Birmanie, en Indonésie, au Yemen, à Léopoldville au Congo, dans différents pays d’Afrique et d’Amérique Latine. Cette voie a également été adoptée en Inde, la voie de la création des forces armées populaires et l’autorité du front de libération qui est suivi dans les régions Naga, Mizo et au Cachemire. Donc il faudra prier la classe ouvrière et lui dire qu’elle doit diriger la révolution démocratique de l’Inde. Et la classe ouvrière devra s’acquitter de cette tâche en procurant un leadership à la lutte de son plus ferme allié, la paysannerie. Par conséquent, il est de la responsabilité de la classe ouvrière d’organiser le mouvement paysan et de l’élever au stade de la lutte armée. Il faudra que l’avant-garde de la classe ouvrière aille dans les villages pour prendre part à la lutte armée. C’est la tâche principale de la classe ouvrière. "Amasser des armes et créer des bases de lutte armée dans les régions rurales" - cela s’appelle la politique de la classe ouvrière, la politique de la prise du pouvoir. Nous devrons stimuler la classe ouvrière sur base de cette politique. Organiser tous les ouvriers dans des syndicats - ce slogan n’élève pas la conscience politique de la classe ouvrière. Ceci ne veut assurément pas dire que nous ne devrons plus organiser de syndicats. Cela signifie que nous ne devrons pas laisser les ouvriers révolutionnaires du parti s’embourber dans des activités syndicales - leur tâche serait de diriger la propagande politique parmi la classe ouvrière, c’est-à-dire de propager la politique de la lutte armée et de la campagne de collecte des fusils et de bâtir l’organisation du parti. Parmi la petite-bourgeoisie aussi, notre tâche principale est la propagande politique et la propagande de l’importance de la lutte armée. C’est-à-dire que sur chaque front, la responsabilité du parti est d’exposer l’importance de la lutte paysanne et d’appeler à la participation dans cette lutte. Dans la mesure où nous exécutons cette tâche, nous atteindrons le stade de leadership conscient dans la révolution démocratique. L’opposition à cette voie marxiste-léniniste fondamentale du parti ne vient pas seulement des révisionnistes. Les révisionnistes prennent la voie de la collaboration de classe sur le champ, donc il est facile de les démasquer. Mais il y a, à l’intérieur du parti, un autre type d’opposition : ils reconnaissent que la révolution ne peut qu’être effectuée par la lutte armée. Mais ils imaginent que la voie de la lutte armée ne peut être prise qu’en propageant le mouvement de masse démocratique partout en Inde. Avant cela, de petits ou même de gros affrontements ont lieu mais la prise du pouvoir n’est pas possible. Ils espèrent qu’en ce qui concerne la prise du pouvoir, l’Inde passera pas une variante de la révolution d’octobre. Pour l’Inde, ils appliquent mécaniquement leur savoir livresque sur la manière par laquelle la révolution d’octobre a réussi. Ils oublient qu’avant la révolution d’octobre, il y a eu la révolution de février ; les partis bourgeois avaient accédé au pouvoir et les soviets d’ouvriers, de paysans et de soldats avaient aussi du pouvoir entre les mains. En raison de l’existence de cette double autorité, le leadership de la classe ouvrière est devenu effectif et ce n’est que quand les soviets des partis petits bourgeois ont cédé le pouvoir à la bourgeoisie qu’il est devenu possible pour la classe ouvrière d’accomplir la révolution d’octobre.

Ils ne font pas l’analyse des conditions objectives de l’Inde. Ils ne tirent pas de leçons des luttes qui sont menées en Inde. La raison principale du succès de la révolution russe fut l’application correcte de la tactique de front uni. La question du front uni est tout aussi importante en Inde. Mais dans la forme, la tactique de la révolution démocratique de l’Inde sera différente. En Inde aussi, au Naga, au Mizo, au Cachemire et dans d’autres régions, les luttes sont menées sous une direction petite-bourgeoise. C’est pour cette raison que dans la révolution démocratique, la classe ouvrière devra aller de l’avant en formant un front uni avec elle. Des luttes éclateront dans un grand nombre de nouvelles autres régions sous le leadership de partis bourgeois ou petits-bourgeois. La classe ouvrière s’alliera avec eux et la base principale de cette alliance sera la lutte anti-impérialiste et le droit à l’autodétermination. La classe ouvrière reconnait forcément ce droit, en même temps que le droit de sécession.

Bien que ceux qui rêvent de révolution en Inde le long de la voie de la révolution d’octobre soient des révolutionnaires, ils ne sont pas capables d’assurer un leadership vigoureux en raison de leur conception doctrinaire. Ils ne se rendent pas compte de l’importance des luttes paysannes et deviennent ainsi inconsciemment des propagandistes de l’économisme au sein de la classe ouvrière. Ils sont incapables d’assimiler les expériences des peuples d’Asie, d’Afrique et d’Amérique Latine. Une partie d’entre eux devient des disciples de Che Guevara et échoue à souligner l’obligation d’organiser les paysans, force principale de la révolution démocratique de l’Inde. C’est pourquoi ils deviennent inévitablement victimes de déviation de gauche. Nous devrons donc leur prêter une attention toute particulière et les aider à s’instruire eux-mêmes. Il ne faut en aucun cas que nous soyons intolérants à leur égard. En outre, il y a parmi nous un groupe de camarades révolutionnaires qui acceptent le parti chinois et la pensée du grand Mao Zedong et qui accepte également cela comme l’unique voie. Mais ils considèrent le livre "How to be a good Communist" comme l’unique chemin vers la culture de soi et sont par conséquent amenés à une grave déviation. Le seul chemin marxiste vers la culture de soi enseigné par Lénine et le président Mao est la voie de la lutte armée. Ce n’est qu’en trempant dans le feu de la lutte de classe qu’un communiste peut devenir de l’or pur. La lutte de classe est la véritable école des communistes et la pratique de la lutte de classe doit être contrôlée à la lumière du marxisme-léninisme-pensée Mao Zedong et des leçons doivent être tirées. Par conséquent, l’objet principal de l’éducation du parti est d’appliquer des enseignements du marxisme-léninisme dans la lutte de classe, d’atteindre des principes généraux sur base de cette expérience et de rapporter au peuple les principes résumés à partir de l’expérience. C’est cela qu’on appelle ‘à partir du peuple vers le peuple’. Ceci est l’objet fondamental de l’éducation du parti. Ces camarades révolutionnaires sont incapables de comprendre cette vérité essentielle de l’éducation du parti. En conséquence, ils commettent des déviations idéalistes en ce qui concerne l’éducation du parti. Le président Mao Zedong nous a enseigné qu’il ne peut y avoir aucune éducation en dehors de la pratique. Selon ses mots, "faire est apprendre". La culture de soi n’est possible que dans le processus de changement des conditions existantes grâce à la pratique révolutionnaire.

Révolutionnaires du monde, unissez-vous !

Vive l’unité révolutionnaire des ouvriers et des paysans !

Vive le président Mao Zedong !